Jack Hughes Quinn Hughes olympics practice

MILAN – Le rêve olympique de la famille Hughes est devenu réalité.

Ellen Weinberg-Hughes a d’abord amorcé, il y a quelques jours, ses premiers JO à titre de consultante au développement de l’équipe américaine de hockey féminin.

Et jeudi, ses fils Jack et Quinn ont disputé leur premier match avec l’équipe masculine, récoltant chacun deux aides dans une victoire de 5-1 contre la Lettonie au Santagiulia Arena. Il s’agissait de la première de trois rencontres de tour préliminaire pour les États-Unis dans ces Jeux de Milano Cortina.

Les frères Hughes renoueront avec l’action samedi, lorsque les États-Unis se frotteront au Danemark (15 h 10 HE; Peacock, USA, ICI Télé, CBC Gem, TSN).

« Ce que je préfère de cette expérience est d’être avec Quinn, a dit Jack. Et nous sommes chanceux de vivre ces premiers JO avec notre mère. Qui a la chance de dire une telle phrase? C’est spécial! »

Les frères Hughes devaient vivre ensemble la Confrontation des 4 nations en février dernier, mais Quinn a dû déclarer forfait pour la compétition en raison d’une blessure aux muscles obliques. Jack et les États-Unis ont baissé pavillon au compte de 3-2 face au Canada en grande finale.

Lauréat du trophée Norris en 2024, Quinn aurait été l’un des fers de lance de la formation américaine lors de ce dernier tournoi international. Un an plus tard, les attentes sont les mêmes.

Le directeur général des États-Unis, Bill Guerin, est aussi le DG du Wild du Minnesota. Il a acquis Quinn le 12 décembre dans un échange avec les Canucks de Vancouver. Le petit défenseur (5 pi 10 po, 180 lbs) a récolté 34 points (trois buts, 31 aides) en 26 matchs depuis son arrivée au Minnesota, presque un sommet chez les défenseurs de la LNH depuis deux mois. Il est uniquement devancé par Evan Bouchard des Oilers d’Edmonton à ce chapitre (27—10-25-35).

« Sa présence sera d’une grande aide, a soutenu Guerin. Je peux voir de près son impact sur une équipe avec sa manière de déplacer la rondelle, contrôler le rythme du jeu et piloter un avantage numérique.

Quinn Hughes a été employé pendant 21:29 contre la Lettonie. C’est bien en deçà de ce à quoi il est habitué dans la LNH (27:52/match cette saison), mais il s’agissait tout de même d’un sommet et de loin chez les joueurs américains dans ce premier match (2e – 18:13).

« Il peut changer le cours d’un match à la ligne bleue », a vanté l’entraîneur-chef des États-Unis, Mike Sullivan. « Il peut apporter beaucoup à notre équipe grâce à ses habiletés et sa capacité à sortir la rondelle de notre territoire. Il est capable d’être défensif avec sa mobilité et son mouvement de bâton. Et à 5-contre-5 comme en avantage numérique, il est dynamique. Quinn est un joueur unique. »

Jack est quant à lui la tête d’affiche des Devils du New Jersey. Il affiche une moyenne de 1,17 point par match depuis son arrivée dans la LNH en 2021-22, au 12e rang dans la LNH (min. : 5 matchs).

Il n’est pas un joueur de quatrième trio, vous l’aurez compris. Mais au sein de l’équipe américaine, c’est sa niche pour l’instant, à l’aile droite de J.T. Miller et de Brock Nelson. Il a été employé pendant 11:14 seulement, mais il a trouvé moyen de se rendre utile.

« Il faut juste adhérer au plan de match et faire tout ce qu’il faut pour les succès de notre équipe, a-t-il affirmé. Je suis heureux de représenter les États-Unis aux Jeux olympiques, et je suis prêt à assumer un rôle sur un quatrième trio. S’ils m’en demandent plus, je serai prêt aussi. »

Une attitude qu’applaudit Sullivan.

« Je crois qu’il a bien compris, a dit l’entraîneur. Il est parmi les meilleurs Américains pour ces Jeux olympiques – ce qui est, en soi, un honneur incroyable. Le simple fait d’être considéré est un exploit, si on prend en compte le talent que ce pays produit et développe. »

Les frères Hughes tentent d’aider l’équipe américaine à remporter une première médaille d’or olympique depuis les Jeux de Lake Placid en 1980. Et l’apport de Jack, pour l’instant, ne passe pas inaperçu.

« C’est probablement différent qu’au New Jersey pour lui, mais c’est une question de sacrifices, a soulevé son coéquipier Matthew Tkachuk. C’est une question d’engagement aussi. C’est ainsi qu’on va gagner. La présence d’un gars comme Jack rend notre équipe bien meilleure. On est chanceux de l’avoir, et il apprécie l’expérience. »

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