Ce qui leur a fait mal
L'histoire se répète : Pour une troisième année consécutive, les Red Wings se sont effondrés en fin de saison et ont laissé filer une place en séries. Ils étaient pourtant à égalité avec les Hurricanes de la Caroline au premier rang dans l'Association de l'Est avec un coussin de 12 points le 24 janvier, mais ils ont compilé une fiche de 9-14-4 par la suite. Ils ont échappé trop de points cette saison, et les exemples sont nombreux. Le 4 mars, ils ont bousillé une avance de 3-1 en troisième période pour perdre 4-3 en prolongation face aux Golden Knights de Vegas. Six jours plus tard, ils ont laissé filer une avance de 3-2 avec 90 secondes à jouer contre les Panthers de la Floride pour finalement plier l’échine 4-3. Après être revenus de l'arrière pour effacer un déficit de 4-1 et créer l'égalité en troisième période contre le Wild du Minnesota le 5 avril, ils ont cédé le but gagnant avec 1:51 à jouer dans un revers de 5-4. Ils ont aussi permis le but égalisateur avec 16,2 secondes à jouer en troisième période avant de s'incliner 4-3 en tirs de barrage contre les Blue Jackets de Columbus le 7 avril, puis ils ont perdu face aux Devils après avoir détenu une avance de 3-2 en troisième période, samedi.
Déboires offensifs : Depuis le 24 janvier, les Red Wings marquent 2,59 buts par match, au 30e rang dans la LNH, et ils ont inscrit 41 buts à 5-contre-5, au dernier rang de la Ligue. Trop de vétérans attaquants ont apporté une maigre contribution offensive dans le dernier droit – Andrew Copp (un but, 10 passes en 24 matchs), J.T. Compher (trois buts, cinq passes en 27 MJ), James van Riemsdyk (un but, cinq passes en 26 MJ) et Mason Appleton (un but, deux passes en 22 matchs) n'ont pas livré la marchandise. David Perron, acquis des Sénateurs d'Ottawa avant la date limite des transactions de la LNH le 6 mars, alors qu'il se remettait d'une opération pour soigner une hernie sportive, a marqué deux buts en 14 parties. Michael Rasmussen n'a obtenu aucun point en 16 matchs.
La dureté du mental : L'entraîneur Todd McLellan avait déclaré lors du camp d’entraînement que l’un des objectifs de la saison était que ses joueurs soient plus solides entre les deux oreilles. Mais ses troupiers ont trop souvent été timides et sans énergie sur la glace. McLellan a dû mettre ses joueurs au défi après le match d'ouverture, une défaite humiliante de 5-1 face aux Canadiens de Montréal. Le problème a refait surface en fin de saison alors que la pression de se qualifier pour les séries commençait à monter. Les joueurs ont souvent mentionné l'importance d'ignorer « le bruit extérieur », sans qu’on les questionne à ce sujet, et qu’ils ne devaient pas se préoccuper de ce qu’on pouvait lire dans les médias. McLellan a souvent rappelé à ses joueurs qu’ils devaient vouloir saisir l'occasion plutôt que craindre l’échec, et il a souligné qu'ils avaient la tendance de se décourager lorsqu’ils faisaient face à une épreuve négative.