MILAN – Il y a 20 ans, à deux heures d'ici en Italie, le match le plus important dans la longue rivalité entre la Suède et la Finlande s'est tenu.
Une équipe est heureuse de se remémorer le passé à l'approche du match Suède-Finlande en ronde préliminaire des Jeux olympiques d'hiver de Milano Cortina 2026 au Santagiulia Arena, vendredi (6 h 10 HE; ICI TOU.TV, RDS, CBC Gem, TSN, Peacock, USA). L'autre n'a pas l'esprit nostalgique.
La Suède a vaincu la Finlande 3-2 en finale des Jeux d'hiver de Turin en 2006, alors que le gardien Henrik Lundqvist a volé l'attaquant finlandais Olli Jokinen dans les dernières secondes du match.
Les joueurs qui composent la formation actuelle de la Suède s'en souviennent bien.
« Ils en discutent, a dit l'entraîneur Sam Hallam après l'entraînement de la Suède, jeudi. Ils connaissent l'histoire, ils ont vu toutes les vidéos, ils ont regardé les buts et la dernière minute du match. C'est un match légendaire. C'est comme le triomphe de la Finlande au Championnat du monde en 1995. C'est un des matchs les plus importants dans l'histoire du hockey suédois. »
La Finlande a battu la Suède 4-1 pour remporter la médaille d'or au Championnat du monde du hockey 1995 à Stockholm. Mais la défaite à Turin a fait mal, même si la médaille d'argent représentait la meilleure performance des Finlandais dans un tournoi olympique regroupant des joueurs de la LNH.
« Ça nous a brisé le cœur », a commenté l'attaquant finlandais Mikko Rantanen, qui avait neuf ans à l'époque. « Je me souviens avoir regardé le match à la maison avec ma famille. Je portais probablement un chandail finlandais et j'étais inconsolable après notre défaite. »
Il faut comprendre à quel point cette rivalité revêt une importance capitale pour chaque pays, ainsi que pour l'histoire du tournoi olympique avec les joueurs de la LNH.
« Ça remonte plus loin que je peux me rappeler, a lancé le défenseur suédois Erik Karlsson. Nous grandissions avec la connaissance d'une grande rivalité entre la Finlande et la Suède.
« Je crois qu'il y a beaucoup de similarités entre nous, mais nous sommes évidemment des peuples très différents. Et au fil des années, tu croises le chemin de plusieurs grands joueurs et entraîneurs et systèmes de jeu, et on tente de soutirer certains éléments de l'autre pays, s'adapter et aller de l'avant. Je pense que c'est une rivalité qui va au-delà du hockey, aussi. »



















