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BOSTON – Les émotions de dimanche ne s’étaient pas encore dissipées quand les Bruins de Boston sont arrivés au Warrior Ice Arena, lundi. Ils étaient gênés, fâchés, déçus. 

« Ils sont arrivés aujourd’hui et ils étaient en colère, a raconté l’entraîneur Marco Sturm. Ça se sentait pendant l’entraînement. Il y avait de l’intensité. Ça se devait d’être intense, car nous ne pouvons pas nous permettre d’être détendus. 

« Nous avons une mission d’un match, laquelle viendra demain. C’était le message aujourd’hui : c’est un match. C’est tout. C’est de cette façon que nous le voyons. Ils vont être prêts de leur côté, mais nous devons nous assurer d’être prêts dès le départ. »

Ce match aura lieu mardi au KeyBank Center (19 h 30 HE; HBO MAX, truTV, TNT, NESN, MSG-B, SNP, SNO, SNE, TVAS) dans une ambiance qui promet d’être survoltée. Les partisans des Sabres de Buffalo pourraient voir leur équipe franchir le premier tour éliminatoire pour une première fois depuis 2007. 

Les Bruins espèrent évidemment jouer les trouble-fêtes.

Moins de 24 heures se sont écoulées depuis que les Bruins ont quitté la glace du TD Garden après une contre-performance dans laquelle ils ont été humiliés 6-1. Ils font maintenant face à l’élimination. 

Boston a échappé les deux matchs sur sa patinoire, ce qui représente un dénouement plutôt inattendu pour une équipe qui a terminé à égalité au premier rang de la LNH avec les Hurricanes de la Caroline pour le nombre de victoires à domicile cette saison (29). Mais dans le match no 4, c’est davantage la façon que la défaite qui frappe. 

« Nous nous sommes réunis aujourd’hui et nous avons discuté de plusieurs choses, a dit Sturm. Pourquoi ça s’est produit? Nous savons tous que nous avons été très mauvais hier. Le seul objectif maintenant est de rebondir. Nous devons trouver des solutions très rapidement. »

Jeremy Swayman a fait savoir son mécontentement à ses coéquipiers lorsqu’il a été retiré du match et remplacé par Joonas Korpisalo à 6:41 de la troisième période après le but d’Alex Tuch qui faisait 6-0 Sabres. 

« Nous avons un groupe ultra compétitif et nous avons tous des standards personnels que nous voulons maintenir, a expliqué Swayman lundi. C’était sur le coup de l’émotion. Je sais que c’est maintenant derrière nous et que nous avons un travail à faire à Buffalo. »

BUF@BOS: Tuch complète Thompson près du filet

Il a ensuite mis l’accent sur le fait qu’ultimement, ils vont gagner et perdre en équipe, même s’ils savent très bien qu’ils n’ont pas joué au meilleur de leurs capacités dimanche. 

Sturm n’a pas dévoilé les possibles changements qu’il pourrait apporter à sa formation pour le match no 5, disant même aux journalistes de ne pas se fier aux combinaisons qu’ils avaient vues à l’entraînement lundi. Viktor Arvidsson, qui n’a pas terminé le match no 4 en raison d’une blessure au haut du corps, et Nikita Zadorov brillaient par leur absence lundi. 

Peu importe la formation, Swayman a soutenu que les Bruins allaient savourer le privilège qui se présente à eux, soit la chance de jouer en séries éliminatoires de la Coupe Stanley pour au moins un autre match. Selon le gardien, ses coéquipiers et lui savent comment jouer dans des matchs et des situations difficiles.

« Nous avons joué plusieurs matchs cette saison dans lesquels il fallait avoir la mentalité que nous aurons dans ce match no 5, avec le dos au mur, a dit Swayman. Nous savons que nous avons quelque chose à nous prouver et à prouver à tout le monde à travers la Ligue. Nous devrions être à l’aise dans cette situation parce que nous l’avons déjà vécue, et nous savons que nous pouvons avoir du succès. »

Malgré tout, ils ne peuvent pas jouer comme ils l’ont fait dimanche. Ils le savent. 

« Nous devons jouer en unité de cinq, a argué Sturm. C’est quelque chose que je peux partager parce que nous ne l’avons pas fait du tout. Il manquait toujours un élément. Je pense que la structure est ce qui fait de nous une bonne équipe difficile à affronter et ce qui nous a permis d’atteindre les séries. Nous devons nous en souvenir. »

Bien que Sturm note que les Sabres se sont améliorés à mesure que la série a progressé, il croit que le destin des Bruins est entre leurs mains. 

« Ça nous revient, a-t-il dit. Ils n’ont rien fait de bien différent. C’est plutôt notre faute, et nous devons nous assurer de faire notre travail. »

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