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MONTRÉAL – Le manque d’attaque des Canadiens de Montréal en première période cette saison a comme conséquence qu’ils commencent très souvent les matchs en retard. Ce déficit fait en sorte qu’il leur arrive trop souvent de terminer les matchs à court d’un but.

Dimanche, c’est exactement ce qui s’est produit face aux Predators de Nashville, qui l’ont emporté 2-1 au Centre Bell.

Colton Sissons, avec ses huitième et neuvième filets de la campagne, et le gardien Juuse Saros, auteur de 36 arrêts, ont été les artisans de la 15e victoire des Predators (15-13-0) cette saison.

« C’est le genre de réponse que nous devions fournir après avoir mal paru samedi (revers de 4-0 contre les Maple Leafs de Toronto), a avancé Sissons. Nous avions un bon niveau d’énergie dès la mise au jeu initiale et nous avons offert une bien meilleure performance. »

Les Predators ont signé un 10e gain à leurs 13 dernières sorties, après n’avoir gagné que cinq de leurs 15 premières rencontres cette saison. Le brio de Saros est une des grandes raisons de leur redressement.

« Juuse a été formidable, l’a encensé le défenseur Roman Josi. Ils (les Canadiens) ont augmenté la pression à partir de la fin de la deuxième période. C’est une grosse victoire pour nous. »

Jake Evans a été le seul qui l’a déjoué dans le camp des Canadiens (12-13-3), qui ont reçu une prestation de 29 arrêts du vétéran Jake Allen.

« Ils (les Predators) ont été la meilleure équipe au cours des 30 premières minutes de jeu et nous avons été la meilleure équipe dans les 30 dernières minutes », a analysé Allen.

« Plus souvent qu’autrement, nous nous retrouvons dans la position de tenter de revenir dans les matchs. »

L’entraîneur Martin St-Louis a argué que ses troupiers avaient amorcé la soirée sur une note positive.

« Nous avons connu un bon départ, a estimé le coach. Il y a eu plusieurs pénalités et notre avantage numérique n’est pas venu appuyer notre départ. Le manque d’exécution nous a fait perdre du rythme. »

Allen garde le moral

Pour revenir à Allen, il a subi une septième défaite de suite. Disant ne pas être abattu, le vétéran gardien a dit qu’il en a vu d’autres.

« Je me sentais bien, a-t-il commencé par dire. Depuis le début de ma série d’insuccès, j’ai connu des matchs plus ardus, mais aussi de bons matchs sans obtenir de résultats, comme ç’a été le cas ce soir. »

Le CH a donc poursuivi sa tendance cette saison dans les séries de deux matchs joués en autant de journées. Gagnant cinq fois dans le premier match, il a encaissé la défaite une cinquième fois dans le second match.

Montrant un dossier de 1-6-1 dans ses huit dernières rencontres à domicile, il recevra la visite de Sidney Crosby et des Penguins de Pittsburgh au Centre Bell, mercredi (19h HE; RDS, SN).

NSH@MTL: Sissons et Saros s'occupent des Canadiens

Incapacité criante

Le Tricolore n’a réussi que 14 buts au cours des 20 premières minutes dans ses 26 premiers matchs cette saison. C’est le pire total dans la LNH.

Dimanche, le CH n’accusait qu’un recul d’un but au bout du premier tiers. En supériorité numérique, Sissons a habilement fait dévier le lancer en provenance de la ligne bleue de Fillip Forsberg, à 11:41.

« Ça aiderait de jouer avec l’avance, c’est certain, a admis Brendan Gallagher. Ce soir, nous avons bien fait. C’est juste que le résultat n’a pas tourné en notre faveur. »

Sissons allait doubler l’avance des siens en deuxième période, à 7:03. Cette fois, il a concrétisé un généreux retour de lancer accordé par Allen.

Les Canadiens ont cru avoir rétréci l’écart à une minute de la fin de l’engagement médian. Le but qui aurait été attribué à Joel Armia a été refusé sur le champ pour cause d’obstruction à l’endroit du gardien. Fidèle à ses habitudes, Gallagher avait trop pris ses aises dans l’espace réservé au cerbère.

Ça n’allait être que partie remise. Evans a fait 2-1, quelques instants plus tard, à 19:25, grâce à un beau tir du revers du côté rapproché.

En troisième, les Predators se sont accrochés à leur mince avance. Les Canadiens ont eu l’avantage territorial pendant de bonnes séquences, sans toutefois parvenir à obtenir le filet égalisateur.

Gallagher avait de l’énergie à revendre. Il a terminé la soirée avec 10 tirs cadrés sur 15 tentatives de lancer.

« Il a emmené ses coéquipiers à la guerre » a noté St-Louis, en soulignant qu’il le fait tous les matchs ou presque, sans qu’on en parle nécessairement.