BROSSARD – Nick Suzuki a assez d’expérience pour contourner une question. Sur le sujet d’un possible remaniement de son trio à la veille de ce cinquième match contre le Lightning à Tampa, le capitaine a gardé toutes les hypothèses ouvertes, mais il a tout de même gardé une préférence pour la stabilité.
En quatre matchs face au Lightning, Suzuki, Cole Caufield et Juraj Slafkovsky n’ont toujours pas inscrit un seul point à cinq contre cinq et ils présentent des différentiels respectifs de -4, -5 et -4.
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Pour relancer son premier trio, Martin St-Louis dispose d’une carte dans sa manche. L’entraîneur en chef pourrait faire un retour dans le passé en séparant Slafkovsky des deux éternels complices afin d’offrir plus de « punch » à ses deux premiers trios.
Dans le vestiaire du CH, à quelques heures du départ pour Tampa, Suzuki a refusé de parler directement de sa capacité à produire offensivement même sans la présence de Slafkovsky à l’aile droite de son unité.
« Je ne sais pas, je pense que nous trois pouvons produire, peu importe où nous jouons au sein de la formation, a noté Suzuki. Si nous devions jouer tous les trois au sein de trois trios différents, nous serions corrects. Nous avons plusieurs bons joueurs. »
Relancé à savoir s’il aimerait mieux rester au centre de Caufield et de Slafkovsky, l’Ontarien a opté pour une réponse un brin plus directe.
« Oui, mais je ne le sais pas. J’écouterai ce que Marty choisira. J’aime jouer avec ces deux gars (Caufield et Slafkovsky). Nous avons connu beaucoup de succès. Nous pouvons avoir tout ce que nous recherchons pour un bon trio. C’est à nous d’élever notre jeu. »
Suzuki (1 but, 3 passes), Caufield (1 but, 3 passes) et Slafkovsky (3 buts) ont amassé chacun de leurs points dans cette série en supériorité numérique. Et sept des onze points récoltés sont survenus dès le premier match où Slafkovsky avait réussi un tour du chapeau dans un gain de 4-3 en prolongation.
Toujours aussi calme et posé sous la présence d’une dizaine de micros, Suzuki sait que la survie de son équipe au premier tour repose en partie sur ses épaules. Le capitaine n’aura pas le choix de se sortir des griffes d’Anthony Cirelli.
« Ils sont très bons pour défendre, mais ils ont aussi profité de leurs chances pour marquer contre notre trio, a-t-il rappelé. Après quatre matchs, nous savons ce qu’ils veulent faire et comment ils tentent de jouer contre nous. C’est un défi intéressant. Mais nous devrons avoir le meilleur contre eux afin d’offrir de meilleures chances à notre équipe de gagner. »
Slafkovsky n’a pas participé à l’entraînement des siens mardi matin, profitant d’un congé pour soigner des bobos.


















