MILAN – Samuel Hlavaj n’a pas retiré son masque et son équipement. Il dégoutte de sueur à sa sortie d’un entraînement d’une heure sur la glace secondaire du Santagiulia lundi matin. À 48 heures d’un match en quarts de finale sur la grande scène des Jeux olympiques, le gardien a bloqué des centaines de tirs.
Hlavaj et ses coéquipiers désirent roder encore plus la machine slovaque à l’approche d’un grand match pour ce petit pays de 5,5 millions d’habitants. Malgré l’enjeu, le numéro 31 reste très calme et détendu.
Son visage s’illumine encore plus quand on le fait reculer dans le passé. Bien avant Milan, il a appris son métier avec le Phoenix de Sherbrooke dans la LHJMQ. Il y a joué deux saisons : 2019-2020 et 2020-2021.
« C’était génial à Sherbrooke, a-t-il affirmé. J’ai eu la chance de vivre dans une famille de pension formidable avec Doug et Nancy Blair. J’ai développé une belle amitié avec eux. Ils m’ont visité en Iowa cette saison. J’ai vraiment aimé mes jours avec le Phoenix.
« Je n’ai jamais regretté ma décision de jouer dans la LHJMQ, c’était l’une des meilleures ligues juniors au monde, a-t-il poursuivi. J’ai gagné en confiance, j’ai vécu des expériences et je suis devenu un meilleur gardien. »
À sa première saison à Sherbrooke (2019-2020), Hlavaj avait frappé l’imaginaire en conservant un dossier de 33-3-2 avec une moyenne de 2,25 et un taux d’efficacité de ,915.
« Je n’avais perdu aucun match à la maison cette année-là, a-t-il répliqué rapidement. J’aimais jouer dans cet aréna à Sherbrooke. »
Comme bien des gardiens, Hlavaj a une bonne mémoire. Il n’avait jamais connu le sentiment d’un revers devant ses partisans lors de cette saison.
« Je gagnais et j’avais du plaisir, a-t-il mentionné. J’aimais aussi mes coéquipiers avec le Phoenix. J’ai appris de petits mots en français, mais ce n’étaient pas les bons mots. »



















