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Cinq questions avec Martin Gélinas

Le Shawiniganais est heureux comme un poisson dans l'eau à sa sixième saison comme adjoint à l'entraîneur chez les Flames de Calgary

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

MONTRÉAL - Martin Gélinas a connu une fructueuse carrière de 19 saisons dans la LNH, récoltant 660 points incluant 309 buts en 1273 matchs au sein de sept équipes.

Choix de premier tour des Kings de Los Angeles (no 7) en 1988, il a marqué l'histoire avant même de jouer un premier match dans la LNH en étant impliqué dans l'échange de Wayne Gretzky, le 9 août 1988.

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Il a comme distinction d'avoir atteint la Finale de la Coupe Stanley avec quatre équipes. Après avoir fait partie de l'équipe championne des Oilers d'Edmonton en 1990, il a défendu les couleurs, en Finale, des Canucks de Vancouver en 1994, des Hurricanes de la Caroline en 2002 et des Flames de Calgary en 2004. Il a égalé un record en 2004 en réussissant trois buts gagnants dans une série.

Maintenant âgé de 48 ans, il a pris sa retraite dans l'uniforme des Predators de Nashville au terme de la saison 2007-08 après s'être infligé une blessure à un genou le 21 février 2008.

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Bonjour Martin, la visite annuelle des Flames à Montréal est une belle occasion pour toi de revoir tes parents.

Oui, ils sont en bonne forme et ils font souvent le déplacement de Shawinigan-Sud, d'où je suis natif. Encore cette année, nous avons pu passer du temps ensemble au Centre Bell avant la séance d'entraînement de l'équipe, lundi.

Avant de commencer, rappelle-nous ton cheminement depuis que tu as accroché tes patins.

J'en suis à ma sixième année comme adjoint à l'entraîneur chez les Flames. Les trois premières l'ont été avec Bob Hartley, les deux suivantes avec Glen Gulutzan et c'est ma première avec notre nouvel entraîneur Bill Peters. J'avais auparavant œuvré pendant quatre ans et demi comme directeur du développement des joueurs dans l'organisation des Predators de Nashville.

Tu as survécu à deux changements d'entraîneurs à Calgary. C'est plutôt rare ça, n'est-ce pas?

Oui, les nouveaux entraîneurs préfèrent habituellement engager leurs propres adjoints. J'apprécie la chance que j'ai de faire un travail que j'adore dans le hockey dans ma ville en plus, parce que la famille réside à Calgary depuis plusieurs années. C'est l'endroit idéal pour moi. 

D'avoir côtoyé trois entraîneurs m'a permis d'apprendre des styles différents de leadership. Bob (Hartley) avait un grand souci du détail et il savait comment soutirer le maximum des joueurs. Glen (Gulutzan) avait une philosophie différente, comme Bill (Peters). En bout de ligne, l'important c'est que l'équipe connaisse du succès. C'est ce que nous espérons pour cette saison.

Est-ce que ton rôle a changé au fil des saisons?

Oui, beaucoup. Avec Bob, je m'occupais du jeu de puissance et j'étais impliqué dans les stratégies d'équipe. J'étais derrière le banc pendant les matchs. Sous Glen, je suivais les matchs de la tribune de presse aux côtés du directeur général Brad Treliving et j'étais en communication avec un adjoint derrière le banc et je descendais au vestiaire entre les périodes afin de faire part de mes observations. 

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Je ne m'occupe plus de jeu de puissance ni d'infériorité numérique. Mes tâches sont plus spécifiques comme l'échec-avant, le jeu en zone centrale et les mises au jeu.

J'apprends beaucoup au contact des entraîneurs que je côtoie. Bill a engagé Geoff Ward et Ryan Huska comme principaux adjoints cette saison. Chacun s'amène avec son bagage d'expérience, c'est très enrichissant. 

Bill gravite dans le hockey depuis très longtemps. Geoff apporte des idées des organisations pour lesquelles il a travaillé, les Devils du New Jersey et les Bruins de Boston. Huska possède une vaste expérience dans le coaching, dans la Ligue junior de l'Ouest et dans la Ligue américaine de hockey.

Quel style d'équipe Bill Peters veut-il avoir?

Bill veut instaurer un style au goût du jour dans la LNH, soit 'up tempo'. Toutes les équipes veulent s'inspirer des succès que les Golden Knights de Vegas ont connus à leur première saison dans la LNH. Les jeunes qui arrivent dans la ligue sont plus rapides et talentueux que jamais. Dans le hockey d'aujourd'hui, j'aurais été un patineur moyen! (rires)

Tu as bien connu Paul Byron à Calgary, avant que les Flames ne perdent ses services au ballottage en 2015. Comment était-il? 

Paul était super avec nous. C'était un vrai pro. Il était attentif aux directives et il les mettait vite en application. Il était d'une grande polyvalence. Nous pouvions l'utiliser dans toutes les situations, en supériorité numérique et en infériorité, et dans tous les trios. S'il y avait un attaquant qui ne jouait pas bien ou qui se blessait, nous pouvions le faire graduer dans un des deux premiers trios. Ç'a créé un gros trou quand nous l'avons perdu. Bob Hartley n'affiche habituellement pas ses émotions, mais je me rappelle de l'avoir vu très émotif en apprenant son départ. Nous savions que nous venions de perdre un bon joueur.

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Es-tu surpris de voir la place importante qu'il occupe maintenant chez les Canadiens de Montréal?

Pas du tout, Paul n'a pas changé. Les Canadiens lui ont donné sa chance et il l'a saisie. Il a obtenu une belle récompense dernièrement sous la forme d'une prolongation de contrat (quatre ans, 13,6 millions $). C'est pleinement mérité. Il a trimé dur, il a dû prouver sa valeur à tous les camps d'entraînement, montrer aux équipes et à ses coéquipiers qu'il pouvait tenir son bout. Tout le monde voit maintenant que c'est un joueur du calibre de la LNH et qu'il est là pour rester longtemps.

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