MILAN – Jordan Binnington a dissipé bien des doutes. Mais il n’y en avait aucun dans l’esprit de Jon Cooper.
« J’ai probablement pris ma décision de l’utiliser pour notre premier match il y a 358 jours, a dit Cooper dans la zone mixte du Santagiulia Arena. J’ai vraiment confiance en ce jeune. Il a beaucoup de fierté et de talent. Il a gagné sur différentes scènes. »
Le 20 février 2025 au TD Garden de Boston, Binnington avait conquis le cœur de Cooper et des dirigeants de l’équipe canadienne en se dressant comme un mur dans un gain de 3-2 en prolongation du Canada contre les États-Unis en grande finale de la Confrontation des 4 nations.
Pour le premier match de l’équipe canadienne aux Jeux olympiques, Binnington a tout fait pour garder son poste. Il a bloqué 26 tirs dans un gain de 5-0 contre la Tchéquie, jeudi en fin d’après-midi.
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Au premier match en sol italien, Binnington a porté son masque de l’équipe nationale, celui qui lui permet d’oublier ses déboires avec sa propre équipe, les Blues de St. Louis.
« Je me sentais bien, a calmement répondu l’Ontarien de 32 ans. Tous les pays dans ce tournoi ont des joueurs étoiles. Nous avons fait un bon travail pour les ralentir. Je pouvais voir la rondelle et j’ai joué mon match. C’est agréable de gagner. »
« ‘’Binner’’ était vraiment solide pour nous, a dit le capitaine Sidney Crosby. Nous voulons toujours faciliter la vie de notre gardien, mais les Tchèques ont eu des chances. Il a eu un gros mot à dire dans cette victoire. »
Le pointage final de 5-0 ne représentait pas une réelle illustration de cette rencontre. Galvanisés par les encouragements de leurs nombreux partisans, les Tchèques ont menacé à plusieurs reprises, surtout lors des 30 premières minutes. Mais chaque fois qu’ils cognaient à la porte, ils frappaient un mur. Le mur n’était pas toujours parfait techniquement, mais il faisait le boulot.
« Vous savez quoi, il est l’homme des grandes scènes, a affirmé Connor McDavid. C’est le plus grand compliment que tu peux offrir à un joueur. Il a déjà gagné dans les matchs les plus importants. Il l’a encore fait contre la Tchéquie. Nous avons toute la confiance du monde en lui. »
Un mélange de talent et de robustesse
Sur le plan offensif, le Canada a trouvé ses repères plus le match avançait. Et les canons de l’équipe ont montré le chemin à suivre avec trois passes pour McDavid et deux passes pour Crosby. Nathan MacKinnon a aussi eu son mot à dire en marquant un but.
S’ils ont trouvé des façons pour noircir la feuille de pointage, un truc qui reste prévisible, les grandes étoiles ont aussi donné le ton avec du jeu physique en début de match. McDavid a renversé l’attaquant Lukas Sedlak avec une grosse mise en échec en fond de territoire en début de match, alors que MacKinnon a plaqué le défenseur Michael Kempny en utilisant son dos.
« Quand tu portes ce chandail, tu dois tout faire pour gagner, a rappelé Cooper. Si c’est avec une mise en échec, c’est ce qu’ils feront même s’ils n’ont pas ce rôle dans la LNH. C’est juste un match, mais nous sommes fiers de notre départ. »
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Tom Wilson, qui jouait à l’aile de McDavid et de Macklin Celebrini au sein du premier trio, a raconté une bonne anecdote au sujet de la robustesse.
« Quand je suis revenu au banc en première période, Marchand m’a dit : "belle mise en échec, Willy! J’ai répondu que c’était Dave-O (McDavid). Il dit : ‘’on aurait dit que c’était toi." Ça prend ça. Tout le monde fait ce qu’il peut. Quand c’est ton temps de frapper, de bloquer un tir, tu le fais. »
Les représentants de la feuille d’érable ont aussi compté sur la production de cinq marqueurs différents dans cette victoire. Macklin Celebrini, Mark Stone, Bo Horvat, MacKinnon et Nick Suzuki ont déjoué le gardien Lukas Dostal.


















