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HENDERSON, Nevada – Mitch Marner est déménagé dans sa nouvelle maison à Las Vegas mercredi. Depuis, il n’a pas encore été reconnu en public.

Un avant-goût de ce qui l’attend cette saison après 10 ans dans la jungle torontoise, où il était l’une des grandes vedettes locales.

Marner n’aura affaire à la ville de Toronto qu’une fois en 2025-26. Le 23 janvier prochain, les Maple Leafs accueilleront les Golden Knights.

Comment sera-t-il reçu par ses anciens partisans? Qu’aura-t-il en tête lorsqu’il foulera la glace du Scotiabank Arena pour une première fois en près de neuf mois?

« Ce sera certainement étrange d’entrer du côté des visiteurs », a-t-il répondu lors d’une entrevue à la Tournée médiatique nord-américaine de la LNH/AJLNH, mardi. « Je vais plonger dans le moment tête première et on verra.

« Au moins, je sais qu’il y aura 22 autres gars de mon côté qui feront tout en leur possible, eux aussi, pour gagner un match de hockey. Et je sais aussi que j’aurai plusieurs proches et partisans dans l’amphithéâtre.

« Lorsque la saison commencera, je n’y penserai pas autant. Je vais vraiment être dans le moment présent. Mais lorsqu’arrivera cette semaine du retour à Toronto, je vais probablement anticiper ce qui s’en vient. »

Marner a accepté un contrat de huit ans suivi d’un échange des Maple Leafs aux Golden Knights le 1er juillet. La fin d’une ère à Toronto et le début d’une autre au Nevada.

« Les choses sont ce qu’elles sont. Mais j’ai encore beaucoup d’amour pour beaucoup de gens à Toronto », a-t-il soutenu.

Le contrat qu’a signé Marner avant de se rapporter aux Golden Knights est d’une valeur de 96 M$ sur huit ans (12 M$/saison). Le Québécois Nicolas Roy a fait figure de contrepartie dans l’échange de l’attaquant vedette de Toronto à Vegas.

Marner, sa femme, Stephanie, et leur fils de cinq mois, Miles, s’acclimatent à la banlieue ouest de Las Vegas, là où ils ont élu domicile à quelques kilomètres du complexe d’entraînement des Golden Knights à Summerlin. Même si la famille a reçu un chaleureux accueil des nouveaux coéquipiers de Marner et de leur famille respective, il y a un sentiment d’anonymat beaucoup plus grand qu’à Toronto.

Il y a fort à parier que Marner sera stoppé quelques fois dans la rue lorsque la saison des Golden Knights commencera et que le petit attaquant aura enfilé le no 93 sur la glace du T-Mobile Arena, mais tout de même.

« Peu importe où tu t’assois à Toronto ou Muskoka, il y a des gens au loin qui ont leur caméra ou leur téléphone. Il y en a d’autres qui t’abordent pour te parler, a-t-il décrit. C’est différent ici. Les gens sont des connaisseurs de hockey aussi, mais ils ne s’y intéressent pas en tout temps. Je n’ai rien de mal à dire sur ce que j’ai vécu à Toronto, mais il n’y a aucun doute que c’est différent ici.

« On a senti un peu le décalage horaire au début, mais maintenant, on s’y est habitué. C’est très plaisant jusqu’à maintenant. On se lève tôt le matin avec un sourire de notre fils. On descend, on s’en va sur notre patio et on regarde les montagnes, on se détend.

« Et l’organisation a été superbe avec nous jusqu’à maintenant. Tous les joueurs et leurs femmes nous ont fait sentir à la maison et aident aussi Steph. »

Maintenant que Marner a changé d’équipe, comment veut-il que l’on parle de son passage chez les Maple Leafs? Après tout, il vient de fermer un chapitre de 657 matchs, 741 points et neuf saisons à Toronto.

« Je veux qu’on parle de moi comme un gars qui a voulu aider son équipe d’enfance à accomplir de grandes choses, a-t-il répondu. J’ai toujours porté cet uniforme avec fierté et honneur. J’ai tenté de tout donner, mais malheureusement, on est arrivés à court.

TOR@NSH: Marner frappe dès la mise en jeu

« Aujourd’hui, je suis ici. Comme j’aime le dire, c’est un nouveau chapitre, et ça m’emballe. Je suis aussi emballé à l’idée que mon fils assiste à mon premier match et profite de ces moments à mes côtés. »

Les Golden Knights amorceront le calendrier 2025-26 avec un match à domicile face aux Kings de Los Angeles le 7 octobre.

« J’ai hâte! », a-t-il conclu.