Crosby PIT 2026

CRANBERRY, Pennsylvanie – Sidney Crosby, Evgeni Malkin et Kris Letang ont pratiquement tout vu.

Dans leurs 20 saisons ensemble avec les Penguins de Pittsburgh, ils ont remporté la Coupe Stanley à trois reprises (2009, 2016, 2017). Crosby, en 2016 et en 2017, et Malkin, en 2009, ont mis la main sur le trophée Conn-Smythe, remis au joueur par excellence des séries éliminatoires. Les 25 buts de Letang en après-saison représentent quant à eux un sommet parmi tous les défenseurs actifs de la LNH.

Le trio de coéquipiers avec le plus d’ancienneté dans l’histoire du sport professionnel nord-américain a maintenant la moitié de fait dans le possible ajout d’un autre chapitre déterminant à un héritage déjà bien établi. 

Après avoir tiré de l’arrière 3-0 dans sa série de premier tour contre les Flyers de Philadelphie, Pittsburgh a remporté les deux dernières manches pour forcer la tenue d’un match 6 au Xfinity Mobile Arena mercredi (19 h 30 HE; HBO MAX, SN-PIT, truTV, TNT, NBCSP, SN360, TVAS).

« Je pense que la situation est assez claire pour nous, a dit Crosby après la victoire de 3-2 lundi. C’est la victoire ou on rentre à la maison. Alors le sentiment d’urgence, ou peu importe comment vous voulez l’appeler, devra se faire sentir pour tout le monde. »

Crosby, Malkin et Letang étirent également ce qui pourrait être leur dernière danse ensemble.

Si Crosby et Letang sont presque assurés de demeurer à Pittsburgh, le scénario est moins précis pour Malkin. Le joueur de centre, qui aura 40 ans le 31 juillet, écoule la dernière année du contrat de quatre ans qu’il a signé le 12 juillet 2022.

Il devrait reprendre les discussions avec son agent J.P. Barry et le directeur général des Penguins, Kyle Dubas, au cours de la saison morte.

« J'espère que ce ne sera pas la fin, a confié Malkin vendredi. J'espère que nous allons continuer à nous battre. Quant à mon avenir, je dis toujours la même chose : je veux être ici, je veux faire partie de l'équipe la saison prochaine et je veux prendre ma retraite à Pittsburgh. »

Au moment de cette déclaration, les Penguins étaient toujours en retard 3-0 dans la série. Letang et Crosby ont élevé leur jeu d’un cran depuis.

Letang a marqué le but gagnant dans les quatrième et cinquième matchs.

« C’est simple : chaque jeu compte, que ce soit une bataille pour la rondelle, un tir bloqué ou peu importe, a-t-il énuméré. Il faut se concentrer sur une présence à la fois, s’assurer de la gagner, puis répéter. »

PIT@PHI: Letang fait vibrer les cordages en 3e période

Crosby a été limité à une aide lors des trois premiers matchs de la série, mais le capitaine des Penguins, depuis, en a obtenu quatre (un but, trois aides) en deux sorties.

De quoi donner vie à son équipe, bien sûr, mais rien ne changeant la trame narrative : Pittsburgh est toujours bel et bien à une petite défaite d’une sixième élimination d’affilée au premier tour des séries éliminatoires. Les représentants de la ville de l’acier n’ont pas remporté de série depuis 2018. C’était justement contre les Flyers à l’époque, en six matchs.

« On a été bons pour gérer l’adversité jusqu’à présent, a soutenu Crosby. On doit encore en gérer, et ce ne sera pas plus facile. Ce sera tout un défi, mais nous y croyons. On a réussi à s’en sortir plusieurs fois, et on croit pouvoir s’en sortir cette fois aussi. »

Crosby, Malkin et Letang ont peut-être une impression de déjà-vu lors de cette série contre les Flyers.

En 2012, Philadelphie avait remporté les trois premiers matchs de leur confrontation contre Pittsburgh. Les Penguins avaient ensuite répliqué avec deux victoires dans les matchs 4 et 5, avant de s’incliner sèchement 5-1 lors du match 6. Malkin avait inscrit l’unique but des siens dans une cause perdante.

Mais même si le scénario est similaire cette année, le résultat d’il y a 14 ans n’aura aucun impact sur les trois ténors.

« Chaque série est nouvelle, a affirmé Crosby. L’expérience peut nous aider dans une certaine mesure, mais chaque fois, c’est un nouveau groupe, une nouvelle situation. »

Reste que Crosby, Malkin et Letang savent mieux que quiconque dans les deux équipes ce qui les attend. Et avec le nombre d’échecs qu’ils ont vécus dans leur carrière, ils ont appris à rester calmes dans ce genre de moment.

Ils traceront le chemin pour leurs jeunes coéquipiers dans l’espoir de forcer la tenue d’un match 7.

« On pense au nombre de matchs de séries qu’ils ont joués, le nombre de grands moments, de situations où ils étaient sous pression… Leur expérience leur permet de tracer le chemin pour le reste de l’équipe, et c’est ce qu’ils ont fait jusqu’à présent, a assuré leur entraîneur Dan Muse. Et dans leur cas, il y a l’expérience, oui, mais aussi un grand désir d’être compétitifs.

« Lorsque les choses se compliquent, qu’il y a de l’adversité, qu’il a le dos au mur, ce groupe – mené par notre capitaine, nos leaders, nos vétérans – a toujours trouvé le moyen d’élever son jeu d’un cran. »

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