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Cinq questions avec… Nate Schmidt

Le défenseur discute de son retour au jeu après avoir été suspendu et de son impact sur le jeu des Golden Knights

par Dan Rosen @drosennhl / Journaliste principal NHL.com

Chaque mercredi pendant la saison 2018-19, LNH.com s'entretient avec un intervenant du monde du hockey pour discuter de leur opinion sur l'état de ce sport, de leur vie et de leur carrière, en plus de revenir sur l'actualité.

Cette semaine, cinq questions avec Nate Schmidt :

Nate Schmidt ne prend même pas le temps d'enlever ses patins ou son équipement avant de se lancer vers le radio et de faire retentir des chansons de Noël dans le vestiaire des Golden Knights de Vegas.

« C'est moi le DJ de Noël », a-t-il ajouté à voix haute en direction de… personne, la semaine dernière après un entraînement au Barclays Center.

L'énergie ne semble pas manquer pour Schmidt, qui veut avoir un impact sur les succès des Golden Knights après avoir raté les 20 premiers matchs de la saison pour avoir violé la politique antidopage de la LNH/AJLNH.

Le retour du défenseur connu pour la qualité de son coup de patin, sa capacité à bouger la rondelle et pour éteindre la menace dans sa zone se fait sentir. Vegas a une fiche de 11-3-1 depuis qu'il a enfilé le chandail le 18 novembre. Le dossier de l'équipe était de 8-11-1 avant son retour.

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« Le 88 est de retour!, s'est exclamé Reilly Smith à propos de Schmidt et de son numéro de chandail. Il estime que l'apport du défenseur est ce qui a permis aux Golden Knights de retrouver leurs couleurs durant le dernier mois. « On refuserait d'avouer l'évidence si on disait que ça n'a pas eu un impact pour faire gagner notre équipe. »

Schmidt a amassé six points (deux buts, quatre passes), un différentiel de plus-3, un filet gagnant et il est le défenseur le plus utilisé avec une moyenne de 22:25 de jeu en 15 matchs. Vegas marque en moyenne 3,80 buts par match depuis son retour, eux qui en inscrivaient 2,45 sans lui.

« On bouge la rondelle beaucoup plus rapidement quand il est sur la glace et il rend nos joueurs plus à l'aise et plus confiants », a souligné l'entraîneur-chef Gerard Gallant. « Il change le rythme de notre défensive. Il améliore la vitesse d'exécution et tout le monde le suit. »

NHL.com s'est entretenu avec Schmidt afin de discuter de son impact, de ce qu'il a vécu quand il a été suspendu pendant 20 matchs, et de plusieurs autres sujets :

Comment évalues-tu ton impact depuis que tu es revenu avec l'équipe?

« À part la musique de Noël dans le vestiaire? C'est toujours plaisant d'être en mesure d'apporter de l'énergie dans la chambre, surtout après 20 matchs. Les joueurs frappent souvent un mur durant la période entre novembre et le début de décembre, donc ça fait du bien d'avoir un peu de nouveauté dans le vestiaire, un gars qui est reposé mentalement. Je pense que ç'a aidé notre groupe. Ça arrive dans toutes les équipes, les gars sont un peu fatigués à ce moment-ci de l'année. Tu peux demander à Deryk Engelland, il n'a pas eu droit à beaucoup de matins calmes depuis que je suis de retour! » 

Crois-tu avoir été en mesure d'aider les Golden Knights à accélérer la vitesse du jeu et à rendre ton équipe plus rapide qu'elle ne l'était lorsque tu n'étais pas en uniforme?

« C'est évident que le rythme du jeu s'est accéléré, donc ça me laisse croire qu'il devait être plus lent que la manière dont nous jouons présentement. J'aime notre manière de jouer quand nous sommes rapides de la sorte. J'en parle toujours à Shea Theodore et à Colin Miller, que c'est important pour nous de patiner avec la rondelle, la sortir de la zone. Je dis aux jeunes, quand je travaille avec eux l'été, que la défensive, c'est une affaire de transport de rondelle et de revirements. Ton travail, c'est de t'emparer de la rondelle et de sortir de la zone le plus vite possible, et de créer des revirements qui vont mener à une montée. C'est de cette manière que la plupart des buts sont marqués de nos jours. C'est incroyablement important pour qu'un groupe de défenseurs ait du succès. Quand tu patines, tu es plus difficile à affronter. 

« Je sais que quand on affronte des équipes qui patinent avec la rondelle, quand tu te retrouves un peu dans le même coin et que la défensive adverse arrive à pleine vitesse, ça devient difficile. Tu ne peux pas fermer l'ouverture. Ça ajoute de la pression sur tes attaquants, qui doivent revenir en arrière. Tu perds tes couvertures. Donc, c'est très important pour notre groupe et c'est quelque chose qu'on voit de plus en plus sur la glace. »

Ton retour a aussi un impact parce qu'il permet à Gallant d'utiliser ses autres défenseurs dans un rôle qui est un peu plus approprié pour eux que lorsque tu étais absent. As-tu vu Theodore et Miller, en particulier, s'améliorer grâce au nombre de minutes dont tu as hérité?

« Ça fait partie de l'équation. Parfois, quand tu as un rôle comme le mien, le rôle que [mon partenaire en défensive Brayden McNabb] et moi on joue, ça permet aux autres gars de se porter un peu plus à l'offensive. Oui, il faut toujours que tu penses à la portion défensive, mais tu peux te permettre d'être plus agressif, d'augmenter le rythme un peu plus.

« Ce que j'aime de notre façon de jouer, notre défensive, c'est que le nombre de minutes passées sur la glace n'est pas incroyablement élevé ou bas. J'aime comment on se partage le temps de jeu. Ça me permet, ainsi qu'à Brayden, de se retrouver dans une position où on peut avoir du succès contre la première ligne de l'autre équipe et à nos deux autres paires de défenseurs d'être agressives parce qu'elles savent qu'on sera là en renfort. » 

Qu'as-tu fait durant le temps où tu étais suspendu et quand es-tu devenu fébrile à l'idée de recommencer à jouer?

« Je me suis amusé. J'ai essayé de profiter du temps comme je pouvais. Je suis allé à Vienne. C'était l'idée de mon agent, Matt Keator. Au début, je n'étais pas certain, mais une fois rendu, c'était génial. C'est une culture complètement différente que tu découvres. C'est cool parce que je n'étais pas seulement en vacances. Il y avait des gars en Autriche qui pouvaient m'aider, me dire où aller, quoi manger et tout. C'était bien d'avoir des contacts locaux. Je m'entraînais avec les Capitals de Vienne et leurs entraînements sont tellement plus intenses. Ça n'a pas de sens! Ça rend le travail 25 pour cent plus difficile parce que la glace est tellement grande.

Video: WSH@VGK: Schmidt brise l'égalité tard en 3e

« J'ai aussi pu retourner à la maison et voir ma famille. Je suis allé à la chasse. Mais au final, quand l'attente tirait à sa fin et que je pouvais enfin voir la lumière au bout du tunnel, c'était la première fois que j'étais vraiment heureux depuis quelques mois. J'ai pensé à ça tout l'été, mais je ne pouvais pas être fébrile à l'idée d'aller au camp d'entraînement parce que je ne savais pas si ça allait arriver. Et quand le camp a commencé, ça m'a frappé que j'allais encore devoir attendre deux mois et demi avant de pouvoir jouer. Mais quand la dernière semaine d'attente est arrivée, quand j'étais de retour à la maison au Minnesota et que je m'entraînais, je savais que j'étais prêt. Et quand je suis revenu avec l'équipe, je me sentais enfin dans mon petit monde. »

Comment composais-tu avec le fait que l'équipe éprouvait des difficultés en ton absence?

« C'est quelque chose dont j'ai discuté avec notre entraîneur Ryan McGill. Je ne savais pas quelle position adopter parce que je savais que je pouvais être utile, mais je ne savais pas comment aider. Est-ce que j'allais uniquement le faire avec mon jeu? Est-ce que j'allais le faire en parlant? Comment pouvais-je dire aux gars quoi faire alors que je n'étais pas là depuis 20 matchs? C'était mon hésitation durant la première semaine, mais après la défaite de 7-2 contre Calgary [le 19 novembre] où nous avions donné cinq buts en première période, je me souviens d'avoir parlé à nos défenseurs après le match pour leur souligner que peu importe ce qu'ils tentaient de faire, ça ne fonctionnait pas. On devait apporter un changement. Tu t'adaptes ou tu meurs, comme disait Billy Beane.

« J'estimais qu'il fallait retourner à ce qu'on faisait de bien avant. C'était de patiner. C'était de bouger la rondelle et d'avoir un jeu simple. Pour moi, la défensive, c'est ce qui transporte ton équipe. Si tes arrières font les bonnes choses, tes attaquants sont forcés de jouer d'une certaine manière. Tu ne dois pas tenter de régler tout le problème d'un seul coup, tu dois y aller une chose à la fois et je crois que ça commençait par la défensive. Si on jouait mieux, on allait forcer nos attaquants à faire mieux, placer nos gardiens dans une meilleure position pour effectuer les arrêts, plutôt qu'ils aient à être spectaculaires toutes les cinq minutes. C'est un gros morceau qui a fait que les performances de l'équipe ont changé dramatiquement. »

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