MONTRÉAL – Les Stars ont gagné dix matchs d’affilée. Mavrik Bourque patine à l’aile droite du premier trio avec Wyatt Johnston et Jason Robertson. Voici deux éléments qui contribuent à la définition du bonheur.
Bourque revient d’un vol de trois heures entre Calgary et Dallas. La veille, les Stars ont battu les Flames 6-1 au vieux Scotiabank Saddledome. Le Québécois a marqué un but et joué un peu plus de 18 minutes dans ce gain facile. En ce début de soirée mercredi, le Québécois a de la jasette au téléphone.
« Je joue mon meilleur hockey depuis mes débuts dans la LNH, a dit Bourque en entrevue avec LNH.com. J’aime où mon jeu se retrouve. Et nous gagnons, alors c’est toujours plus agréable. Nous continuons à gagner même s’il y a plusieurs gros morceaux qui sont absents. Je devais en donner plus à l’équipe avec la perte de joueurs importants. »
Depuis le retour de la pause des Jeux olympiques de Milano Cortina 2026, Bourque se retrouve à l’aile droite du premier trio des Stars. Glen Gulutzan lui a offert ce vote de confiance en raison d’une infirmerie débordante avec les absences de Mikko Rantanen, Roope Hintz et Tyler Seguin (opéré à un genou et saison terminée).
À ses quatre derniers matchs, Bourque a amassé trois points (un but, deux passes) et il a décoché 16 tirs, mais il a surtout passé un temps considérable sur la glace : 18:13 face au Kraken, 21:45 face aux Predators, 17:15 face aux Canucks et 18:37 face aux Flames.
« J’ai le sentiment de saisir ma chance, a-t-il répliqué. Les blessures ouvrent des opportunités. Ça reste un petit échantillon, mais je démontre que j’ai le talent pour jouer un rôle offensif au sein d’une bonne équipe. Mais la LNH peut te rendre humble assez rapidement. Je devrai maintenir un bon rendement. Je n’aurai pas le choix de continuer à peser sur le gaz. Pour moi, la constance restera un élément clé. Je prouve depuis plusieurs matchs que je peux être un gars constant. »
À sa deuxième saison complète avec les Stars, l’attaquant de 24 ans a atteint un sommet personnel avec 12 buts et il a égalé sa production de points de l’an dernier avec 25. Il a également endossé l’uniforme des siens à 61 reprises, ne sautant jamais son tour pour regarder ses coéquipiers de la passerelle de presse.
Quand on lui demande ce qui le rend le plus fier, Bourque réfléchit deux petites secondes avant de se lancer.
« Je dirais la progression dans mon jeu, a-t-il affirmé. Mais je sais que je peux encore atteindre un autre niveau. J’aime constater que je continue de m’améliorer. Même si je trouve que je suis dans une bonne séquence, je sais que j’ai le potentiel pour franchir une autre marche. Je récolte les fruits de mon travail depuis plusieurs mois. En séries l’an dernier, je ne jouais pas, mais je continuais à bûcher. C’est valorisant quand tu vois que tes efforts rapportent. »
Bourque n’avait participé qu’à trois des 18 matchs des séries en séries au printemps dernier.
« Oui, je m’en suis servi comme motivation. J’ai aussi regardé cette situation avec du recul. Nous comptions sur plusieurs très bons attaquants avec les Stars. Il n’y avait pas trop de place pour un jeune joueur. Je veux maintenant démontrer que j’ai ma place à 100% au sein de la formation. J’obtiens un rôle offensif dernièrement. Je fais ma part des choses. Je retire une fierté à démontrer que je peux remplacer des gars qui sont partis. Je voudrai démontrer en séries que je mérite de jouer chacun de nos matchs. »
Plus de chances à l’aile droite
Un centre ou un ailier? Cette question revient souvent avec un jeune joueur. Dans le cas de Bourque, les Stars l’utilisent de plus en plus à l’aile droite.
« C’est drôle puisque j’en parlais après notre match de mardi soir à Calgary, a-t-il mentionné. Je soupais avec Justin Hryckowian et d’autres coéquipiers. Je leur parlais de ma transition vers un poste d’ailier dans la LNH. J’ai encore les atouts pour jouer au centre. Comme ailier, j’approche encore un match avec la mentalité d’un centre et je me tiens encore souvent dans le milieu de la glace.
« Les meilleures équipes ont plusieurs joueurs qui peuvent se promener entre le centre et l’aile au sein des deux premiers trios. Pour jouer dans un top six, je pense que j’ai plus de chances d’être à l’aile droite. Je garde toutefois confiance en mes atouts pour jouer au centre. Je deviens plus confortable à l’aile. Je dirais même que j’aime ça maintenant. Je ne disais pas ça l’an dernier. »


















