La pression, les Bruins la ressentaient après l’humiliation du match no 4, une écrasante défaite au TD Garden où très peu d’efforts ont été mis en œuvre. Boston s’était creusé un retard de 3-1 dans la série quatre de sept.
Maintenant, c’est 3-2, et la série retourne au TD Garden vendredi (19 h 30 HE; ESPN, TVAS2, SN360). Les Bruins sont encore en vie.
Mardi, aucun sentiment de panique ne pouvait être perçu. On sentait le calme, l’anticipation, la préparation. Les Bruins voulaient être meilleurs, sachant qu’ils pouvaient et qu’ils devaient l’être.
Ce fut le cas dès le départ. Les hommes de Sturm ont conservé un jeu défensif solide et structuré, comme ç’a été le cas en saison régulière. Tout se faisait à l’unisson, des vedettes comme Pastrnak et Jeremy Swayman aux nouveaux venus dans la formation comme Alex Steeves, Michael Eyssimont et Henri Jokiharju.
« En fait, nous avions vraiment hâte de sauter sur la glace aujourd’hui, a soutenu Sturm. Les gars étaient concentrés. Notre état d’esprit était le bon. C’est ce qui explique pourquoi personne n’a paniqué après qu’ils aient rapidement ouvert la marque. […] Les gars sont arrivés en étant prêts à jouer. Nous avions simplement le bon état d’esprit. »
Ils n’ont pas abandonné.
Ils sont demeurés nez à nez avec les Sabres, devant une foule assoiffée de voir son équipe mettre un terme à la série à domicile. Buffalo a pris les devants dès la quatrième minute en première période, quand Rasmus Dahlin a touché la cible en avantage numérique. Un but qui aurait facilement pu couler les Bruins.
Ils ne se sont pas laissé abattre. Ils étaient encore là, tard dans la rencontre, alors que la pression basculait peu à peu, le match nécessitant la prolongation.
Questionné à propos de la pression, Pastrnak a répondu : « Vous avez totalement raison. Je me mets beaucoup de pression sur les épaules. J’ai traversé plusieurs épreuves dans ma carrière. Je les utilise comme motivation, mais ça peut parfois peser lourd. J’ai vécu des moments plus difficiles, alors je m’en remets toujours à l’attention aux détails et aux petites choses. Au bout du compte, je veux simplement bien jouer. »
Ce n’était pas la première fois que le duo Lindholm-Pastrnak sauvait les Bruins. C’est également Lindholm qui avait envoyé une passe par la bande vers Pastrnak pour le but gagnant en prolongation dans le match no 7 de la série de premier tour contre les Maple Leafs de Toronto, il y a deux ans.
« Nous sommes voisins, alors nous appelons toujours ça “la connexion voisine” », a dit Pastrnak.
C’est bien plus que ça. Ça part de Pastrnak, qui est « un joueur spécial », selon Lindholm.
« Quand les enjeux sont élevés, je pense que c’est à ce moment qu’il éprouve le plus de plaisir. Et c’est contagieux pour nous tous, a souligné Swayman. Ça m’aide beaucoup et ça aide plusieurs membres des Bruins dans le vestiaire. C’est un plaisir de le voir performer. »
La série retourne donc à Boston.
Les Bruins accusent encore un retard. Ils devront remporter un autre match sans lendemain, où une seule erreur pourrait les envoyer en vacances. Mardi, ils sont revenus à la base et ils ont trouvé une façon de gagner.
« Tout ce que nous voulions était de ramener la série à Boston pour montrer à nos partisans que nous n’abandonnerons pas, a lancé Pastrnak à NESN. Nous n’abandonnons jamais. Nous n’avons pas abandonné pendant la saison. Nous nous aimons les uns les autres. Nous allons nous battre jusqu’à la dernière seconde. Nous savons tous ce qui s’est passé lors du dernier match à la maison. Nous voulions nous racheter. »