BUFFALO – Rasmus Dahlin s’assoit à son casier dans le luxueux vestiaire des Sabres de Buffalo après un entraînement au KeyBank Center à la veille de ce premier match contre les Canadiens de Montréal au deuxième tour des séries. Le capitaine des Sabres a de grands yeux en regardant autour de lui. Ça grouille de monde.
Après une sécheresse de 14 ans, les Sabres ont enfin renoué avec le hockey des séries. Vainqueurs des Bruins de Boston en six matchs au premier tour, ils se retrouvent maintenant sur la route du CH au deuxième tour.
« C’est un sentiment assez fou, a dit Dahlin. Je joue au hockey pour cette raison. Je veux gagner. Je dirais qu’il s’agit d’un soulagement d’enfin vivre les séries. Il y a eu tellement d’années de frustrations. Mais nous y sommes finalement et nous nous retrouvons maintenant au deuxième tour. »
Premier de classe du repêchage de 2018, l’année de Jesperi Kotkaniemi (3e choix) à Montréal, Dahlin avait vécu des échecs à ses sept premières saisons à Buffalo. Sept fois, il est rentré chez lui bredouille. La huitième saison était finalement la bonne.
Le retour en séries des Sabres se fait ressentir un peu partout à Buffalo. Sur la route 33 au nord-ouest du centre-ville, une pancarte verte installée sur le bord de l’autoroute a pour titre : « Welcome to Lindy Ruffalo ».
« Je remarque les changements dans la ville de Buffalo, a affirmé Dahlin. Nous voyions les Bills connaître du succès, la ville se transformait aux couleurs de l’équipe pendant les séries de la NFL. C’est maintenant à notre tour. Buffalo est une ville de sports. Je vois des slogans un peu partout, il y a des gens qui décorent leurs maisons et leurs cours aux couleurs des Sabres. Et c’est la même chose avec les restaurants. La ville carbure aux Sabres. »
« Quand nous avons éliminé les Bruins, nous sommes rentrés à Buffalo à 1 h 30 dans la nuit. Et il y avait plusieurs partisans qui nous attendaient à l’aéroport à notre retour de Boston, a poursuivi le Suédois. J’ai de la misère à trouver les bons mots pour décrire l’amour des gens pour notre équipe. Nos partisans avaient patienté trop longtemps. »


















