PRE PANTHERS BADGE LEPAGE

MONTRÉAL – Les mois ont passé et l’amertume de la défaite en finale de la Coupe Stanley s’est estompée quelque peu dans le camp des Panthers de la Floride. Une chose demeure cependant : ils savent désormais comment gagner.

La troupe de Paul Maurice se présente au Centre Bell pour y affronter les Canadiens de Montréal, jeudi, bien installée au deuxième rang de la section Atlantique grâce à sa fiche de 13-7-2.

« Nous savons ce que ça prend pour gagner à ce temps-ci de l’année, a avancé l’attaquant Matthew Tkachuk. Nous savons aussi ce que ça prendra pour gagner en avril, en mai et en juin. Nous bâtissons lentement notre jeu pour parvenir à ce niveau. »

On comprend donc que les ambitions de la formation floridienne restent très élevées même si plusieurs observateurs voyaient leur présence en finale comme une surprise, la saison dernière.

Après un lent début de saison, les Panthers étaient entrés en séries grâce au petit point qu’ils avaient de plus que les Penguins de Pittsburgh. Ils avaient ensuite éliminé les Bruins de Boston, les Maple Leafs de Toronto et les Hurricanes de la Caroline avant de se buter aux Golden Knights de Vegas.

Ils semblent avoir repris là où ils avaient laissé dès le début des hostilités, et ils n’ont manifestement pas l’intention de se battre jusqu’au fil d’arrivée pour confirmer leur place dans la danse printanière.

« Nous sommes considérablement en avance au chapitre du système qu’à la même période l’an dernier, a expliqué l’entraîneur-chef Paul Maurice. Nous avions fait une révision majeure de notre système, et ç’a pris quatre ou cinq mois aux joueurs pour le maîtriser. Le problème, ce n’était pas la base, mais bien les nuances.

« Ç’a pris du temps, mais nous pouvons désormais nous fier sur notre compréhension des systèmes et sur notre expérience des séries pour jouer à la hauteur de nos standards. »

Le pilote d’expérience a réellement vu un changement dans le jeu de sa troupe au tournant de l’année, après un revers face aux Rangers de New York, le 1er janvier. Depuis ce temps, les Panthers se sont établis comme l’une des puissances de la Ligue et présentent la sixième meilleure fiche (39-21-6) dans cet intervalle.

« Nous sommes devenus une équipe différente et nous jouons d’une autre façon depuis ce moment, a-t-il dit. Nous avons gardé ça avec nous, en grande partie. Mais nous formons une nouvelle équipe; nous comptons sur de nouveaux visages. Même quand on ramène le noyau, il faut réapprendre, réinventer et réinvestir. »

Version améliorée

Ils le font encore mieux, même, que la saison dernière. Avec les acquisitions d’Oliver Ekman-Larsson et de Dmitry Kulikov à la ligne bleue, notamment, la brigade présente une profondeur et une solidité qui faisait parfois défaut par le passé.

Ainsi, les Panthers présentent actuellement la cinquième meilleure défensive de la Ligue (2,55 buts alloués par match). Il s’agit d’un grand contraste avec l’an passé, alors qu’ils avaient terminé au 21e rang à ce chapitre (3,32 buts alloués par match).

Le gardien Sergei Bobrovsky connaît accessoirement un bon début de campagne, à la hauteur des standards établis pendant les dernières séries, et Anthony Stolarz brille dans un rôle d’adjoint.

« C’est un ensemble de choses, a expliqué Ekman-Larsson. Nos gardiens ont été bons et nos attaquants nous permettent de bien contrôler l’espace avec leurs replis. C’est ce qui fait la différence et ça rend notre tâche plutôt facile derrière. »