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L'incompréhension règne chez les Hurricanes

En retard 2-0, la troupe de Rod Brind'Amour peine à identifier ce qui l'empêche d'établir son style de jeu face aux Bruins

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

BOSTON - Le point de presse que Teuvo Teravainen a offert après le deuxième match de la Finale de l'Est - une défaite écrasante de 6-2 face aux Bruins - résume parfaitement le sentiment qui règne dans le vestiaire des Hurricanes après les deux revers encaissés à Boston.
 

L'attaquant finlandais s'est fait poser cinq questions et il a amorcé ses cinq réponses avec les mots suivants : « Je ne sais pas ».

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Les Hurricanes ne savent pas ce qui fait en sorte que les Bruins ont les devants 2-0 dans la série et ne savent pas plus ce qui les empêchent d'établir leur style de jeu, comme ils l'ont fait contre les Capitals au premier tour et face aux Islanders en deuxième ronde.

« Je crois qu'au final, nous devons simplement redécouvrir qui nous sommes, a lancé le capitaine Justin Williams. Nous avons eu tout ce repos entre les deux rondes et tout le monde a écrit des textes pour dire à quel point nous étions bons. Parfois, il faut se faire ramener sur terre.

« Ce n'est pas plaisant, tu dois ruminer ça pendant quelques jours et revenir en force au prochain match. »

La troupe de Brind'Amour n'a plus trop le choix. Si elle devait échapper le match no 3 devant ses partisans, mardi (20h HE; TVAS, CBC, SN), elle se compliquerait légèrement la tâche.

Les Hurricanes ont beau être l'équipe Cendrillon des présentes séries, combler un déficit de 0-3 face aux Bruins serait l'équivalent de gravir l'Everest et le Kilimandjaro dans la même journée. Surtout avec la manière dont les troupiers de Bruce Cassidy se comportent en ce moment.

Les Bruins ont été beaucoup plus convaincants que lors du premier match de la série, dimanche, et n'ont fait qu'une bouchée des Hurricanes, qui semblaient disputer un vulgaire match de novembre.

« Nous étions prêts à jouer et c'est la force de notre équipe depuis le début des séries, a vanté le défenseur Matt Grzelcyk, auteur de deux buts. Nous étions hésitants avec la rondelle lors du premier match. Nous avons offert un bon effort de 60 minutes aujourd'hui et nous ne leur avons pas permis de prendre le momentum. »

Les Hurricanes ont offert du jeu particulièrement physique en tout début de match et semblaient avoir un léger avantage, mais ça n'a pas duré longtemps. Petr Mrazek a accordé un mauvais but et tout s'est mis à déferler par la suite.

Video: CAR@BOS, #2: Grzelcyk bat Mrazek d'un tir précis

 

Ç'a allait tout simplement trop vite pour eux et ils n'ont offert aucune réponse.

« Je crois que la soirée a semblé pire qu'elle ne l'a été, a tenté de tempérer Brind'Amour. Nous avons donné une vingtaine de tirs… J'avais le sentiment que nous en avions donné 80. C'est correct de donner des tirs, mais nous avons donné beaucoup trop de chances de qualité. Et ça, ce n'est pas bon signe. »

Frustrés

Maintenant qu'ils font partie des deux meilleures équipes de l'Est et qu'une place en Finale de la Coupe Stanley est à l'enjeu, le contexte est évidemment différent que lors des deux premières rondes pour les Hurricanes.

Contre les Capitals au premier tour, ils étaient largement négligés; une défaite n'était alors pas la fin du monde. En balayant leur série face aux Islanders en deuxième ronde, ils n'ont tout simplement pas eu à faire face à l'adversité. Tout s'est déroulé rondement.

Maintenant, c'est différent. Les Hurricanes s'attendent à gagner et ne sont pas en mesure de le faire. C'est là que la frustration entre en jeu.

« La frustration a eu le dessus sur nous après le deuxième but, a expliqué Brind'Amour. Nous n'avons pas suivi notre plan de match et il faut leur rendre crédit. Il y a une raison pour laquelle nous ne sommes pas en mesure de trouver notre rythme. Ils jouent leur style à la perfection et nous n'avons pas trouvé le nôtre. »

Signe que la marmite a débordé, dimanche, même le capitaine Williams est tombé dans un piège posé par Brad Marchand. La peste des Bruins a dérangé le vétéran de 37 ans, qui a répliqué et qui a été chassé.

Marchand en a rajouté en se moquant de Williams en formant un « C » avec son pouce et son index, insinuant probablement que ce dernier n'était pas un bon exemple pour ses coéquipiers.

« Je suis déçu et je dois être plus intelligent, a simplement dit Williams. Je suis assez vieux pour mieux réagir. »

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