Forsberg at Sweden warmups for folo Feb 12 26

Les Suédois ont tout un défi devant eux pour cette phase éliminatoire des Jeux de Milano Cortina.

Classés au septième rang après le tour préliminaire, ils devront vaincre la Lettonie et les États-Unis en l’espace de 24 heures s’ils espèrent atteindre le carré d’as.

Et s’ils y parviennent, ils auront probablement rendez-vous avec le Canada.

« Ce sont les Olympiques! », a brièvement résumé l’attaquant Filip Forsberg.

Heureusement pour eux, Forsberg et sa bande font figure de favoris face aux Lettons. Les deux nations s’affronteront mardi (15 h 10; Peacock, CBC Gem, CBC) et l’équipe gagnante aura rendez-vous avec les Américains le lendemain, que ce soit la Suède ou la Lettonie.

Une défaite mardi constituerait probablement le plus grand échec olympique de l’histoire de la Suède. Au-delà, même, de sa défaite de 4-3 contre le Bélarus en quarts de finale des Jeux de Salt Lake City en 2002.

« Les Suédois seront favoris », a affirmé avec pragmatisme le capitaine de la Lettonie, Kaspars Daugavins. « On serait stupides de dire le contraire. On sait qu’ils ont les meilleurs joueurs au monde dans leur équipe, mais on veut leur montrer qu’on sait jouer au hockey nous aussi.

« On a déjà prouvé, par le passé, qu’on pouvait se débrouiller contre ces équipes. On verra. C’est le sport. Un jour donné, tout peut arriver. »

Les Lettons ont un exemple récent de ce qu’avance Daugavins. En 2023, ils ont éliminé la Suède en quarts de finale du Championnat mondial de l’IIHF au terme d’une victoire de 3-1. Les effectifs étaient « complètement différents » de ce qu’ils seront mardi, dixit l’entraîneur suédois Sam Hallam, mais cette grande surprise n’est pas, pour autant, dénuée de sens moins de trois ans plus tard.

« Ce genre de défaite reste sûrement ancrée dans leur mémoire, a avancé Daugavins. Et de notre côté, cette victoire montre que tout est possible. Ça nous montre qu’on l’a déjà fait. On va arriver là-bas et jouer avec intensité. »

Arturs Silovs était le gardien de la Lettonie dans cette victoire en 2023. Il avait bloqué 40 tirs des Suédois. Mardi, il devrait à nouveau affronter le pays scandinave. À moins que l’entraîneur Harijs Vitolins décide d’envoyer Elvis Merzlikins dans la mêlée comme au premier match du tour préliminaire.

« Ils ont un bon duo de gardiens et une bonne structure défensive, a noté Forsberg. La plupart de leurs joueurs se connaissent bien, donc ils ont une certaine chimie. On les voit comme un bon défi. »

La Lettonie a subi des défaites de 5-1 contre les États-Unis et de 4-2 contre le Danemark au tour préliminaire, mais ils l’ont emporté 4-3 samedi contre l’Allemagne de Leon Draisaitl et Tim Stützle.

La Suède, elle, a dû trimer pour l’emporter 5-2 contre l’Italie en lever de rideau. S’en suivit un revers de 4-1 contre la Finlande, puis un gain de 5-3 contre la Slovaquie.

Mais cette dernière victoire a eu des allures de défaite lorsque l’attaquant slovaque Dalibor Dvorsky a réduit l’écart avec 39 secondes à écouler pour procurer aux siens l’avantage du bris d’égalité dans le groupe B.

Résultat des courses : les Slovaques attendent patiemment leur adversaire pour les quarts de finale et les Suédois, pendant ce temps, doivent passer par les huitièmes de finale pour assurer leur survie.

« Dans ce tournoi, de toute façon, tu dois battre tout le monde pour remporter l’or, a rappelé Forsberg. De notre côté, on espère d’abord battre la Lettonie. »

La Suède est l’une des trois équipes dans ce tournoi à miser sur une formation uniquement composée de joueurs de la LNH. Si elle joue à la hauteur de son talent, elle peut relever haut la main le défi qui l’attend.

« Mon travail est de faire comprendre à mon équipe à quel point elle est bonne, à quel point elle a encore de bonnes minutes à donner sur cette patinoire, et que tout ça commence avec le match de demain. »

Avec la collaboration de Shawn P. Roarke, directeur principal du contenu éditorial NHL.com

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