Le but en prolongation qui procurait au Canada la médaille d'or face aux États-Unis lors de la finale du tournoi olympique de 2010, à Vancouver. Celui-là même qui est gravé dans la mémoire collective des amateurs de hockey et qui a fait vibrer un pays en entier au même moment.
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« C'est le moment olympique dont je me souviens le plus. C'est assurément mon favori », a lancé le défenseur de 19 ans, lundi, à dix jours du début du tournoi olympique auquel il prendra part pour la première fois.
Ça ne lui aura pris que 12 ans pour passer de son divan à la patinoire.
Après une participation au Championnat du monde, où il a aidé le Canada à décrocher l'or en juin, et une autre au Championnat mondial junior - annulé après quatre jours en raison de la pandémie - Power arborera de nouveau la feuille d'érable aux Jeux olympiques de Pékin, cette fois.
Le premier choix au total du dernier repêchage, celui des Sabres de Buffalo, a vu la porte s'ouvrir quand la LNH a fait l'impasse sur une participation olympique en raison des inquiétudes reliées à la pandémie.
« C'est un grand honneur pour moi, a-t-il souligné. En grandissant, chaque athlète veut réussir à atteindre les Jeux olympiques un jour. D'être capable de le faire à un si jeune âge, c'est assez spécial. »
Tout ça, rappelons-le, avant même d'avoir donné ses premiers coups de patin dans la grande ligue. Power a préféré disputer une deuxième saison à l'Université du Michigan, où il a amassé trois buts et 23 aides en 24 matchs, avant de s'entendre avec les Sabres de Buffalo.
Au chapitre de l'apprentissage, difficile de demander mieux que de vivre cette quinzaine olympique au sein d'une équipe comptant sur plusieurs vétérans ayant vécu une panoplie d'expériences dans le hockey professionnel. La somme de ce qu'il vit depuis le début de 2021 lui sera grandement utile pour la suite.
« C'est énorme pour mon développement, a-t-il fait remarquer. D'abord, il y a l'expérience dans son ensemble. Ensuite, j'apprends tellement à force de côtoyer des gars qui jouent depuis longtemps, en affrontant des hommes qui sont plus âgés et plus forts.
« Dans l'équipe, Eric Staal et Jason Demers ont été très bons avec moi, et aussi avec les autres jeunes joueurs (Mason McTavish et Devon Levi). Ils se sont assurés qu'on se sente bien à l'aise au sein du groupe. »
S'il connaît bel et bien la carrière qu'on lui promet, cette première participation olympique ne sera probablement pas sa dernière. En tout cas, il ne devrait pas devoir attendre 12 autres années avant d'y retourner.