Faber_Sanderson_TeamUSA

MILAN – Pour Brock Faber et Jake Sanderson, les Jeux olympiques d’hiver de Milano Cortina 2026 représentent une deuxième expérience sur la scène mondiale.

Les deux défenseurs qui portent les couleurs d’Équipe États-Unis à Milan ont aussi représenté leur pays aux Jeux olympiques de Pékin en 2022.

Les similitudes entre les deux expériences s’arrêtent toutefois là.

« Tout est différent », a résumé Sanderson dimanche.

Tout d’abord, les joueurs de la LNH ne participaient pas aux Jeux de 2022, tout comme à ceux de 2018. De plus, la planète était aux prises avec la pandémie de COVID, ce qui a fait en sorte qu’aucun partisan ne se trouvait dans les gradins.

À Milan, les joueurs de la LNH sont présents pour la première fois depuis 2014, et les amphithéâtres sont remplis à craquer de bruyants partisans qui encouragent les 12 pays en action.

« L’atmosphère est tout simplement incroyable », a lancé Sanderson.

Sanderson, qui a été sélectionné par les Sénateurs d’Ottawa au cinquième rang au total du repêchage 2020, était âgé de 19 ans et évoluait à l’Université du Dakota du Nord lorsqu’il a été invité à prendre part aux Jeux de Pékin. Il a conclu le tournoi avec une mention d’aide en un match. Aujourd’hui âgé de 23 ans, il dispute une quatrième campagne avec les Sénateurs, et a amassé 46 points (11 buts, 35 passes) en 57 rencontres.

Faber était lui aussi âgé de 19 ans et évoluait à l’Université du Minnesota en 2022. Il a disputé les quatre parties des États-Unis à Pékin et a obtenu une mention d’aide. Espoir des Kings de Los Angeles à l’époque, lui qui avait été choisi en deuxième ronde (45e au total) à l’encan 2020, il a ensuite été échangé au Wild du Minnesota dans le cadre de la transaction impliquant l’attaquant Kevin Fiala le 29 juin 2022. Il dispute aujourd’hui sa troisième saison complète avec le Wild, et le finaliste au trophée Calder en 2024 a récolté 37 points (13 buts, 24 passes) en 58 matchs depuis le début de la campagne.

À son avis, la plus grande différence entre les deux expériences olympiques est la vitesse du jeu, alors que 148 joueurs de la LNH prennent part aux Jeux olympiques de Milan. Les États-Unis, le Canada, la Suède et la Finlande misent notamment sur des formations complètes de 24 joueurs issus de la LNH.

L'équipe de LNH.com revient sur la ronde préliminaire et met la table pour la suite

« Le rythme du jeu est vraiment différent, tout le monde est évidemment plus rapide, a noté Faber. Ça rend le jeu plus difficile.

« Mais avec l’engouement qui est généré par les partisans et les médias, tout est beaucoup plus gros, et avec raison. C’est donc vraiment plaisant jusqu’ici. »

En vertu d’un gain de 5-1 contre l’Allemagne dimanche, les États-Unis ont terminé en tête du groupe C et au deuxième rang du classement général, alors que le tournoi entre dans la phase des matchs à élimination directe. Les Américains ont conservé un dossier de 3-0-0-0 et ont semblé s’améliorer à chacune de leurs rencontres.

L’une des raisons qui expliquent ce brio, c’est le rendement de Faber, Sanderson et du reste de la brigade défensive des États-Unis, qui ont accordé cinq buts en trois matchs, dont un bizarre alors que le gardien Jeremy Swayman a été déjoué d’un tir du centre de la glace dans une victoire de 6-3 aux dépens du Danemark samedi.

Faber a récolté un but et une passe en plus de conserver un différentiel de +3. Sanderson a quant à lui amassé deux mentions d’aide en trois parties.

« J’ai trouvé qu’il s’agissait de notre meilleur match ce soir, a déclaré Faber après la victoire contre l’Allemagne. Ils forment évidemment la meilleure équipe contre qui nous avons joué jusqu’ici, et je pense que nous avons joué de la bonne façon. Ça a évidemment paru sur la glace. »

Les États-Unis seront de retour en action en quart de finale mercredi, alors qu’ils vont se frotter au gagnant du duel de la ronde de qualification entre la Suède et la Lettonie (15 h 10 HE; Peacock, USA, ICI Tele, CBC Gem).

Les États-Unis se trouvaient dans la même situation en 2022. Après avoir conservé une fiche de 3-0-0-0 en ronde préliminaire et profité d’un passage direct en quart de finale, les Américains avaient toutefois perdu contre la Slovaquie pour rentrer chez eux plus tôt que prévu.

Sanderson a souligné que même s’il s’agit d’un tournoi différent avec des joueurs différents, il y a moment de tirer des leçons de ce qui s’est produit.

« Il ne faut jamais prendre une équipe à la légère, a expliqué Sanderson. Il y a de bons joueurs partout dans le monde, qu’ils évoluent dans la LNH ou non. »

Il suffit de revenir sur le match de samedi pour en avoir la preuve. Même si le Danemark ne mise que sur cinq joueurs de la LNH dans sa formation, il est demeuré dans le match et a poussé les États-Unis à disputer leur match le plus serré jusqu’ici.

« Il s’agit d’un bon exemple, a admis Sanderson. Le Danemark ne mise pas sur beaucoup de joueurs de la LNH, mais ils ont disputé un match très bien structuré. Ils étaient rapides et ont dicté le jeu tôt dans le match. Nous voulons évidemment respecter toutes les équipes, mais nous ne voulons pas avoir peur de qui que ce soit. »

Une autre leçon que Sanderson a tirée de son expérience à Pékin, c’est de profiter de chacune des secondes.

« C’est un moment tellement spécial, ça n’arrive qu’une fois dans une vie, a conclu Sanderson. Il faut simplement vivre le moment présent et tenter d’en retirer le plus de souvenirs positifs possible. »