Les Capitals, sans gagner, ont été en mesure de compétitionner, puisque quatre de ces six séries se sont terminées en sept matchs. Mais ce n'était pas suffisant pour permettre à Alex Ovechkin et ses coéquipiers d'obtenir leur billet pour la ronde suivante.
Depuis l'arrivée d'Ovechkin dans la LNH, lors de la saison 2005-2006, seulement sept équipes de la LNH, dont les Capitals, n'ont pas été en mesure d'atteindre la finale d'association au moins une fois. Les Flames de Calgary, les Panthers de la Floride, les Maple Leafs de Toronto, les Islanders de New York, ainsi que les Jets de Winnipeg/Thrashers d'Atlanta et les Blue Jackets de Columbus font partie de ce groupe.
Or, ces six formations, dont deux sont issues de l'expansion de 1999 et 2000, n'ont jamais été en mesure de s'établir comme des puissances. Depuis la saison 2005-2006, elles ont amassé en moyenne 83 points par campagne et ont chacune raté les séries éliminatoires entre sept fois, pour les Flames et 11 fois, pour les Panthers.
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Pendant ce temps, les Capitals ont récolté 96 points en moyenne par saison - dont deux de seulement 70 points à l'arrivée d'Ovechkin dans la LNH. Lors des 10 dernières années, ils n'ont raté les séries éliminatoires qu'à une seule occasion (2014).
En toute logique, Washington ne devrait pas se retrouver dans ce groupe de sept équipes. Mais voilà, il en fait partie, un poids lourd à porter.
La situation est toutefois différente dans cette série contre les Penguins de Pittsburgh : les Capitals ont l'avance après cinq matchs. Ce n'était jamais arrivé face à l'équipe de la Pennsylvanie en quatre confrontations.
« On doit voir cela comme une opportunité, a dit l'entraîneur-chef des Capitals Barry Trotz, dimanche. Nous avons un peu plus de marge de manœuvre qu'eux. On devra être à notre meilleur et notre jeu devra être à un niveau supérieur. Il n'y a pas de place pour les excuses, on sait ce que l'on doit faire. C'est un adversaire redoutable et on devra être très, très bon. »
Les Capitals étaient passés bien près, en 2014, la seule saison depuis 2005-2006 où ils avaient l'avance dans la série de deuxième ronde après le match no 5. Les Rangers étaient revenus de l'arrière pour l'emporter 4-3.
« Un jour, ça va finir par arriver », a résumé Ovechkin dimanche.
Si le capitaine des Capitals veut que ce scénario se réalise, il devra être au cœur des succès de son équipe. Dans les huit matchs où Washington avait la chance d'éliminer son adversaire et passer au troisième tour, il a amassé deux buts et trois passes. Pour son coéquipier Nicklas Backstrom, deuxième joueur avec le plus d'ancienneté avec les Capitals, la récolte est encore plus mince : trois passes en huit rencontres. Backstrom n'a pas pris part à l'entraînement des siens dimanche et a plutôt eu droit à une journée de traitements, mais devrait être de l'action lundi.