« C’est un accomplissement individuel de signer un contrat, mais il y a tellement de gens derrière ça, a souligné l’attaquant de 18 ans. Les boys de mon équipe ont fait partie de ça. Ils ont contribué à mon succès. Je pense aussi à mes parents, à mes frères, à mes agents, à mes amis. À tout le monde.
« Ça prend une grande famille pour accomplir ça. »
Cette signature n’arrive pas comme une grande surprise. Le Mammoth a sélectionné Desnoyers au quatrième rang lors du dernier repêchage, et ne cache pas les grands plans que l’organisation a envers lui.
Après une troisième saison dans le circuit junior québécois, une conquête du trophée Gilles-Courteau et une participation à la Coupe Memorial – peut-être une deuxième, ce printemps – le natif de Saint-Hyacinthe est prêt à passer à la prochaine étape. N’allez toutefois pas croire que sa tête est rendue en Utah pour autant.
« J’ai mes objectifs personnels, mais mon focus est sur les Wildcats et sur le premier match des séries, vendredi, a-t-il assuré. Je veux aborder les choses au jour le jour et continuer de m’améliorer tous les jours. Si je fais tout ça, et que j’ai un gros été, j’aurai comme objectif de jouer dans la LNH l’an prochain.
« J’ai une belle relation de confiance avec le Mammoth. Je sens qu’ils ont confiance en moi. Je continue de les écouter et de travailler sur ce qu’ils veulent que j’améliore. La communication est très bonne. »
De nouvelles épreuves
Quand on lui demande ce dont il est le plus fier dans cette saison, Desnoyers ne passe même pas près d’aborder sa production personnelle. Il a beau avoir amassé 22 buts et 78 points en 45 matchs, ce n’est pas ce qui lui vient d’abord à l’esprit.
C’est le fait qu’il a amorcé la saison sur la liste des blessés à la suite d’une opération au poignet gauche, et qu’il a été en mesure de revenir en force dès le mois de novembre.
« Je traversais ça pour la première fois de ma carrière, et je me suis blessé de nouveau en revenant au jeu, a-t-il élaboré. J’ai vécu beaucoup d’adversité, et j’ai dû manger mon pain noir. Mais c’est dans l’adversité que tu grandis. Dans ma tête, je n’ai jamais douté que je reviendrais aussi fort.
« J’ai aussi appris beaucoup dans mon rôle de capitaine d’un groupe qui comptait sur plusieurs recrues. J’ai grandi comme personne et comme joueur. »
Il a manifestement fait du bon travail à ce chapitre, également. Les résultats parlent d’eux-mêmes.
Dans le monde du hockey junior, il est rare qu’une équipe championne réussisse à maintenir les mêmes standards deux années de suite. Les Wildcats ont pourtant signé 50 victoires et récolté 104 points, seulement quatre de moins que l’an dernier.
« Une équipe gagnante part toujours d’une culture forte et d’un environnement sain, a conclu Desnoyers. Ça part du propriétaire, M. Irving, et ça découle sur la direction, les entraîneurs, le groupe de leaders et sur tous les gars de l’équipe. Tout le monde embarque là-dedans et c’est ce qui fait notre succès.
« On a accompli l’objectif du championnat de la saison. Les deux plus gros restent à venir. »