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Comtois, le dernier des Mohicans

L'attaquant québécois est le seul qui pourra montrer la voie à suivre jusqu'à l'or cette année, et il arborera le "C" de capitaine

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

Un an après avoir été l'un des derniers attaquants à éviter le couperet pour se tailler un poste au sein d'Équipe Canada junior, Maxime Comtois est désormais celui qui devra montrer le chemin à suivre à la nouvelle cohorte de représentants canadiens. C'est d'ailleurs lui qui a hérité du « C » de capitaine.

Il connaît ce chemin en détail : ses dénivelés, ses faux plats et ses nids de poule. Il est le seul joueur à l'avoir parcouru de long en large l'an dernier à être de retour avec l'équipe cette année. Il sait ce que ça prend pour se rendre jusqu'à la médaille d'or.

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Alex Formenton et Robert Thomas étaient les deux seuls autres joueurs admissibles à un retour, mais ils n'y seront pas; le premier en raison d'une blessure et le second parce qu'il a fait le saut dans la LNH.

Comtois est le dernier des Mohicans, et maintenant le premier Québécois à occuper le poste de capitaine d'ÉCJ depuis Kristopher Letang en 2007.

« Je pense que ça prend l'apport de tout le monde dans l'équipe pour aller jusqu'au bout », a indiqué Comtois en entrevue avec LNH.com. « Nous avons tous des rôles différents dans nos équipes respectives; certains gars plus offensifs vont devoir jouer en désavantage numérique. Ça m'est arrivé l'an dernier.

« Au final, l'équipe au sein de laquelle les joueurs vont accepter leur rôle et celle qui créera le plus rapidement une chimie va être celle qui va gagner. » 

Comtois ne parle pas à travers son chapeau. Il a aidé le Canada à mettre fin à une « disette » de deux ans sans médaille d'or en décembre dernier, lui qui était le seul Québécois au sein de la formation. Dans un rôle de soutien, il avait tout de même récolté trois buts et trois aides en six rencontres.

Ce sera différent cette fois. C'est en partie sur ses épaules que reposera l'attaque de l'équipe alors qu'il sera utilisé sur le premier trio en compagnie de Cody Glass et d'Owen Tippett - selon ce qu'il a été permis de voir lors du calendrier préparatoire.

C'est ce qu'on appelle un revirement de situation. En l'espace d'un an, le choix de deuxième ronde des Ducks d'Anaheim en 2017 (50e au total) est passé de joueur de soutien à élément-clé de la formation canadienne.

C'est sans compter qu'il a réussi à percer la formation des Ducks à son deuxième camp d'entraînement et qu'il a disputé dix matchs dans la LNH avant d'être renvoyé chez les Voltigeurs de Drummondville, il y a quelques semaines.

Video: ANA@ARI: Comtois brise l'impasse tard en deuxième

« Durant toute mon année d'admissibilité au repêchage jusqu'au camp de sélection de l'an dernier, beaucoup de personnes ont douté de moi et de mon développement, a fait valoir Comtois. Je savais que j'étais capable de devenir un joueur d'impact. Je me suis concentré à améliorer les choses que j'aimais moins de mon jeu.

« Quand je suis arrivé au camp l'an dernier, je voulais faire l'équipe et j'ai réussi à la faire grâce à mes habitudes de travail. Ç'a été la même chose cette année. Ça ne change pas. »

De grandes responsabilités

Le rôle qu'il occupe maintenant dans la hiérarchie de l'équipe vient évidemment avec une certaine pression de produire. Parce que c'est son trio qui devra donner le ton et établir le style de jeu de cette équipe qui misera sans grande surprise sur la vitesse pour conserver son titre.

« On est une équipe qui est extrêmement rapide, pas seulement côté patin, mais aussi côté exécution, a analysé Comtois. Nos défenseurs sont très bons en relance et vont permettre aux attaquants de générer de l'attaque facilement. Après, ça va être à nous de mettre de la pression pour causer des revirements et créer des choses offensivement. »

À cet égard, la formation aura la lourde tâche de compenser la perte de Formenton - une véritable fusée - sur la patinoire ainsi que dans le vestiaire. Avec son expérience de la LNH et sa participation au dernier tournoi, l'Ontarien de 19 ans aurait été aussi utile que Comtois tout au long du parcours.

« Ç'a été extrêmement décevant de l'apprendre, a confié le Québécois. C'est probablement l'un des plus rapides de notre âge au monde. Ça nous a fait mal sur la glace, mais aussi à l'extérieur. C'est le seul autre joueur qui avait de l'expérience, et dans des compétitions comme celle-là, l'expérience ne s'achète pas. »

Elle ne s'achète peut-être pas, mais elle peut se transmettre. Comtois sera là pour ça.

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