RALEIGH, Caroline du Nord – « J’aurais dû marquer sur ce jeu. »
Travis Konecny avait la rondelle sur la lame de son bâton au milieu du territoire des Hurricanes de la Caroline, tout juste au-dessus des cercles.
L’ailier des Flyers de Philadelphie était seul devant le gardien des Hurricanes de la Caroline Frederik Andersen avec 4:45 à faire en prolongation.
Konecny a décoché un tir des poignets, croyant qu’il allait faire gagner les siens et égaler la série de deuxième tour.
Mais Andersen a touché à la rondelle avec son bouclier, et le jeu a continué.
« Nous avons bien joué ce soir, a dit Konecny. Comme je l’ai dit, j’aurais dû marquer sur ce jeu, et ç’aurait dû être terminé. Nous serions retournés à la maison avec une victoire. »
Les Flyers vont plutôt retourner à Philadelphie en tirant de l’arrière 2-0 dans la série, Taylor Hall ayant marqué avec 1:06 à faire en prolongation.
Le match no 3 aura lieu au Xfinity Mobile Arena jeudi. Ça donnera amplement le temps aux Flyers de repenser aux occasions ratées qui auraient pu leur permettre de retourner à la maison dans une situation bien différente.
Les Flyers ont connu le départ souhaité, mais ils ont été incapables de bâtir dessus. Ils ont obtenu sept jeux de puissance, mais ont marqué une seule fois. En prolongation, ils ont dominé les Hurricanes, menant 15-8 au chapitre des tirs.
« Mais au final, nous avons quand même perdu », a souligné le défenseur Travis Sanheim.
Tout avait pourtant si bien commencé. Les Flyers menaient 2-0 après 4:41 de jeu. Ils ont marqué deux fois en 39 secondes après avoir été incapables de marquer en première période dans chacun de leurs sept premiers matchs des séries éliminatoires.
Jamie Drysdale a ouvert la marque en avantage numérique à 4:02, puis à 4:41, Sean Couturier a doublé l’avance.
Cette première période a été aux antipodes de celle du match no 1, quand les Flyers avaient été dominés par les Hurricanes et leur échec avant agressif pour tirer de l’arrière 2-0 après seulement 7:30 de jeu.
« Nous avions un peu plus de jambes (dans le match no 2), a noté Sanheim. Nous étions plus rapides sur les rondelles, nous avons pris de meilleures décisions et nous étions plus agressifs en échec avant pour provoquer des revirements. Ça nous a permis de passer plus de temps dans leur zone et de générer des occasions de marquer. »
Le jeu de puissance n’a toutefois pas généré grand-chose, ne décochant que trois lancers en sept occasions. Les Flyers ont notamment décoché seulement un tir lors d’un avantage numérique en prolongation, quand Andrei Svechnikov a été puni pour avoir accroché à 6:29.
« Tu dois réussir à faire un jeu », a martelé l’entraîneur Rick Tocchet. « À trois occasions, si nous avions passé la rondelle par-dessus leur bâton, ç’aurait été un but facile. Tu dois parvenir à faire un jeu. […] Ç’a été bon de marquer deux buts rapidement. Nous avons obtenu des occasions, mais à quelques reprises, nous n’avons pas décoché de tir. Mais ça vient avec la confiance. Nous allons trouver des solutions. »
Les Flyers ont été dominés 2-0 sur la feuille de pointage et 33-18 au chapitre des tirs après avoir pris les devants, mais ils sont revenus à leur style de jeu en prolongation, obtenant 10 des 11 premiers lancers.
Lors de leur dernière prolongation en séries, un gain de 1-0 contre les Penguins de Pittsburgh dans le match no 6 au premier tour, les Flyers avaient été dominés. Cam York avait toutefois inscrit le but qui avait permis à Philadelphie d’éliminer les Penguins. Ç’a été tout le contraire lundi.
« Dans le vestiaire, nous nous sommes dit que nous avions déjà vécu ça, a raconté Konecny. Nous avions joué une prolongation pour aboutir ici. Il fallait donc être en confiance. Nous voulions faire des jeux avec la rondelle et nous soutenir les uns les autres s’il y avait des erreurs. »
Malgré toutes ces opportunités ratées, les Flyers croient qu’ils pourront bâtir sur les chances dont ils ont profité lorsque la série se transportera à Philadelphie.
« Nous avons toujours cru que nous pouvons rivaliser avec eux, a dit Drysdale. En saison régulière, nos affrontements ont été serrés. C’est malheureux de ne pas avoir gagné ce soir. Il y a assurément des éléments dont nous pouvons apprendre pour nous permettre de connaître du succès. Ça fait mal, mais nous avons quelques jours de pause pour nous regrouper et revenir en force à la maison. »



















