MILAN – « Est-ce que j’aurais préféré que le match soit serré ? Oui. Est-ce que j’aurais préféré un autre pointage final que 10-2? Oui. Mais à l’arrivée, nous venons de jouer contre la meilleure nation au monde et c’était un honneur d’être sur la glace avec eux. »
Pierre-Édouard Bellemare, capitaine de l’équipe de France, a parlé dans trois langues après ce revers de 10-2 contre le Canada. Installé pour de longues minutes dans la zone mixte du Santagiulia Arena, Bellemare a expliqué en français, en anglais et en suédois ce qu’il venait de vivre.
Mais c’est en français avec des collègues du Québec qu’il a offert l’une de ses meilleures réponses. Pour lui, le résultat final n’avait pas trop d’importance.
Pour le hockey en France, ce match contre le Canada représentait un moment historique. Un petit pays se mesurait à un géant sur une glace olympique.
« Ils sont toujours en avance sur le jeu », a affirmé Bellemare, un ailier de 40 ans. « Nous avons vu les meilleurs joueurs au monde, mais nous avons aussi vu des joueurs qui placent le palet en fond de territoire et qui frappent. Je trouve que c’est un exemple magnifique pour notre hockey français. »
« Tu joues au hockey pour les matchs difficiles, a poursuivi le capitaine des Bleus. Ça, c’était un match extrêmement difficile. Je le dis avec tout mon respect et mon côté positif. Si nous avions joué un match où nous marchions sur cette équipe, il y aurait eu un problème. Ils étaient bien meilleurs que nous. Dès que nous faisions une erreur, nous la payions très cher. Mais c’est ça que les meilleurs joueurs au monde font. »



















