wsh-dubois-feature

ARLINGTON, Virginie – Pierre-Luc Dubois a amorcé cette saison en croyant qu’il allait bâtir sur une première campagne couronnée de succès avec les Capitals de Washington.

Après avoir vu ces plans être minés par des blessures aux muscles abdominaux et adducteurs qui ont nécessité une opération et lui ont fait rater plus de trois mois d’activités, Dubois est déterminé à tirer le maximum des dernières semaines de la saison. À l’approche du match contre les Bruins de Boston au TD Garden samedi (12 h 30 HE; TVAS, SN1, ABC), le joueur de centre de 27 ans connaît un bon départ avec six points (quatre buts, deux passes) en cinq rencontres depuis son retour.

À LIRE AUSSI : Mantha sent que le vent a enfin tourné pour lui | Mavrik Bourque vit ses meilleurs moments à Dallas

« Je me sens bien », a assuré Dubois, jeudi. « Les jambes sont là et beaucoup d’aspects de mon jeu aussi. Sans la rondelle, il y a des lectures de jeux qui vont beaucoup plus vite que lors du sixième match de la saison. […] On pourrait dire que c’est l’aspect qui manque à mon jeu. »

Ça devrait se corriger en continuant à disputer des matchs, mais il reste peu de temps. Les Capitals (31-25-7) ont seulement 19 rencontres à jouer et ils ont quatre points de retard sur les Bruins (34-22-5) et la deuxième place de quatrième as donnant accès aux séries éliminatoires de la Coupe Stanley dans l’Association de l’Est. Le match de samedi est donc crucial si les Capitals veulent demeurer dans la course.

Même si les Capitals ont échangé le joueur de centre Nic Dowd aux Golden Knights de Vegas, jeudi, en retour du gardien Jesper Vikman, d’un choix de deuxième ronde au repêchage 2029 et d’un choix de troisième tour en 2027, et qu’ils pourraient se ranger dans le camp des vendeurs avant l’heure limite de 15h vendredi, Dubois continue de ne penser qu’aux séries éliminatoires.

« Pour la dernière ligne droite de la saison, c’est difficile de ne pas penser aux séries, a-t-il dit. Individuellement, tout le monde veut bien jouer, mais vous connaissez la position dans laquelle nous sommes. Nous devons participer aux séries et nous travaillons tous à atteindre cet objectif. »

Les Capitals ne seraient peut-être pas dans une position aussi précaire si Dubois avait été en santé toute la saison. Il n’a pas raté de match la saison dernière, sa première avec les Capitals après avoir été acquis des Kings de Los Angeles en retour du gardien Darcy Kuemper le 19 juin 2024. Il a établi des records personnels avec 66 points, 46 passes et un différentiel de +27, aidant son équipe à terminer au premier rang dans l’Est avec 111 points. Les Capitals s’étaient inclinés contre les Hurricanes de la Caroline en deuxième ronde des séries.

« Sur le plan individuel, la dernière saison a été excellente pour moi, a affirmé Dubois. Elle l’a aussi été pour toute l’équipe. Nous avons perdu en séries, mais une seule équipe finit par gagner. Tu ne peux pas juger les succès d’une équipe uniquement par la conquête de la Coupe Stanley. Cette année, je voulais simplement bâtir sur la dernière saison et je pense que c’était la même chose pour l’équipe.

« Mais quand tu ne joues pas pendant trois ou quatre mois, c’est difficile de progresser. »

Dubois a confié que ses blessures ont commencé à le déranger avant même le début de la saison régulière.

« Je suis arrivé un matin, et mon aine n’était pas comme d’habitude, a-t-il raconté. Je n’en ai pas fait de cas. Comme joueur de hockey, tu n’es jamais véritablement à 100%. Mais la douleur est devenue récurrente. »

UTA@WSH: Dubois réduit l'écart en A.N. en fin de période

Dubois a disputé les trois premières parties avant de rater les cinq suivantes, dans l’espoir qu’une pause allait l’aider à se rétablir. Il est revenu au jeu contre les Sénateurs d’Ottawa le 25 octobre, mais il n’a disputé que trois autres matchs. C’est dans ce troisième affrontement que le centre des Islanders de New York Jean-Gabriel Pageau lui est tombé dessus lors d’une mise en jeu, le 31 octobre.

« Pageau est tombé exactement là où j’étais blessé, a expliqué Dubois. C’était la tempête parfaite. »

Après avoir été opéré le 7 novembre, Dubois devait rater trois à quatre mois d’activités. Il a travaillé avec ardeur pour revenir lors du dernier match de Washington avant la pause des Jeux olympiques d’hiver de Milano Cortina 2026, le 5 février contre les Predators de Nashville. De retour à son poste entre Aliaksei Protas et Tom Wilson, Dubois a inscrit un but et une passe, et joué 17:35 dans le gain de 4-2 des Capitals.

Malgré la rouille qui vient avec une absence de 47 rencontres, Dubois a immédiatement constaté ce sur quoi il allait devoir travailler en vue des matchs au retour du congé. Pendant la pause, il passait ses matins en compagnie de l’ancien entraîneur et attaquant des Capitals Adam Oates – aujourd’hui spécialiste en perfectionnement des habiletés – dans un aréna de Palm Springs, en Floride, tout en profitant de vacances.

« Le moment de ce premier match, avant la pause, était parfait parce que j’ai pu voir où j’en étais et j’ai ensuite pu patiner pendant que tout le monde relaxait sur la plage, a-t-il dit. Mélanger relaxation et travail en matinée m’a aussi aidé. Revenir ici par la suite et profiter de six ou sept entraînements avec toute l’équipe m’a également été bénéfique. »

Dubois continue de peaufiner son jeu depuis la pause. Il a inscrit deux buts et une aide dans un gain de 3-2 contre les Golden Knights, le 27 février, et il a marqué un autre but dans un revers de 3-2 contre le Mammoth de l’Utah, mardi.

« Il a travaillé sans relâche, même en coulisses avec ce qu’il a fait pendant la pause », a déclaré l’entraîneur Spencer Carbery. « Même s’il avait déjà un match dans les jambes et je ne sais combien de séances de réadaptation, il sentait qu’il devait en faire plus pendant la pause. Alors, il a fait le travail nécessaire — et même davantage — pour se préparer à la reprise des matchs, et il en récolte aujourd’hui les fruits. »

Dubois en a vu d’autres en neuf saisons dans la LNH avec les Blue Jackets de Columbus, les Jets de Winnipeg, les Kings et les Capitals. Il voit cette longue absence comme une expérience d’apprentissage. Elle lui aura aussi permis de passer plus de temps de qualité avec son fils, né en octobre.

« C’est la première fois de ma vie que je suis blessé et que je rate autant de matchs, donc j’ai beaucoup appris, a-t-il dit. Évidemment, je veux être sur la glace, mais les expériences de vie font de toi une meilleure personne. Et j’ai beaucoup appris. »