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Le rendement des vedettes parmi les causes de l'élimination des Penguins

Les difficultés de Crosby et de l'avantage numérique ainsi que des erreurs coûteuses ont mené au balayage face aux Islanders

par Wes Crosby / Correspondant NHL.com

La quête des Penguins de Pittsburgh, qui espéraient décrocher un troisième championnat de la Coupe Stanley en quatre ans, n'a pas duré longtemps.

Après que les Penguins se soient qualifiés pour les séries éliminatoires de la Coupe Stanley pour une 13e année de suite, la plus longue séquence active du genre dans la LNH, ils ont été balayés en quatre matchs par les Islanders de New York au premier tour dans l'Association de l'Est. Pittsburgh a été éliminé quand les Islanders l'ont emporté 3-1 lors du quatrième match de la série, mardi, au PPG Paints Arena.

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En tout, les Penguins ont subi la défaite à leurs six derniers matchs éliminatoires si on remonte au printemps 2018, quand ils se sont inclinés lors des cinquième et sixième rencontres du deuxième tour dans l'Association de l'Est devant les Capitals de Washington.

Voici cinq raisons qui permettent d'expliquer pourquoi les Penguins ont été éliminés:

1. Crosby invisible

Sidney Crosby a été le meilleur marqueur des Penguins en saison régulière avec une récolte de 100 points (35 buts, 65 passes), mais les Islanders l'ont limité à un point, une mention d'aide enregistrée durant la première période du quatrième match. Tout au long de la série, le capitaine et centre no 1 de la formation de Pittsburgh s'est dit d'avis que ses coéquipiers et lui avaient créé de bonnes occasions de marquer, sans toutefois en profiter.

C'est ce qui est effectivement arrivé mardi, quand Crosby a vu une rondelle qu'il a tirée frapper le poteau gauche au moment où le gardien des Islanders Robin Lehner regardait du côté opposé, à 9:20 de la deuxième période. Un but à ce moment-là aurait créé l'égalité 2-2. Mais les Penguins ont plutôt dû se contenter d'un seul but à l'occasion d'un troisième affrontement de suite.

« Nous savions à quoi nous attendre, a affirmé Crosby. Ils allaient essayer de nous forcer à commettre des erreurs et chercher à en profiter. Nous savions qu'ils étaient à l'aise de disputer des matchs à bas pointage. … Regardez (mardi) soir, certaines des chances que nous avons obtenues, ce sont habituellement des buts automatiques pour nous. Des filets ouverts, des poteaux. C'est ce genre de match qui leur permet de rester dans le coup. »

2. Personne n'a pris la relève

Crosby n'a pas été le seul à connaître des difficultés. Son compagnon de trio Jake Guentzel n'a marqué qu'un but après en avoir enfilé 40 en saison régulière. Le joueur de centre Evgeni Malkin n'a inscrit aucun point dans les deux derniers matchs, et l'attaquant Phil Kessel a été blanchi dans les trois dernières rencontres. L'attaquant Patric Hornqvist n'a amassé aucun point. Le défenseur Kristopher Letang, qui a totalisé 56 points (16 buts, 40 passes) en 65 matchs en saison régulière, n'a récolté qu'une aide.

« Ça ne veut pas dire que nous n'essayons pas et que nous ne sommes pas affamés, a souligné Malkin. Une équipe a remporté la série 4-0. Ils ont une meilleure équipe. Nous devons chercher à comprendre pourquoi ils jouent mieux. »

3. L'impuissance du jeu de puissance

L'avantage numérique de Pittsburgh avait pris le cinquième rang dans la LNH en saison régulière, ayant profité de 24,6 pour cent de ses occasions. Mais en quatre matchs éliminatoires contre les Islanders, les Penguins n'ont inscrit qu'un but en 11 occasions (9,1 pour cent) et ont été blanchis en huit occasions lors des trois dernières rencontres de la série.

L'entraîneur Mike Sullivan a apporté un changement en vue du quatrième match dans l'espoir de relancer sa première unité; Guentzel a remplacé Hornqvist, qui va habituellement se placer devant le filet adverse. Mais ça n'a pas aidé; le jeu de puissance a connu une soirée de 0-en-3, mardi.

4. Piètres décisions

Avant le quatrième match, Sullivan a rappelé l'importance de « jouer de la bonne façon ».

Cet avertissement est survenu après que Letang eut transporté la rondelle dans un espace dans la zone des Penguins où se trouvaient déjà trois joueurs des Islanders, ce qui a mené à un revirement et à un but marqué par Josh Bailey à 4:39 de la prolongation lors du premier match de la série. C'est également survenu après que Crosby eut commis un revirement le long de la bande dans la zone new-yorkaise; l'ancien attaquant des Penguins Tom Kuhnhackl a redirigé le disque vers Brock Nelson, qui a marqué à l'issue d'une poussée à deux contre un à 14:24 de la première période du troisième match, pour ainsi donner les devants aux Islanders de façon définitive.

Video: NYI@PIT #4: Nelson complète la passe de Bailey

Mais les paroles de Sullivan n'ont pas aidé. Tôt lors du quatrième match, Letang s'est fait prendre à la ligne bleue adverse, ce qui a mené à une poussée à deux contre un à l'issue de laquelle Jordan Eberle a battu Matt Murray pour égaler le score à 1-1. En fin de période, un revirement et une piètre couverture devant le filet ont mené au but de Nelson, qui a donné les devants 2-1 à New York.

5. Pas de rythme

Les Penguins n'ont jamais pu marquer des buts consécutifs au cours de la série. Ils ont pris les devants 1-0 à chacun des trois derniers matchs, mais ils ont maintenu ces avances pour un temps total de 4:51 seulement. Dans les troisième et quatrième matchs, Pittsburgh tirait de l'arrière 2-1 au moment d'amorcer la troisième période. Le premier match (2-2) ainsi que le deuxième (1-1) étaient à égalité au moment d'entreprendre la troisième période. La série n'a pas été aussi à sens unique que le balayage semble l'indiquer, mais les Penguins n'ont jamais été en mesure de se donner du rythme après avoir marqué.

« On dirait que ç'a été le cas tout au long de la série, a indiqué Sullivan. Chaque fois que nous avons marqué, nous avons obtenu un peu de momentum, mais nous l'avons redonné peu de temps après. C'est un sport où le momentum est tellement important. »
 

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