Roy_Kelly

DENVER – Quelques joueurs de l’Avalanche du Colorado attendent impatiemment cette conversation chaque jeudi. 

Qu’as-tu pensé du dernier épisode de « Survivor »?

« 'O' (Logan O’Connor) et moi, on enregistre l’épisode du mercredi et on en discute le jeudi », a expliqué l’attaquant Parker Kelly à propos de la téléréalité de longue date. « Mes parents regardaient cette émission en grandissant, ma mère participait même à des ''pools'' à l'école. J’avais arrêté de l’écouter, mais je m’y suis remis. »

Pendant que certains en discutent, tous les membres de l’Avalanche participent à leur propre version de Survivor en séries éliminatoires de la Coupe Stanley. Ils sont maintenant à une victoire d’atteindre la finale de l’Association de l’Ouest, un exploit qu’ils pourraient réaliser dès mercredi à l’occasion du match no 5 contre le Wild du Minnesota au Ball Arena (20 h HE; HBO MAX, truTV, TNT, SN, TVAS, CBC).

Le Colorado montre une fiche de 7-1 en séries, ayant balayé les Kings de Los Angeles au premier tour et menant 3-1 dans sa série face au Wild après sa victoire de 5-2 de lundi. 

« Oui, une guerre psychologique et une guerre physique, a dit le capitaine Gabriel Landeskog. Mais nous mangeons beaucoup plus qu’eux (dans la téléréalité). »

Survivor a été diffusé pour la première fois sur les ondes de CBS le 31 mai 2000. L’émission, filmée à différents endroits dans le monde, en est à sa 50e saison, qui se tient actuellement sur les îles Mamanuca, à Fidji. 

Kelly et O'Connor sont deux fervents amateurs de Survivor. 

« Il doit normalement attendre sa femme (Kiarra) pour regarder les émissions, alors que je n’attends pas toujours la mienne, a dit O’Connor. Ma femme (Kendra) n’est pas aussi passionnée que moi. Je dois donc parfois attendre quelques jours avant de pouvoir en parler avec Parker. »

Nicolas Roy, Landeskog, Josh Manson et Brett Kulak sont d’autres joueurs qui participent à l’occasion aux discussions. 

« Nous avions une petite discussion, mais une fois, ils parlaient de celui qui avait été éliminé », a raconté Roy, qui tente de rattraper les deux dernières saisons. « Je me suis retiré de cette discussion. Je ne veux pas me faire voler la surprise! 

« Je suis un grand amateur de Survivor. Je regarde celui-ci, et il y a maintenant un Survivor au Québec, également. La quatrième saison est commencée là-bas, alors je regarde un peu des deux. »

Kulak a soutenu que sa mère a toujours été une grande adepte de Survivor et que sa femme Caitlyn et lui venaient tout juste de commencer à regarder la saison en cours. Jusqu’ici, ils ont écouté quatre saisons en rafale.

« La blague, c’est que tous les gars de l’Alberta adorent Survivor », a dit Kulak en riant. 

Kulak (Edmonton) et Kelly (Camrose) sont natifs de l’Alberta. O’Connor est né à Missouri City, au Texas, mais a grandi à Calgary. 

Même si ce ne sont pas tous les joueurs de l’Avalanche qui sont accrochés à cette émission, celle-ci fait partie de leur saison de hockey depuis longtemps. Landeskog et sa femme Melissa ont organisé une fête avec une thématique Survivor avant le début de la saison. 

« C’était très amusant, a lancé Landeskog. Ma femme et moi avions passé du temps dans l’organisation des équipes. Il y avait plusieurs nouveaux venus avec leurs femmes cette année, alors nous voulions vraiment mélanger les équipes (pour que tout le monde apprenne à se connaître). Même les couples avaient été divisés. 

« Nous avons aussi organisé une version suédoise. J’ai beaucoup regardé cette émission. Maintenant, je suis un peu pris au dépourvu comme tout le monde. Il y en a simplement trop (des versions différentes) pour tout suivre, mais Survivor est une des émissions que j’aime particulièrement. J’ai toujours dit que s’il y avait une émission à laquelle je voudrais participer quand j’aurai terminé de jouer au hockey, ce serait Survivor. »

Y avait-il des flambeaux lors de la fête chez les Landeskog?

« Il n’y en avait pas, mais nous étions séparées en quatre tribus pour nous affronter dans des épreuves », a répondu O’Connor. 

O’Connor a admis que son équipe avait terminé dernière, mais qu’il n’était plus certain de qui avait gagné. Kelly croit qu’il s’agit de la tribu de sa femme. 

« Ils ont été très bons dans le jeu-questionnaire une fois que tous les défis ont été terminés, s’est souvenu Kelly. Je me souviens qu’ils ont amassé beaucoup de points. Ma femme est échographiste et il y avait des questions de biologie. Elle avait les réponses. »

O’Connor croit qu’il ne serait pas un bon candidat à Survivor, car il devient trop fâché quand il a faim. « J’aurais de la difficulté avec le manque de nourriture, je deviendrais trop grognon. »

De son côté, Kelly estime qu’il serait plutôt un gars de défis qui excellerait quand les tribus et les joueurs participent à des compétitions pour l’immunité ou une récompense.

« Je n’aime pas avoir du sable sous les ongles ou me salir », a-t-il cependant admis.  

Il est persuadé que sa femme serait excellente dans cette téléréalité. 

« Je lui dis toujours qu’elle devrait soumettre sa candidature. Je pense qu’elle va postuler l’an prochain, a dit Kelly. Ce serait incroyable qu’elle soit choisie. »

Ça reste à voir. Pour le moment, les membres de l’Avalanche vont poursuivre leurs discussions de Survivor au cœur de leur propre réalité, soit celle de tenter de survivre en séries éliminatoires. 

« Le dernier survivant, a dit O’Connor. C’est à nous d’ajuster nos plans de match au fil de la série et de continuer à apporter notre jeu dans la bonne direction tout en tirant des leçons, en travaillant en équipe et en faisant ressortir le meilleur de chaque individu. »

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