BUFFALO – Zach Benson esquisse le petit sourire en coin qui fait sa renommée à travers la LNH, dès qu’on lui demande la recette qu’il emploie pour être en mesure de faire si facilement son chemin jusque dans la tête de ses adversaires.
On sait que ce sourire narquois est l’un des ingrédients utilisés par l’attaquant des Sabres de Buffalo. Mais la méthode est trop perfectionnée pour qu’elle ne se limite qu’à ça.
« J’ai toujours eu ça en moi », a répondu le jeune homme de 20 ans, mardi, à la veille du début de la série de deuxième tour face aux Canadiens de Montréal. « Même quand j’étais dans le hockey mineur. Mon objectif a toujours été d’emmerder les gens. »
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C’est un art qu’il maîtrise à la perfection, et qui l’amuse visiblement au plus haut point.
Après six matchs au premier tour, les joueurs des Bruins de Boston ne pouvaient manifestement plus le sentir. Il a d’ailleurs fait sortir Charlie McAvoy de ses gonds, l’incitant à commettre un geste qui lui vaudra probablement plusieurs matchs de suspension.
Le défenseur des Bruins lui a asséné un solide coup de hache et s’est rué sur lui après que Benson l’eut fait trébucher dans le coin de la zone. Pendant ce temps, la petite peste ne faisait que sourire.
« Je ne peux pas imaginer comment ça doit être frustrant de l’affronter, a souligné son compagnon de trio Josh Doan en riant. Il est fatigant, même à l’entraînement. Il est toujours premier sur la rondelle, il est dans ta face et il ne recule jamais. Tu peux le frapper cinq fois, il va revenir pour une sixième.
« Il ne concède pas un pouce. C’est certain que sa simple présence devient drainante et frustrante à gérer. Je suis bien heureux de jouer dans la même équipe que lui. »


















