DENVER – C’est difficile de gagner en séries éliminatoires de la Coupe Stanley. Ce l’est encore plus quand un de vos gros canons manque à l’appel.
L’Avalanche du Colorado l'a constaté contre les Golden Knights de Vegas dans un revers de 4-2 en lever de rideau de la finale de l’Association de l’Ouest mercredi.
L’Avalanche était privée du défenseur Cale Makar, qui a raté la rencontre en raison d’une blessure au haut du corps subie dans la cinquième et dernière partie de la série de deuxième tour contre le Wild du Minnesota.
Makar ne s’était pas entraîné depuis ce match contre le Wild mercredi dernier, ratant trois séances sur glace. Mais pas plus tard que mardi, l’entraîneur Jared Bednar avait fait preuve d’optimisme au sujet de sa présence pour le match no 1. C’est la raison pour laquelle l’annonce de son absence en matinée en a surpris plusieurs.
Sans celui qui est habituellement son chef d’orchestre, l’Avalanche a offert du jeu décousu. Le Colorado a conservé un dossier de 8-1 avec Makar dans la formation depuis le début des séries. Il a maintenant une fiche de 0-1 sans lui.
Mercredi, le premier trio de Gabriel Landeskog, Nathan MacKinnon et Martin Necas a connu son lot de déboires, et l’unité a même été démantelée en troisième période. Les autres défenseurs ont dû jouer plus de minutes et assumer des rôles auxquels ils ne sont pas habitués.
« Il est un joueur important et il joue beaucoup, a mentionné Bednar. Certains des aspects avec lesquels nous avons eu de la difficulté ce soir, ce sont ses points forts. Ça affecte tout. Il est souvent sur la glace en même temps que le trio de MacKinnon. Il y a certainement eu un effet domino à son absence. »
Makar a joué en moyenne 24:59 par rencontre au cours des neuf premiers matchs. Il s'agit de beaucoup de temps de jeu à redistribuer, sans compter que les autres défenseurs n'ont tout simplement pas le même niveau de jeu que Makar. Ce dernier est l’un des trois finalistes pour l’obtention du trophée Norris, remis au meilleur défenseur de la LNH.
Jack Ahcan a été inséré dans la formation pour remplacer Makar, mais il n’a joué que 7:34. Devon Toews a joué 27:32. Brett Kulak a joué 23:06, héritant de certaines des minutes à redistribuer.
« Il est une pièce importante », a dit le gardien Scott Wedgewood. « On ne peut pas le nier. Je suis fier des gars qui ont élevé leur jeu d’un cran et qui ont joué beaucoup plus de minutes que d’habitude.
« Tu vas perdre des joueurs au cours d’un parcours en séries, et il représente une grosse partie de l’équipe, mais les autres doivent avoir la mentalité de vouloir prendre la relève. J’étais fier du groupe de défenseurs devant moi. »
Sam Malinski, de retour dans la formation après une absence de deux parties, a joué 20:31, ce qui est près de sa moyenne habituelle. Mais ses confrontations étaient plus ardues, et on l’a placé dans des situations plus corsées.
On l’a bien vu sur ce qui s’est avéré être le but vainqueur au début de la troisième période.
L’Avalanche était en avantage numérique. Malinski a obtenu la rondelle à la pointe et il a décoché un tir dans les protège-tibias de Brett Howden, qui appliquait de la pression à la pointe. La rondelle est sortie de la zone, et Ben Hutton s’en est emparé, menant un 2-contre-1 face à Malinski.
Hutton a choisi de tirer. Wedgewood a effectué l’arrêt, et la rondelle a volé en hauteur. Howden l’a rabattue avec son gant et l’a poussée avec son bâton dans le filet, s’assurant ainsi que le but soit bon.



















