Mats Zuccarello May 12 26 off day story

ST. PAUL, Minnesota – Mats Zuccarello a encore des papillons dans l’estomac quand il marche dans le tunnel et saute sur la glace avant chaque match.

« J’ai l’impression que quand tu es nerveux, ça veut dire que c’est important pour toi, a dit Zuccarello. C’est le cas pour moi. Si tu sautes sur la glace pour un match comme celui-ci et que tu t’en fous, que tu n’as pas la passion, peut-être que ça signifie que tu dois accrocher tes patins. J’ai encore les papillons dans l’estomac quand je marche jusqu’à la glace. Pour moi, ça signifie que ce que je fais est encore important. »

Zuccarello a 38 ans. Il a disputé 963 matchs de saison régulière et 109 en séries éliminatoires de la Coupe Stanley. Il écoule la dernière saison d’un contrat de deux ans d’une valeur de 8,25 millions $. Mais ce qui le motive à continuer, ce n’est pas la quête d’un premier championnat en carrière ou l’atteinte du plateau des 1000 matchs.

Non, Zuccarello continue à briller avec le Wild du Minnesota parce qu’il a du plaisir.

« On joue pour le plaisir, a affirmé Zuccarello. J’ai atteint la finale il y a 12 ans (avec les Rangers de New York) et à cette époque, j’étais jeune et je me disais que j’aurais une autre opportunité. Mais ça passe vite et 12 ans plus tard, je n’y suis toujours pas retourné. Tu dois profiter des occasions que tu obtiens.

« C’est ce que je dirais au jeune Mats. J’ai encore du plaisir. Je n’ai pas l’impression d’avoir 38 ans. Je me sens plus jeune. Je me sens bien. »

Ça tombe bien parce que le Minnesota a besoin de la meilleure version de Zuccarello actuellement.

Le Wild tire de l’arrière 3-1 dans la série de deuxième tour contre l’Avalanche du Colorado et doit gagner le match no 5, mercredi au Ball Arena (20 h HE; TVAS, CBC, SN, HBO MAX, truTV, TNT), s’il souhaite demeurer en vie.

C’est dans ces moments où le leadership hors glace est aussi important que sur glace que le Wild est heureux de compter sur Zuccarello.

« Quand il est ici, il a du plaisir, mais il est un gars sérieux quand même », a souligné l’entraîneur John Hynes. « Il adore le hockey et il est très intelligent. Il peut détendre l’atmosphère, mais quand c’est le moment de se mettre au boulot, il travaille. C’est une très bonne chose pour plusieurs jeunes joueurs. Ce n’est pas que tu dois être intense tout le temps, mais tu dois l’être au bon moment. Il y a des moments pour avoir du plaisir, mais aussi des moments où tu dois te retrousser les manches et travailler, que ce soit dans la salle vidéo, à l’entraînement ou pendant les matchs. Il possède la combinaison de tout ça. »

Zuccarello demeure un joueur d’impact sur la glace.

Il a neuf points (deux buts, sept passes) en sept rencontres depuis le début des séries, incluant des mentions d’aide sur quatre des sept filets du Minnesota en avantage numérique.

Il a raté les matchs no 2, 3 et 4 contre les Stars de Dallas au premier tour en raison d’une blessure. Le Wild a perdu deux de ces trois parties, montrant un rendement de 1-en-15 sur le jeu de puissance. Ils ont une efficacité de 6-en-22 dans les sept matchs où Zuccarello a joué.

« Il lit vraiment bien le jeu et il est tellement un bon passeur », a mentionné l’ailier Kirill Kaprizov. « Il voit tout ce qui passe au centre et de l’autre côté de la zone. Nous n’avons qu’à patiner et il va nous repérer tout le temps. »

Zuccarello préfère quant à lui minimiser son impact chez le Wild hors de la glace.

« C’est plaisant si quelqu’un dit que je l’ai aidé, mais honnêtement, j’ai l’impression que tous ces gars-là seraient là où ils sont avec ou sans moi. »

Kaprizov n’en est pas si sûr.

L’ailier russe ne manque pas de confiance, mais une partie de celle-ci lui est insufflée par Zuccarello, qui l’a aidé à devenir une vedette dans la LNH.

« Il est mon meilleur ami », a dit Kaprizov au sujet de Zuccarello.

L’amour de Kaprizov envers Zuccarello est tellement fort qu’il voudrait presque négocier le prochain contrat de son coéquipier pour s’assurer que Zuccarello demeure au Minnesota. 

« C’est tellement plaisant pour moi de jouer avec lui. Nous sommes ensemble depuis le premier jour, a dit Kaprizov. Nous avons développé cette chimie dès le départ sur la glace et à l’extérieur. Il m’aide tout le temps. Il me pousse à en donner plus, et il me dit ce que je dois faire, car il me connaît très bien et sait ce que je ressens. »

Zuccarello n’est pas encore prêt à parler de son avenir, surtout pas à l’aube d’un match sans lendemain. Néanmoins, sa ligne de pensée est plutôt claire. 

« J’ai l’impression d’avoir encore quelques années à donner, a-t-il dit. Les contrats et tout cela, ça ne dépend pas toujours uniquement de moi. Alors, commençons par cette série, en espérant en jouer une autre et voir jusqu’où nous pouvons nous rendre avant de commencer à penser à cela. 

« Mais je me sens bien. J’ai encore du plaisir. Le jour où tu n’éprouves plus de plaisir, tu n’as plus de raison de jouer. » 

Les dires de Zuccarello laissent également croire que le Minnesota est le seul endroit où il veut jouer. 

« Je pense à mes racines de soccer. Mon joueur favori était Francesco Totti, qui a passé toute sa carrière à Rome, a dit Zuccarello. Il aurait pu aller jouer à Real Madrid. Je pense que je suis le genre de gars pour qui connaître les gens autour de moi a beaucoup de valeur.  

« C’est le genre de personne que je suis. J’aime être à l’aise. »

Et loyal.

« La loyauté est un thème qui revient dans le sport, a dit Zuccarello. C’est difficile de l’être. À New York, je croyais être un membre du noyau, j’accepte moins (d’argent) pour rester, puis je me fais envoyer ailleurs en l’espace d’un instant. C'est crève-cœur. Ça fait partie de l’apprentissage dans ce milieu, mais j’aime être un gars loyal. Et je pense que gagner dans un endroit où tu aimes les gens et où tu fais partie de la communauté est encore plus spécial pour moi.

« C’est mon processus de réflexion présentement. Je ne sais pas ce qui va se passer, mais je pense que nous sommes en bonne posture. Nous avons un gros match à jouer demain. Nous pourrons discuter de cette situation en long et en large une fois la saison terminée. »

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