ST. PAUL, Minnesota – Mats Zuccarello a encore des papillons dans l’estomac quand il marche dans le tunnel et saute sur la glace avant chaque match.
« J’ai l’impression que quand tu es nerveux, ça veut dire que c’est important pour toi, a dit Zuccarello. C’est le cas pour moi. Si tu sautes sur la glace pour un match comme celui-ci et que tu t’en fous, que tu n’as pas la passion, peut-être que ça signifie que tu dois accrocher tes patins. J’ai encore les papillons dans l’estomac quand je marche jusqu’à la glace. Pour moi, ça signifie que ce que je fais est encore important. »
Zuccarello a 38 ans. Il a disputé 963 matchs de saison régulière et 109 en séries éliminatoires de la Coupe Stanley. Il écoule la dernière saison d’un contrat de deux ans d’une valeur de 8,25 millions $. Mais ce qui le motive à continuer, ce n’est pas la quête d’un premier championnat en carrière ou l’atteinte du plateau des 1000 matchs.
Non, Zuccarello continue à briller avec le Wild du Minnesota parce qu’il a du plaisir.
« On joue pour le plaisir, a affirmé Zuccarello. J’ai atteint la finale il y a 12 ans (avec les Rangers de New York) et à cette époque, j’étais jeune et je me disais que j’aurais une autre opportunité. Mais ça passe vite et 12 ans plus tard, je n’y suis toujours pas retourné. Tu dois profiter des occasions que tu obtiens.
« C’est ce que je dirais au jeune Mats. J’ai encore du plaisir. Je n’ai pas l’impression d’avoir 38 ans. Je me sens plus jeune. Je me sens bien. »
Ça tombe bien parce que le Minnesota a besoin de la meilleure version de Zuccarello actuellement.
Le Wild tire de l’arrière 3-1 dans la série de deuxième tour contre l’Avalanche du Colorado et doit gagner le match no 5, mercredi au Ball Arena (20 h HE; TVAS, CBC, SN, HBO MAX, truTV, TNT), s’il souhaite demeurer en vie.
C’est dans ces moments où le leadership hors glace est aussi important que sur glace que le Wild est heureux de compter sur Zuccarello.
« Quand il est ici, il a du plaisir, mais il est un gars sérieux quand même », a souligné l’entraîneur John Hynes. « Il adore le hockey et il est très intelligent. Il peut détendre l’atmosphère, mais quand c’est le moment de se mettre au boulot, il travaille. C’est une très bonne chose pour plusieurs jeunes joueurs. Ce n’est pas que tu dois être intense tout le temps, mais tu dois l’être au bon moment. Il y a des moments pour avoir du plaisir, mais aussi des moments où tu dois te retrousser les manches et travailler, que ce soit dans la salle vidéo, à l’entraînement ou pendant les matchs. Il possède la combinaison de tout ça. »
Zuccarello demeure un joueur d’impact sur la glace.
Il a neuf points (deux buts, sept passes) en sept rencontres depuis le début des séries, incluant des mentions d’aide sur quatre des sept filets du Minnesota en avantage numérique.
Il a raté les matchs no 2, 3 et 4 contre les Stars de Dallas au premier tour en raison d’une blessure. Le Wild a perdu deux de ces trois parties, montrant un rendement de 1-en-15 sur le jeu de puissance. Ils ont une efficacité de 6-en-22 dans les sept matchs où Zuccarello a joué.
« Il lit vraiment bien le jeu et il est tellement un bon passeur », a mentionné l’ailier Kirill Kaprizov. « Il voit tout ce qui passe au centre et de l’autre côté de la zone. Nous n’avons qu’à patiner et il va nous repérer tout le temps. »





















