Montembeault badge Chaumont

BROSSARD, Qc – Samuel Montembeault l’a déjà dit plus d’une fois cette saison. Il doit rebâtir sa confiance afin de se replacer sur les rails. Il a peut-être trouvé la combinaison gagnante dans la ville du vice, à Vegas.

Vendredi, le temps d’un match en après-midi contre les Golden Knights au T-Mobile Arena, Montembeault ressemblait au Montembeault de la saison dernière. Il a bloqué 30 tirs dans un gain de 4-1 des Canadiens de Montréal.

C’était la première fois en douze départs qu’il finissait une sortie en accordant moins de deux buts.

« Oui, ça m’a fait vraiment du bien », a dit Montembeault à sa sortie d’un entraînement lundi, à Brossard. « Personnellement, j’avais besoin de m’enlever de la pression de sur mes épaules. Ça m’a fait du bien aussi pour le moral. J’ai gagné un match contre une bonne équipe et dans un édifice que j’aime à Vegas. Nous avons vraiment connu un bon match. C’était une victoire d’équipe. »

Encerclé par une petite poignée de journalistes en ce lundi matin frisquet du premier jour de décembre, le numéro 35 n’a pas eu besoin d’une longue réflexion quand un collègue lui a demandé s’il venait de connaître son meilleur match de la saison.

« Je pense que oui, a-t-il répliqué rapidement. C’était mon match le plus complet. J’ai joué 60 solides minutes. Je devrai bâtir sur ce match. Pour y arriver, je dois travailler fort afin de regagner ma constance. »

Martin St-Louis lui fera confiance mardi soir au Centre Bell face aux Sénateurs d’Ottawa.

« Il ne m’a rien démontré que je ne savais pas déjà face aux Golden Knights, a dit l’entraîneur-chef. Monty est capable de sortir de gros matchs. Mais il doit maintenant le faire avec constance. Il travaille fort. J’ai confiance en nos gardiens. »

Aux yeux de Mike Matheson, Montembeault a démontré ce qu’il avait dans le ventre en trouvant une façon de braver une petite tempête.

« Il doit être très fier de lui, il fait face à de l’adversité depuis quelques semaines avec tout ce que les partisans disent à son sujet, a affirmé Matheson. Ce n’est pas facile de se retrouver dans une telle situation. Mais il a gardé sa confiance et il a travaillé fort pour rebondir. »

Jakub Dobes avait obtenu le départ lors de la défaite de 7-2 contre l’Avalanche samedi, à Denver. Malgré un mauvais résultat dans les montagnes du Colorado, le Tricolore est revenu de ce voyage de trois rencontres avec quatre points, en signant des victoires contre le Mammoth à Salt Lake City et face aux Knights à Vegas.

Matheson : le meneur à la ligne bleue

Kent Hughes et Jeff Gorton ont trouvé une autre façon de garder un membre clé du noyau de l’équipe à un salaire raisonnable. Vendredi dernier, Matheson a paraphé un nouveau contrat de cinq ans d’une valeur de 30 M$. Il gagnera donc en moyenne 6 M$ à partir de la saison 2026-2027.

« Il n’y a pas de doute que c’est emballant pour ma famille et moi, a mentionné le défenseur de 31 ans. Je ne pense pas que j’étais trop stressé pour mon contrat. Je savais qu’il y avait une possibilité de régler ce dossier sans que ça ne devienne trop long. Mais je suis heureux que ce soit maintenant terminé. »

Utilisé à la gauche de Noah Dobson depuis le premier jour du calendrier, Matheson trône au sommet de l’équipe avec un temps de jeu moyen de 24 min 44 s, près de deux minutes de plus que son partenaire.

Même s’il ne touche pratiquement plus à l’avantage numérique, le Montréalais a encore de bons chiffres offensifs avec 15 points (4 buts, 11 passes) en 24 matchs.

« J’étais vraiment heureux d’apprendre cette nouvelle, de savoir qu’il restera pour cinq saisons de plus, a dit l’ailier Cole Caufield. C’est emballant pour tout le monde. Mike est un coéquipier estimé et respecté. Il est un meneur au sein de notre équipe. Il fait des choses sur la glace que très peu de joueurs peuvent accomplir. Il joue de grosses minutes, puis il a un impact offensivement et défensivement. Il est un joueur vraiment important, mais il est aussi une très bonne personne. »

« Oui, je suis vraiment content de cette prolongation de contrat de cinq ans, a renchéri St-Louis. J’aime sa rapidité et son niveau de compétitivité. Il est aussi intense dans nos entraînements que lors des matchs. Il n’y a pas d’interrupteur avec lui. »