Slafkovsky records badge Chaumont

MILAN – Juraj Slafkovsky a toujours identifié Marian Hossa comme le héros de son enfance. À 21 ans, Slafkovsky cogne maintenant à la porte d’un record de son modèle.

Hossa détient la marque chez les joueurs de la Slovaquie avec 14 buts en 19 matchs aux Jeux olympiques. L’ancienne gloire de la LNH a porté l’uniforme de son pays à quatre reprises aux JO : en 2002 à Salt Lake City (quatre buts), en 2006 à Turin (cinq), en 2010 à Vancouver (trois) et en 2014 à Sotchi (deux).

À sa deuxième aventure olympique, Slafkovsky a déjà marqué dix buts en dix rencontres. Il se rapproche donc à quatre buts du sommet. Il est déjà à égalité avec Miroslav Satan (10 buts) et il a distancé d’autres grands noms de son pays comme Marian Gaborik (sept) et Pavol Demitra (six).

« C’est bien, c’est une bonne chose », a dit Slafkvosky à sa sortie d’un entraînement de l’équipe slovaque lundi matin sur la patinoire secondaire du Santagiulia Arena. « Tous les joueurs rêvent de marquer des buts dans un grand tournoi. Je veux aider mon équipe. Si je le fais en marquant des buts, je vais le prendre.

« Dans mon enfance, je regardais ces joueurs. Mais Hossa était surtout celui sur qui je voulais modeler mon jeu. J’aimerais obtenir d’autres buts pour me rapprocher de lui. »

À ses trois premiers matchs du tour préliminaire, Slafkovsky a dominé la Slovaquie avec six points (trois buts, trois passes). Il poursuit donc sur sa lancée des Jeux olympiques de 2022 à Pékin, mais il le fait maintenant dans un contexte encore plus difficile contre les meilleurs joueurs de la LNH à Milan.

« J’aime ça jouer aux Jeux olympiques, a affirmé avec le sourire aux lèvres le numéro 20. À Montréal, je me retrouve aussi sous les réflecteurs. J’ai donc l’habitude. Ici à Milan, j’ai du plaisir à chacun de mes matchs. »

« Je veux être le joueur qui transporte son équipe, a-t-il continué. Je me réjouis d’y arriver pour l’instant, mais le véritable tournoi commence maintenant. Je devrai me présenter mercredi et jouer de la même façon. »

Mercredi, la Slovaquie jouera en quarts de finale contre le vainqueur du match de barrage de mardi opposant l’Allemagne à la France. Les Slovaques ont causé une belle surprise lors du tour préliminaire en se hissant au sommet du groupe B devant deux plus grandes nations, la Finlande et la Suède.

Le bonheur de Satan

À deux jours des quarts de finale, les Slovaques ont tenu un entraînement de près d’une heure. À la sortie des joueurs, Miroslav Satan, le directeur général de l’équipe, a fait un brin de jasette avec les journalistes dans la zone mixte.

Satan a bien évidemment parlé de Slafkovsky.

« C’est génial de le voir jouer ainsi, a mentionné l'ancien attaquant de 51 ans. Il y a quatre ans, nous nous retrouvions devant un dilemme. Nous hésitions à inviter des jeunes de 17 ans (Juraj Slafkovsky et Simon Nemec) aux Jeux olympiques. Nous avions choisi de leur faire confiance. Je me réjouis de cette décision. »

« Juraj avait surpris un peu tout le monde à Pékin, a-t-il poursuivi. Il a grandi comme joueur depuis cette époque. Il a connu une belle progression avec les Canadiens à Montréal. Aujourd’hui, il est le meneur de notre équipe nationale. Il transporte l’équipe sur ses épaules. À Pékin, Juraj finissait les jeux en marquant des buts. À Milan, il est celui qui dicte le jeu. Il contrôle la rondelle, il crée de l’espace pour ses coéquipiers et il est encore plus fort et intelligent. »

À l’image du DG de la Slovaquie, Samuel Hlavaj a décrit Slafkovsky comme le cœur et l’âme de son équipe.

« Il est une immense part des succès de notre formation, a souligné le gardien de 24 ans. Il connaît un formidable tournoi, mais il reste encore du travail. Nous ne voulons pas nous arrêter. Nous voulons poursuivre notre belle histoire.

« Oui, nous avons terminé au sommet de notre groupe et c’est une bonne chose. Mais il faut gagner notre prochain match. C’est ça le plus important. »

L'équipe de LNH.com revient sur la ronde préliminaire et met la table pour la suite