Ensemble, ils ont cumulé 10 points (trois buts, sept aides) dans la série. Toutefois, dans le camp adverse, l’Avalanche a eu droit à neuf points chacun du joueur de centre Nathan MacKinnon (cinq buts, quatre aides) et de l’attaquant Martin Necas (un but, huit passes). La contribution de Boldy et Kaprizov n’a donc pas été suffisante pour transporter le Wild.
2. Des lacunes en désavantage numérique
Le Minnesota n’a jamais réussi à régler les problèmes qui l’ont hanté en désavantage numérique. En fait, le Wild a accordé au moins un but dans cette situation lors de 10 matchs consécutifs en séries avant de finalement être parfait lors du match no 5 face à l’Avalanche, qui n’a obtenu qu’un seul avantage numérique dans la rencontre.
Le Wild avait survécu au premier tour malgré un taux d’efficacité en infériorité de 60,0 %, les Stars marquant 10 buts sur 25 avantages numériques. La différence, c’est que le Minnesota dominait à 5-contre-5 avec 14 buts contre 4.
Mais les ennuis se sont poursuivis contre l’Avalanche, et cette fois, le jeu à 5-contre-5 n’a pas suffi pour compenser. Le Wild a présenté un taux d’efficacité de 61,5 % en désavantage numérique (cinq buts accordés en 13 occasions) et a aussi terminé deuxième à 5-contre-5 par la marque de 14-11. L’attaque massive du Wild a terminé la série avec une fiche de 3-en-13 (23,1 %).
3. Les blessures à Eriksson Ek et Brodin
Même en pleine santé, battre l’Avalanche quatre fois en sept matchs aurait été un immense défi pour le Wild. Mais sans leur meilleur joueur de centre Joel Eriksson Ek et leur meilleur défenseur défensif Jonas Brodin, la tâche est devenue trop lourde.
Aucun des deux n’a participé à la série en raison de blessures au bas du corps subies au premier tour contre les Stars – Brodin lors du match no 5 et Eriksson Ek lors du suivant.
En leur absence, le Minnesota s’est tourné vers le joueur de centre recrue Danila Yurov pour l’insérer au sein du top-6, avant de le remplacer sur le deuxième trio par Michael McCarron lors de la partie de mercredi, tout en tentant de trouver des combinaisons qui fonctionnaient à la ligne bleue derrière celle de Quinn Hughes et Brock Faber.
Yurov avait été laissé de côté lors des matchs 5 et 6 contre Dallas, et même s’il a montré de belles choses, le Wild ne pouvait pas lui demander de remplacer Eriksson Ek, un joueur d’impact dans toutes les situations.
Jake Middleton a amorcé la série à la place de Brodin aux côtés de Jared Spurgeon, mais cette expérience n’a duré que deux matchs avant d’être abandonnée. Middleton a finalement retrouvé ce poste dans le cinquième affrontement, sans plus de succès : il était sur la glace pour les trois derniers buts du Colorado.
Daemon Hunt a connu de bons moments en remplacement de Brodin, mais personne n’a réellement pu remplacer le défenseur suédois, particulièrement lorsque l’équipe tentait de protéger son avance mercredi.
4. Le manque de profondeur au centre
Le Wild a eu la preuve que sa ligne de centre ne peut rivaliser avec celle de l’Avalanche. Et tant que ce sera le cas, le Minnesota risque de demeurer derrière la meilleure équipe de la section Centrale.
Le Colorado pouvait miser sur MacKinnon, Brock Nelson, Nazem Kadri et Jack Drury dans le cercle de mise en jeu. Chacun avait un rôle bien défini et chacun a contribué à un moment ou un autre pour aider l’Avalanche à remporter la série.
Le Wild, lui, comptait sur Ryan Hartman, Yurov, McCarron et Nico Sturm à la même position, et ils n’ont pas réussi à produire offensivement, à générer des occasions de marquer ou à appliquer de la pression en échec avant.
La situation aurait probablement été différente avec Eriksson Ek en uniforme, mais la profondeur au centre demeure un problème au Minnesota, que le directeur général Bill Guerin tentera probablement de corriger pendant la saison morte.
5. Le match no 5
Le Wild a dominé la première période, mercredi, pour s’emparer d’une avance de 3-0. L’équipe contrôlait le rythme et se trouvait à 40 minutes de forcer la tenue d’un sixième affrontement à domicile.
Puis tout s’est écroulé.
Le Wild se retrouve maintenant en vacances parce que plutôt que de bâtir sur son avance de 3-0, il a uniquement tenté de la protéger. Malheureusement, tenter de défendre une avance pendant 40 minutes contre le Colorado est une recette qui risque de se terminer en désastre.
Incapable de créer de l’offensive, le Wild n’a dirigé que sept tirs au but après sa dominante première période – dont aucun en prolongation.
La porte s’est ouverte, et les attaquants Parker Kelly, en deuxième période, Jack Drury et MacKinnon, en troisième, ont orchestré la remontée, qui s’est finalement soldée par le filet de Kulak.