SAINT-BONIFACE – Pendant qu’il regardait autour de lui et qu’il voyait des centaines de personnes faire la file pour une photo avec la Coupe Stanley ou pour un autographe de Marc-André Fleury dans le parc adjacent au vétuste aréna de Saint-Boniface, Roger Morin revivait un peu les mêmes émotions qu’en 2008.
Il y a 18 ans, il tombait par hasard sur l’appel de candidatures du concours Kraft Hockeyville en cherchant une recette. Quelques mois plus tard, le village sur glace de Roberval était nommé « Hockeyville » et accueillait un match préparatoire entre les Canadiens de Montréal et les Sabres de Buffalo.
« Ç’avait été un succès collectif, s’est-il rappelé, entouré de son fils Alexandre et de quatre copains. On s’en fait encore parler. On est 10 000 habitants à Roberval. Personne ne s’imaginait qu’une petite ville comme ça réussirait un exploit comme ça. Ça fait partie de nous autres, maintenant. »
À l’époque, le concept du village sur glace – un lieu où se rassemblent les pêcheurs et les patineurs sur les rives du lac Saint-Jean en hiver – avait charmé le reste du Canada. Ç’aura pris 18 ans avant qu’une autre municipalité québécoise parvienne à se hisser au sommet du concours de popularité.
Quand ils ont su que Saint-Boniface, lieu de résidence d’à peine plus de 5000 personnes, avait réussi à mettre fin à la disette de la belle province et à obtenir un montant de 250 000$ pour aider à la rénovation de l’aréna, les Morin ont pris soin d’organiser un petit road trip en Mauricie.






















