Hagens Minten split

BOSTON – Voilà trois ans que Patrice Bergeron a pris sa retraite, et les Bruins de Boston sont toujours à la recherche de son remplaçant.

Les Bruins ont progressé cette saison. Ils ont participé aux séries éliminatoires de la Coupe Stanley après avoir terminé à égalité au dernier rang de l’Association de l’Est en 2024-25. Mais malgré tout, ils ont reconnu qu’ils ont beaucoup de besoins à combler et qu’ils doivent acquérir plus de joueurs de talent.

Le besoin principal de l’équipe? Un centre numéro un.

Les Bruins en ont peut-être déjà un en James Hagens ou Fraser Minten. Ils peuvent espérer que l’un d’eux – ou les deux – devienne un joueur de premier plan comme Bergeron l’a fait. Mais les Bruins pourraient aussi devoir aller voir ailleurs pour pourvoir leur besoin le plus pressant.

« C’est à eux de montrer qu’ils peuvent devenir des centres numéro un et comment ils vont y arriver », a dit le président Cam Neely, mercredi, lors du bilan de saison de la direction de l’équipe, en faisant référence à Hagens et Minten. « Mais nous voulons donner à ces joueurs toutes les chances de s’emparer d’un poste qui est disponible pour eux.

« Nous reconnaissons tous ici que nous n’avons pas un véritable centre numéro un. C’est quelque chose que nous allons tenter de régler, que ce soit durant la saison morte ou en assistant au développement de ces joueurs. Mais nous savons que nous avons ce besoin. »

Le poste de premier centre avait des allures de portes tournantes cette saison. Elias Lindholm, Pavel Zacha et Minten ont tous occupé ce rôle à un moment ou à un autre. Hagens, repêché au septième rang en 2025, a passé la saison à Boston College avant de signer un contrat de recrue et de faire ses débuts dans le dernier match de la saison régulière. Il a disputé cinq rencontres dans la LNH, dont trois en séries éliminatoires, amassant une passe.

Hagens ou Minten pourrait-il s’emparer de ce rôle?

« Je pense que les deux ont le talent, a assuré Neely. Ils sont deux joueurs un peu différents. Un ressemble un peu plus à Bergy comme joueur sur 200 pieds, mais il ne voit peut-être pas aussi bien le jeu que Hagens, qui a toujours la tête levée et qui cherche toujours à distribuer la rondelle. »

Dans le meilleur des scénarios pour les Bruins, l’un de ces deux joueurs pourrait occuper le rôle de centre numéro un dans un avenir rapproché ou à long terme, car les centres numéro un sont à peu près impossibles à obtenir sur le marché des joueurs autonome ou via un échange.

Et ce, même si les Bruins n’ont pas peur de tenter le coup de circuit.

« À la date limite des échanges ou pendant l’été, tu réalises que quand tu appelles un autre directeur général au sujet d’un joueur de ce calibre, tu te fais répondre qu’il n’y en a même pas 32 dans la LNH », a affirmé le DG Don Sweeney.

« Nous sommes satisfaits que cette année, nos joueurs soient parvenus à pourvoir ce rôle par comité. Fraser a joué environ 50 matchs dans ce rôle, ce qui n’est pas facile. Les confrontations sont beaucoup plus difficiles. Tu joues avec un joueur vedette. […] Il a fait du bon travail. »

Minten a conclu la saison avec 35 points (17 buts, 18 aides) en 82 parties. Il a mérité la confiance et les éloges de l’entraîneur Marco Sturm.

« Nous espérons qu’ils atteindront leur plein potentiel, a ajouté Sweeney. Les gens attribuaient une étiquette à Fraser au départ. Pourquoi lui donner un plafond? Nous verrons ce qu’il sera en mesure d’accomplir. »

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Les Bruins croyaient avoir trouvé une solution il y a deux ans en mettant Lindholm sous contrat, le 1er juillet 2024, pour sept ans à un salaire annuel moyen de 7,75 millions $. Mais Lindholm n’a pas répondu aux attentes, en partie parce qu’il compose avec des problèmes au dos depuis deux campagnes. Comme Sweeney l’a dit, « il veut revenir au niveau de jeu qu’il croit pouvoir atteindre et que nous croyons qu’il peut atteindre. Les blessures ne sont pas la faute du joueur. »

Mais les besoins ne sont pas uniquement au centre. Les Bruins ont besoin d’aide partout.

« Oui, évidemment », a convenu Neely, quand on lui a demandé si les Bruins ont besoin de plus de talent. « Nous avons été éliminés au premier tour. Oui, nous avons besoin de plus de talent, de vitesse. C’est quelque chose que nous devons acquérir d’une manière ou d’une autre. Nous ne sommes pas au même niveau que les équipes d’élite de la Ligue.

« Quand tu rebâtis comme nous l’avons fait (à la date limite des transactions 2025), tu ne vas pas reconstruire en une saison. Il faudra du temps, mais nous pouvons bâtir sur ce que nous avons accompli cette année, et il faut attribuer du mérite aux joueurs. Nous avons encore du travail à faire pour améliorer cette équipe. »

Mais ultimement, malgré la déception d’une élimination au premier tour, les Bruins sont satisfaits de leur saison. Ils ont accompli plus qu’attendu et ils ont fait des progrès après leur pire saison depuis longtemps.

« Faire cette conférence de presse l’année dernière avait été très difficile », a reconnu le chef de la direction des Bruins Charlie Jacobs. « Mais je suis ici aujourd’hui avec l’impression que nous sommes sur la bonne voie. »