Lafrenière Chaumont Classique

MIAMI – À la visite des Rangers de New York à la mi-octobre à Montréal, Mike Sullivan avait dévoilé les objectifs envers Alexis Lafrenière, mentionnant qu’il arrivait à une étape de sa carrière où il pouvait atteindre une autre étape dans son jeu, autant avec la rondelle que sans.

Lafrenière sait qu’il représente une pièce importante du casse-tête offensif des Rangers. À 24 ans et à sa sixième saison dans la LNH, le premier de classe du repêchage de 2020 n’a pas besoin d’un dessin pour connaître son rôle.

À sa sortie d’un entraînement sur la patinoire du loanDepot park de Miami, le site de la Classique hivernale entre les Rangers et les Panthers de la Floride, Lafrenière a rangé son casque et ses gants avant de s’asseoir sur une chaise en cuir dans le vestiaire de l’équipe adverse au domicile des Marlins.

Quand on lui a demandé de décrire sa saison où il n’a amassé que 20 points (huit buts, 12 passes) en 42 rencontres, l’ancienne gloire de l’Océanic de Rimouski a poussé un court soupir.

« C’est aussi le reflet du jeu offensif de notre équipe », a-t-il dit.

« J’ai des hauts et des bas. Comme équipe, nous avons de la misère à marquer. C’est la même chose pour moi. J’ai des chances, mais je n’en profite pas assez. Je dirais que c’est une chance après une autre. Mais je ne marque pas. Malgré ça, je dois essayer de rester positif. Ça finira par débloquer. Je dois jouer un match complet. Si j’ai trois chances dans un match, je dois finir par obtenir un but. Ce n’est pas suffisant de juste avoir des chances. »

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S’il maintient le même rythme, le numéro 13 des « Blue Shirts » se destine vers une saison d’un peu moins de 40 points. Il s’agirait d’une chute par rapport à sa production des deux dernières années où il a obtenu 45 points (17 buts, 28 passes) en 2024-2025 et 57 points (28 buts, 29 passes) en 82 matchs en 2023-2024.

Sur le plan contractuel, Lafrenière vit également une nouvelle réalité. L’ailier originaire de Saint-Eustache en est à la première année d’un lucratif pacte de sept ans et 52,15 millions $ (salaire annuel moyen de 7,45 millions $). Il avait paraphé cette prolongation de contrat au mois d’octobre 2024.

« Je n’y pense pas trop même si j’en reste conscient, a-t-il reconnu. Plus tu es un haut salarié, plus il y a des attentes. C’est normal. C’est la même chose dans la vie de tous les jours. Je dois produire un peu plus et ne pas lâcher. Oui, j’ai un peu plus de pression, mais quand je joue je ne m’attarde pas à ça. »

À leur première saison sous la gouverne de Sullivan, les Rangers ont perdu la recette pour gagner au Madison Square Garden (5-10-3), mais ils ont aussi l’une des pires attaques de la LNH avec 2,55 buts marqués par rencontre. Seuls les Blues de St. Louis (2,46) ont une pire fiche.

Une deuxième expérience

À Miami, Lafrenière participera pour une première fois à la Classique hivernale, mais il en sera à un deuxième match extérieur.

« C’est vraiment le fun, a-t-il affirmé. Je garde de bons souvenirs de mon premier match dehors, c’était pour la Série des stades au MetLife, le domicile des Giants et des Jets de New York dans la NFL. Nous avions gagné en prolongation contre les Islanders (6-5). Je suis heureux de participer pour une deuxième fois à un événement de la sorte. C’est spécial aussi de vivre ça à Miami. »

« Je dirais qu’il y a une plus grande excitation. Tu sautes sur la glace et tu regardes un peu partout. Le MetLife était énorme comme stade (79 690 partisans). Il y avait une belle énergie avec une grosse foule. Je me souviens du bruit et du froid pendant la rencontre. Tu ne vis pas un tel match tous les ans, alors tu dois en profiter. »

Le 18 février 2024 au MetLife, Lafrenière avait récolté deux passes dans la victoire des siens face aux vieux rivaux de Long Island.

Près de deux ans plus tard, le Québécois voudra encore une fois sortir victorieux de cet événement plus grandiose qu’un match traditionnel.

« Ça fait quelques matchs que nous échappons, a-t-il rappelé. D’ici la fin de l’année, tous les matchs resteront importants. Le classement est tellement serré dans l’Est. C’est fou de voir la parité. Tu perds un match et tu peux glisser de trois positions. Mais si tu gagnes un match, tu peux remonter de trois positions. C’est un gros match pour nous, mais aussi pour les Panthers. Pour nous replacer au plus fort de la course pour les séries, nous devrons partir sur une série de victoires. »