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ST. PAUL, Minnesota – La réplique de l’Avalanche du Colorado s’est amorcée avec une mise en jeu remportée par Nazem Kadri quelques secondes après le but égalisateur de Nico Sturm.

Ce qui s’en est suivi? Trois présences de cols bleus qui se sont soldées avec un but de Parker Kelly. Le but qui a fait la différence dans une victoire de 5-2 de l’Avalanche contre le Wild du Minnesota, lundi, dans le quatrième match de leur série de deuxième tour au Grand Casino Arena.

Si l’Avalanche remporte la Coupe Stanley, on rejouera ces séquences en boucle, car elles sont parfaitement représentatives du genre de hockey que la troupe de Jared Bednar joue ce printemps.

« On a été tenaces, a affirmé l’entraîneur. On était déjà contents de la manière dont notre match se déroulait, mais on voulait vraiment s’assurer de mettre la rondelle dans le fond de leur territoire et appliquer notre échec avant. Ce fut le déclencheur. On n’a eu aucune hésitation en échec avant. Les gars ont patiné sans détour. »

Logan O’Connor a obtenu une première chance de marquer. Idem pour Kadri quelques secondes plus tard, alors qu’il était posté tout juste devant le gardien du Wild Jesper Wallstedt. Ce dernier a ensuite réservé un superbe arrêt à Cale Makar avant la tenue d’une pause télévisuelle.

« On voulait continuer à appliquer cette pression (au retour de la pause), a dit Makar. On s’est immédiatement remis au travail. »

Et l’Avalanche a fini par en récolter les fruits.

Jack Drury a forcé Zach Bogosian à commettre un revirement. Quelques instants plus tard, Jake Middleton se faisait piéger par Jack Drury, qui s’est emparé de la rondelle et l’a remise dans le haut de l’enclave pour Kelly. Ce dernier a fait mouche d’un tir sur réception avec 8:28 à écouler à la troisième période.

COL@MIN: Kelly surprend Wallstedt d'un tir de loin

« On a réussi à provoquer des revirements, trouver un peu d’espace et on a été récompensés, a décrit Bednar. On voulait cet autre but pour reprendre l’avance. »

Les joueurs de l’Avalanche avaient besoin d’offrir une telle réplique après un match où ils ont été, de leur aveu, moins déterminés que leurs rivaux. La bande à MacKinnon s’était inclinée 5-1 à St. Paul samedi.

Deux jours plus tard, elle est de retour aux commandes de sa série. Et mercredi, elle aura l’occasion d’éliminer le Wild en cinq matchs au Ball Arena de Denver.

« Dans ce vestiaire, on y croit, on a confiance et on est déterminés, a énuméré le capitaine Gabriel Landeskog. Tu combines ces trois choses avec un peu de talent et de profondeur, et ça te donne une excellente recette. Les gars savaient ce qui était à l’enjeu ce soir, à quel point il était important de ne pas leur donner des ailes. On a fait du bon travail. »

Et le plus génial, dans tout ça?

L’empreinte qu’auront laissée les attaquants de soutien et le gardien Mackenzie Blackwood sur cette victoire.

« Mais on n’en est pas surpris. On en a été témoins tout au long de la saison. »

Ross Colton a donné les devants 2-1 à l’Avalanche après 6:56 de jeu en troisième période, acceptant une savante passe de Nicolas Roy près du filet de Wallstedt. Il mettait fin à une disette de 18 matchs sans but, léthargie qui s’était amorcée le 24 mars.

« Je prendrais un but important en séries bien avant une poignée de buts en saison régulière », a comparé Bednar.

Kelly, lui, marquait le premier but de sa carrière en séries éliminatoires. Il avait terminé les dernières séries avec une mention d’aide en sept rencontres.

 « Tu ne sais jamais quand l’occasion se présentera, a dit le héros du match. Tout le monde tente de faire la bonne chose, mais il faut simplement rester prêt. C’est une question d’un tir, d’un jeu qui peut virer en ta faveur. »

Blackwood obtenait pour sa part un premier départ devant le filet de l’Avalanche depuis le début du tournoi printanier.

Il a répondu à l’appel, bloquant 19 des 21 tirs dirigés vers lui.

« Il a été bon, a vanté Bednar. Il a joué exactement comme j’espérais qu’il le ferait. Il avait connu de bons entraînements dans la dernière semaine. Il a eu le temps de se préparer, il a fait ses devoirs, et voilà qu’il a connu un très bon match. »

Blackwood a dû rester concentré malgré une longue période d’inactivité devant son filet lors du match de lundi. Entre le milieu de la première période et de la deuxième, il n’a reçu qu’un tir en 22:35.

« Il y a 10 ans, j’aurais probablement trouvé cette situation difficile, a avoué le cerbère. Encore aujourd’hui, ce n’est pas facile, mais tu trouves des moyens de rester concentré sur le match devant toi. »

Le Wild a tenté une véritable poussée en fin de deuxième et en troisième période, mais Blackwood a été quasi intraitable devant les attaques répétées de ses rivaux. Il n’y a que Sturm qui l’a déjoué à mi-chemin au troisième vingt.

Mais au lieu de s’écrouler dans un Grand Casino Arena revigoré, l’Avalanche a offert la meilleure réplique qui soit : trois présences de qualité et un but crucial.

« Je ne cesse de vous parler de l’échec avant, mais c’est à l’origine d’une grande partie de nos succès. Ça alimente l’espoir au sein de notre groupe, a conclu Landeskog. On est un groupe de joueurs compétitifs, un groupe de joueurs insatisfaits du match 3 et qui voulaient offrir la réplique ce soir. On est arrivés prêts. »