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Cinq questions avec Auston Matthews

Le centre des Maple Leafs discute du fait de jouer à Toronto, de l'ajout de Tavares et de l'amélioration de son coup de patin

par Mike Zeisberger @Zeisberger / Journaliste NHL.com

TORONTO - Auston Matthews avait 6 ans lorsque les Maple Leafs de Toronto ont remporté une ronde des séries éliminatoires de la Coupe Stanley pour la dernière fois.

Il veut les aider à mettre fin à cette disette.

« Je crois que nous avons le potentiel de devenir une grande équipe, mais nous devrons travailler pour ça, a confié le centre de 21 ans à NHL.com. Rien ne nous sera offert sur un plateau.

« Nous avons connu deux saisons prometteuses, mais nous les conclusions n'ont pas été celles que nous souhaitions. Nos objectifs sont bien plus élevés que ça. »

Matthews et les Maple Leafs vont entreprendre leur quête lorsqu'ils vont amorcer la saison 2018-19 contre les Canadiens de Montréal au Scotiabank Arena mercredi (19 h (HE); SN, RDS, NHL.TV). Une photo de Matthews se trouve sur les billets de ce match, un autre rappel de son extrême popularité dans un marché fou de hockey comme Toronto.

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Les attentes de Matthews et de ses coéquipiers ont atteint de nouveaux sommets, surtout depuis que le centre John Tavares a accepté un contrat de sept ans d'une valeur de 77 millions $ le 1er juillet. Les Maple Leafs n'ont pas franchi la première ronde des séries depuis qu'ils ont éliminé les Sénateurs d'Ottawa en sept matchs en quart de finale de l'Association de l'Est en 2004.

Toronto a participé au tournoi printanier à chacune des deux premières campagnes de Matthews, mais a été éliminé au premier tour chaque fois, en six matchs contre les Capitals de Washington en 2017 puis en sept parties contre les Bruins de Boston en avril dernier. Matthews a souligné que les Maple Leafs devaient apprendre de ces échecs à l'aube de cette nouvelle saison.

Lorsque la première mise au jeu aura lieu contre Montréal, Matthews va se retrouver au centre d'un trio complété par Patrick Marleau et Tyler Ennis. William Nylander évoluerait à la place d'Ennis si son différend contractuel avec la direction devait se régler.

« Il n'y aura pas de problème lorsque [Nylander] va s'amener, a affirmé Matthews. Il évolue ici depuis environ deux ans et demi. C'est un joueur spécial. »

C'est également le cas de Matthews. Il a récolté 132 points (74 buts, 58 passes) en 144 matchs dans la LNH et il a reporté le trophée Calder en 2016-17 à titre de recrue de l'année. Dans son esprit, le meilleur reste à venir.

Pendant ce temps, son aura continue de grandir. Il a été en vedette dans une séance de photos dans le magazine GQ la semaine dernière. Sa photo est bien présente sur les bannières qui sont accrochées aux lampadaires autour du Scotiabank Arena.

C'est agréable d'être Auston Matthews aujourd'hui. C'est du moins l'impression que nous avons.

Voici donc cinq questions avec… Auston Matthews

Tu as grandi en Arizona et joué en Suisse. Avec tout le respect possible envers ces deux endroits, il ne s'agit pas de marchés de hockey intenses comme celui de Toronto. Peu d'endroits le sont. Que ce soit la visite de l'entraîneur Mike Babcock chez toi pendant la saison morte ou le débat constant concernant ton opinion sur le poste de capitaine des Maple Leafs, tout ce qui se passe ici semble devenir public. Comment est-ce qu'un jeune réservé comme toi, et je pense que les gens oublient parfois à quel point tu es jeune, parvient à s'adapter aux projecteurs omniprésents dans cette ville de hockey?

« Ce fut un apprentissage, surtout au cours de la première année. À mon arrivée, plusieurs personnes ont tenté de me dire de quoi tout ça aurait l'air, mais je ne pense pas qu'on puisse vraiment comprendre ce que c'est avant de l'avoir vécu. De toute évidence, après avoir joué à Toronto au cours des deux dernières années, j'ai appris à connaître le milieu et ses attentes. C'est simplement ainsi que les choses se passent. C'est la Mecque du hockey. Toutes les petites choses se transforment en nouvelles d'importance. Nous allons tenter de faire de notre mieux pour gérer ça. C'est toutefois difficile. Parfois, c'est hors de notre contrôle. »

As-tu grandi à cet égard au cours des 24 derniers mois?

« Il le faut, j'imagine. On se fait poser la même question plusieurs fois, encore et encore. La réponse ne change pour ainsi dire jamais. Cet aspect peut être frustrant par moments. C'est l'une des choses qu'il faut maîtriser quand on est un professionnel et qu'on joue dans la LNH. Il faut l'accepter. Je n'ai aucun problème avec ça. Mais comme tu l'as dit, ça peut parfois être frustrant. »

De toute évidence, l'embauche de John Tavares a ajouté une autre couche d'optimisme par rapport aux chances de l'équipe cette saison. Qu'as-tu appris de John au cours des trois derniers mois que tu ne savais pas avant qu'il n'arrive ici?

« Je le connais depuis un moment, et je l'ai croisé au cours des derniers étés, avant même que j'atteigne la LNH. C'est surtout la manière dont il s'occupe de ses affaires. Il est très réservé. Mais dès qu'il saute sur la glace, et de la manière dont il traite son corps et qu'il se nourrit, il est très professionnel. Ça en dit long sur le type de personne qu'il est. Plusieurs des joueurs de l'équipe sont très jeunes - 21, 22, 23 ans - et nous entamons seulement notre troisième saison. Il est sans aucun doute un joueur à qui je peux poser des questions, car il a déjà vécu tellement de choses dans sa carrière. »

Toi et John faites partie d'une première vague du jeu de puissance très impressionnante en compagnie de Mitchell Marner, Nazem Kadri et Morgan Rielly. À quel point es-tu impressionné par le succès que vous avez connu en avantage numérique (5-en-12) au cours des matchs préparatoires?

« Les deux unités ont très bien fait. Nous avons été en mesure de profiter de nos chances et de marquer des buts, et même notre unité d'infériorité numérique a touché la cible. C'est toujours positif lorsque les unités spéciales jouent un grand rôle pour générer de l'attaque et du momentum, alors lorsque tout va bien de ce côté, c'est bon signe. »

Ton coup de patin a été l'une de tes forces depuis la première journée du camp d'entraînement. Tu as attribué une partie du mérite à l'ancienne patineuse olympique Barb Underhill, qui est conseillère en patinage pour les Maple Leafs. À quel point t'a-t-elle aidé et quel est ton objectif dans ce processus?

« J'ai déjà dit que nous voulons tous patiner comme [le centre des Oilers d'Edmonton] Connor McDavid, mais que ça ne se produit pas du jour au lendemain. Il y a beaucoup de points techniques. Le but est d'être plus explosif, de tirer avantage de cette première enjambée. Je peux déjà sentir la différence. Barb m'a vraiment aidé de ce côté. »
 

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