Seguin_DAL_celebrates

DENVER – La nouvelle coupe de cheveux de Tyler Seguin semble l’avoir aidé à retrouver sa touche de marqueur.

« C’est comme si j’avais retrouvé mon "mojo" », a lancé l’attaquant des Stars de Dallas vendredi, au lendemain de la victoire des siens 5-3 contre l’Avalanche du Colorado dans le match no 2 de leur série de deuxième ronde l’Association de l’Ouest, au cours duquel il avait touché la cible. « Je sens que je joue du bon hockey. J’ai obtenu des tonnes de chances, mais je n’ai pas été récompensé, je ne marquais pas. »

Cette disette a finalement pris fin, et Seguin a fait mouche trois fois à ses trois derniers matchs. Sa contribution a aidé les Stars à s’approcher à une victoire d’éliminer l’Avalanche dans leur série quatre de sept, dont le match no 5 sera présenté au American Airlines Center de Dallas mercredi (20 h HE; ESPN, SN, TVAS).

Que ce soit en raison de la coupe Longueuil qui arbore maintenant fièrement, ou simplement que la rondelle a finalement commencé à entrer dans le filet, parce que c’est ce qui se produit éventuellement lorsque les chances sont là, Seguin fait de l’excellent travail.

« J’ai aimé le jeu de "Seggy" tout au long de l’année. Je trouve que ce trio a été excellent pendant la majeure partie de la saison », a affirmé l’entraîneur des Stars Pete DeBoer samedi au sujet du troisième trio de Dallas où Seguin évolue à l’aile droite, Mason Marchment à gauche et Matt Duchene au centre.

« Comme c’est le cas pour tous les trios, il arrive que des moments plus difficiles surviennent, et qu’il connaisse des hauts et des bas. Mais quand on regarde la vue d’ensemble et ce qu’il a accompli pendant toute la saison, on voit qu’il a été excellent, et que ce trio a été excellent. »

Seguin a amassé 52 points (25 buts, 27 passes) en 68 matchs de saison régulière, mais il n’est pas parvenu à faire vibrer les cordages en première ronde contre les Golden Knights de Vegas, et a été limité à trois mentions d’aide en sept matchs.

« En première ronde, je ne sais pas combien de chances et de tirs j’ai obtenus, ou encore des échappées que je ne concrétisais pas », a mentionné Seguin avant la victoire des Stars 5-1 dans le match no 4 lundi. « Je commence à profiter de ces chances en ce moment. Lorsque la rondelle n’entre pas dans le filet, il faut continuer à essayer, et quand ça commence à débloquer, on tente d’en profiter au maximum. »

Ses coéquipiers des Stars étaient persuadés que ce n’était qu’une question de temps avant qu’il ne débloque, et ils ont eu raison. Seguin a marqué à deux reprises dans un gain de 4-1 dans le match no 3 samedi.

« C’est super. C’est ce que nous voulions tous, a souligné l’attaquant des Stars Wyatt Johnston. Comme joueur, nous voulons surtout obtenir des chances, et de son côté, ça n’a jamais été un problème. Il a généré beaucoup de chances de marquer. C’est bien de voir qu’il commence à en profiter.

« On dirait que pour ce genre de chose, il y a toujours un retour du balancier, et quand on obtient des chances, on sait que ça va finir par débloquer, il suffit de continuer dans la même voie. On sait qu’éventuellement, on va marquer par séquences. »

La patience de Seguin a été mise à l’épreuve au cours des dernières années. Il a joué malgré une déchirure du labrum de la hanche au cours des séries éliminatoires de 2020, alors que les Stars ont atteint la Finale de la Coupe Stanley, mais se sont inclinés en six matchs devant le Lightning de Tampa Bay. Il a ensuite subi une arthroscopie à la hanche droite et une réparation du labrum le 2 novembre 2020. Au cours de sa convalescence à la suite de cette intervention, il a aussi été opéré au genou droit.

Il n’a disputé que trois rencontres en 2020-21, saison qui avait été écourtée à 56 parties en raison de la pandémie de COVID-19. Au cours d’une entrevue accordée à LNH.com en octobre 2022, Seguin a confié qu’il avait dit à un ami le 26 janvier 2021 : « je ne sais pas si je vais être en mesure de jouer à nouveau ».

« Il se trouve à un point différent de sa carrière, et je pense que les blessures qu’il a subies lui ont donné une autre perspective, a soumis DeBoer. À mesure que l’on vieillit au cours de notre carrière, on réalise que nous n’allons pas jouer pour toujours et que le temps passe.

« Il est l’un des joueurs dans notre vestiaire à avoir déjà remporté la Coupe Stanley (avec les Bruins de Boston en 2011), mais il l’a fait à un si jeune âge (19). Il veut la soulever à nouveau. Il est dans un très bon état d’esprit, et il est un autre joueur qui est très utile à l’équipe, parce qu’il a laissé son égo de côté. »

L’attaquant de 32 ans est devenu en quelque sorte le grand frère de certains des jeunes joueurs des Stars, dont Johnston et Logan Stankoven, tous deux âgés de 21 ans, et du défenseur Thomas Harley, 22 ans. Seguin a qualifié Johnston de « chiot » dans une entrevue récemment. Lorsqu’une question a été posée à Seguin et Stankoven après le match no 3, Seguin a cédé la parole à Stankoven en lui lançant « vas-y jeunot », et lui a administré une tape dans le dos lorsqu’ils ont quitté le podium.

« Il évolue évidemment ici à Dallas depuis longtemps (11 saisons) et il est l’un des vétérans de l’équipe qui a disputé le plus de matchs, autant en saison qu’en séries, a noté Johnston. Pour les jeunes joueurs comme moi, de pouvoir me tourner vers lui, entendre ce qu’il a à dire, mais aussi de voir comment il se comporte et joue, c’est super. Il est un excellent leader. »

Tout va bien pour Seguin, autant au hockey que dans sa vie. Il a épousé sa copine Kate Kirchof en juillet dans les Bahamas, et il a lancé à la blague après le match no 3 que sa coupe Longueuil représentait « un test pour mon épouse afin de voir si elle m’aime vraiment, et on dirait que oui, alors c’est super. »

Les hauts et les bas ont été nombreux, mais tout semble fonctionner pour Seguin en ce moment, et il affirme n’avoir « aucun doute » qu’il possède une perspective différente par rapport à presque tout aujourd’hui.

« Avec les années qui passent, et on dirait qu’elles passent de plus en plus vite. On l’entend souvent, mais jusqu’à ce qu’on le vive, on ne le croit pas vraiment. On pense qu’on va avoir la chance de gagner tellement souvent.

« Le plus important est de ne pas avoir de regrets. Il faut pouvoir traverser la saison morte en se disant qu’on a fait tout ce qu’on pouvait et qu’on a tout donné. Il peut arriver qu’on traverse une mauvaise séquence, qu’on soit victime d’une malchance. Il arrive que ce soient des choses hors de notre contrôle, mais il faut simplement garder en tête qu’il faut faire tout ce qui est en notre pouvoir dans ces moments pour pouvoir les apprécier, parce qu’ils sont souvent très plaisants à vivre. »