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Pastrnak peut inscrire 50 buts en 50 matchs, selon les statistiques

L'attaquant des Bruins pourrait devenir le premier joueur de la LNH à réussir cet exploit depuis Hull en 1991-92

par Rob Reese @RobReese / Journaliste NHL.com

David Pastrnak a connu un début de saison exceptionnel avec les Bruins de Boston. L'attaquant a 25 buts après 28 matchs, ce qui lui donne une chance de devenir le premier joueur de la LNH depuis Brett Hull en 1991-92 à inscrire 50 buts lors des 50 premières parties de son équipe. LNH.com va au-delà des chiffres pour déterminer s'il peut y arriver.

Marquer 50 buts lors des 50 premières parties d'une saison de la LNH a été fait à huit reprises par cinq joueurs : Maurice Richard avec les Canadiens de Montréal (1944-45), Mike Bossy avec les Islanders de New York (1980-81), Wayne Gretzky avec les Oilers d'Edmonton (1981-82, 1983-84, 1984-85), Mario Lemieux avec les Penguins de Pittsburgh (1988-89) et Brett Hull avec les Blues de St. Louis (1990-91, 1991-92).

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Puisque le hockey a changé drastiquement au cours des dernières années, il est difficile de trouver une comparaison exacte pour le début de saison de Pastrnak, mais l'exemple de Hull avec St. Louis est peut-être ce qui est le plus comparable. Histoire de se mettre en contexte, il faut savoir que quand Hull a marqué 50 buts en 50 matchs lors de deux saisons consécutives, la moyenne de buts par match par équipe dans la Ligue était de 3,46 et de 3,48, respectivement. Après 451 matchs cette saison, les équipes marquent en moyenne 3,03 filets, le plus haut total depuis 2005-06 (3,08).

Hull a marqué son 50e but de la saison lors de la 50e rencontre de St. Louis, face aux Kings de Los Angeles le 28 janvier 1992. Après 29 parties cette saison-là, Hull avait marqué 27 buts, dont huit sur le jeu de puissance. Pastrnak a 12 filets avec l'avantage d'un homme, alors que les Bruins occupent le deuxième rang de la LNH avec une efficacité de 29,4 pour cent en avantage numérique (les Oilers sont premiers à 32,2 pour cent). Quand Hull a marqué son 50e but, il avait 15 buts en supériorité numérique, et les Blues avaient conservé une efficacité de 19,8 pour cent dans cette facette du jeu. Pastrnak est en voie d'inscrire 21 buts sur le jeu de puissance en 50 matchs, ce qui serait le plus haut total durant une telle période depuis Michel Goulet avec les Nordiques de Québec (1985-86), qui en avait marqué 22 lors des 50 premiers matchs de son équipe. Bossy avait également inscrit 22 filets en avantage numérique à ses 50 premières parties avec les Islanders en 1980-81.

Ce n'est pas farfelu d'avancer que les Bruins pourraient maintenir une efficacité frôlant 30 pour cent en avantage numérique après 50 matchs. Le Lightning de Tampa Bay avait conservé une efficacité de 29,8 pour cent en 50 parties la saison dernière, et les Bruins étaient à 27,3 pour cent.

Même une blessure au bas du corps au centre Patrice Bergeron n'a pas ralenti le jeu de puissance de Boston. Bergeron, qui vient au deuxième rang chez les Bruins avec 23 tirs en avantage numérique derrière Pastrnak (33), a raté les six dernières rencontres, mais les Bruins ont conservé une efficacité de 3-en-14 en avantage numérique au cours de cette séquence. Pastrnak a marqué l'un de ces buts.

Un autre élément dont il faut tenir compte en évaluant la possibilité que Pastrnak imite Hull est le pourcentage de tirs. Pastrnak maintient un pourcentage de 22,1 pour cent, de loin supérieur à sa moyenne en carrière de 14,9 pour cent. Hull affichait un pourcentage de 14,9 pour cent durant le même nombre de matchs joués, mais son volume de tirs était bien plus élevé (181 comparativement à 113 pour Pastrnak). Quand Hull a marqué son 50e but, il avait décoché un total de 284 tirs et affichait un pourcentage de tirs de 17,6 pour cent. Des éléments externes qui pourraient aider Pastrnak à maintenir un pourcentage de tirs élevé sont la qualité de ses tirs, les surnombres qu'on lui accorde, ses chances de marquer depuis les zones dangereuses ainsi que ses compagnons de trio.

Pastrnak évolue sur le premier trio de Boston avec l'ailier gauche Brad Marchand, qui est à égalité au troisième rang des marqueurs de la LNH avec 44 points (18 buts, 26 passes), et Bergeron, qui a obtenu 24 points (huit buts, 16 aides) en 21 parties. Durant la saison 1991-92, Hull jouait avec le centre Adam Oates, qui était premier dans la LNH au chapitre des mentions d'aide (55) et sixième pour les points (65) après 50 rencontres. Puisque Marchand est dans le top-3 des meilleurs marqueurs, ça augure bien pour Pastrnak. Le premier trio recevra un bon coup de pouce au retour de Bergeron, qui a conservé une moyenne de 0,93 point par match depuis 2015-16. Au sein d'une équipe en santé, Pastrnak possède les compagnons de trio qui pourraient lui permettre de viser le fameux 50 en 50.

Video: MTL@BOS: Lancer précis et puissant de Pastrnak

Après 29 rencontres, Pastrnak a l'avantage sur Hull au chapitre des buts en avantage numérique, il mise sur d'aussi bons compagnons de trio, mais son pourcentage de tirs est plus élevé et son volume de lancers est plus bas.

Pour réussir l'exploit des 50 buts en 50 parties, Pastrnak devra générer plus de tirs pour compenser un éventuel déclin dans son pourcentage de lancers, surtout en l'absence de Bergeron. Qu'il y parvienne ou non, il aura probablement été le joueur ayant passé le plus près de réussir depuis le début des années 90.

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