« Naz connaissait déjà plusieurs joueurs ici », a souligné l’attaquant Brock Nelson, lui-même acquis par l’Avalanche à la date limite des transactions l’an dernier. « Il connaissait nos systèmes de jeu, notre personnel… Ce fut probablement un peu plus facile pour lui à cet égard.
« Ce n’est jamais facile d’être échangé en pleine saison, mais il était familier avec notre environnement et c’est tant mieux. Les gens semblaient dire qu’on avait besoin d’un centre, et maintenant qu’on en a ajouté deux (avec Nicolas Roy), on se trouve dans l’abondance. Maintenant, on peut changer nos trios et tester différentes combinaisons. Ça nous rend très dangereux lorsque tout le monde est en santé. »
Kadri était le joueur de centre dont l’Avalanche avait besoin, au même titre qu’il l’était en 2019, lorsque l’ancien DG Joe Sakic l’avait acquis des Maple Leafs de Toronto.
Auteur de 87 points (28 buts, 59 aides) en 71 matchs de saison régulière et de 15 points (8 buts, 7 aides) en 16 rencontres de séries éliminatoires à sa dernière année au Colorado, en 2021-22, Kadri manquait cruellement à l’Avalanche depuis son départ. La troupe de Jared Bednar n’a remporté qu’une série en son absence – c’était au premier tour du tournoi printanier de 2024, face aux Jets de Winnipeg.
« Nous sommes heureux de le retrouver dans ce vestiaire, s’est réjoui le défenseur Josh Manson. Les joueurs comme moi qui l’avions côtoyé en 2022 savions quel genre de joueur nous venions d’obtenir. Nous étions très emballés. Oui, il est un joueur très habile, mais une partie de son apport est intangible. Il peut nous aider à gagner. C’est emballant! »
Vous comprendrez donc que Kadri n’a pas mis de temps à s’ajuster à sa « nouvelle » équipe.
« J’ai connu d’assez bons débuts, a-t-il laissé entendre. Je suis encore en train de m’acclimater à certains éléments mineurs de ma nouvelle routine. C’est un ajustement, mais je crois bien le gérer. »
L’entraîneur-chef de l’Avalanche, Jared Bednar, acquiesce.
« Notre manière de jouer et notre structure sont essentiellement les mêmes qu’à son premier passage ici, a-t-il soulevé. Et il connaissait assez de gens ici pour que son arrivée ici se déroule bien. Le visage de l’équipe a certainement changé, mais il replonge dans un rôle similaire à ce qu’il avait en 2022.
« Nous étions très heureux de le retrouver. Il est un gros morceau de cette équipe et un gros ajout de date limite. »
L’Avalanche paraît redoutable à quelques semaines des séries, mais le travail ne fait que commencer pour Kadri et ses coéquipiers.
« Le but est, bien sûr, de remporter la Coupe Stanley, a conclu l’attaquant. Évidemment, nous avons du pain sur la planche, mais nous n’allons pas sauter d’étapes. Nous comprenons à quel point c’est difficile de se rendre en finale. Nous savons ce que ça prend pour y arriver. Il y a plusieurs bonnes équipes dans cette ligue, mais nous avons simplement hâte de jouer à la manière des Avs. »