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RALEIGH – Les Hurricanes de la Caroline ont travaillé pendant huit saisons pour en arriver là. 

Ils ont cogné à la porte avec quatre présences en finale de l’Association de l’Est, la première survenant en 2019, à la première saison de Rod Brind’Amour à titre d’entraîneur-chef. 

Les Hurricanes ont enfin défoncé la porte vendredi, éliminant les Canadiens de Montréal avec une victoire de 6-1 dans le match no 5 pour atteindre la finale de la Coupe Stanley pour une première fois depuis 2006. 

Cette année-là, ils avaient remporté la Coupe Stanley pour la première fois de leur histoire, alors que Brind’Amour était le capitaine de l’équipe dans une finale contre les Oilers d’Edmonton qui a nécessité sept matchs. Cette fois, les Hurricanes se mesureront aux Golden Knights de Vegas à compter de mardi (20 h HE; ABC, SN, CBC, TVAS).

« C’est un long chemin ardu avec des hauts et des bas, a mentionné le capitaine Jordan Staal. Mais nous sommes tellement fiers du groupe que nous avons. Nous travaillons sans relâche et nous n’abandonnons jamais. »

La Caroline devra vaincre Vegas pour compléter sa quête d’un championnat, mais vendredi représentait l’occasion de prendre un moment pour apprécier le travail accompli jusqu’ici. Après avoir chassé la rouille au terme d’une pause de 11 jours et d’une défaite de 6-2 dans le match no 1, les Hurricanes n’ont laissé aucune chance aux Canadiens avec quatre victoires consécutives, dominant 16-5 au cumulatif du score. 

Comme ce fut le cas pour la majorité du parcours éliminatoire, le trio de Taylor Hall, Logan Stankoven et Jackson Blake a mené l’attaque vendredi, combinant huit points. Frederik Andersen s’est occupé du reste avec 23 arrêts pour accorder deux buts ou moins dans un 12e match des séries sur les 13 qu’il a joués.

Après des balayages aux dépens des Sénateurs d’Ottawa et des Flyers de Philadelphie dans les deux premières rondes, les Hurricanes sont devenus la première équipe de l’histoire à atteindre la finale de la Coupe Stanley en seulement 13 matchs depuis que la LNH a adopté un format de séries quatre de sept pour les quatre rondes en 1986-87. 

« Nous sommes ici pour aller jusqu’au bout et remporter la Coupe, n’est-ce pas? a lancé le centre Sebastian Aho. Mais en même temps, c’est le plus loin que nous nous sommes rendus. J’ai l’impression que c’est plutôt les gens à l’extérieur qui parlaient du fait que notre équipe n’était jamais en mesure de franchir la finale d’association. Au sein du vestiaire, nous étions très confiants en nos moyens. 

« C’est un sentiment incroyable de maintenant avoir la chance de jouer pour la Coupe. »

Aho, en compagnie de Staal, Andrei Svechnikov, Jordan Martinook et Jaccob Slavin, fait partie du groupe de cinq joueurs qui sont avec l’équipe depuis que Brind’Amour est devenu entraîneur, il y a huit ans. C’est maintenant facile de l’oublier, mais avant que Brind’Amour prenne les rênes de l’équipe le 8 mai 2018, la Caroline avait raté les séries éliminatoires pendant neuf saisons consécutives. 

Depuis, les Hurricanes ont participé au tournoi printanier chaque année, remportant au moins une série dans chacune des huit saisons. 

Cela inclut quatre parcours jusqu’en finale de l’Est, où ils n’avaient pas eu beaucoup de succès avant cette année. Ils ont été balayés par les Bruins de Boston en 2019 et par les Panthers de la Floride en 2023, puis n’ont signé qu’un seul gain, l’an dernier, à nouveau contre les Panthers. 

Les leçons apprises et les ajouts du défenseur K’Andre Miller et de l’attaquant Nikolaj Ehlers, l'été dernier, auront finalement aidé les Hurricanes à surmonter les obstacles. 

« Nous avons traversé des épreuves difficiles avec ce noyau, je ne mentirai pas. Ça faisait du bien de serrer Jordan et (Slavin) dans mes bras, a dit Aho. Nous sommes ici depuis longtemps et nous avons enfin la chance de jouer pour la Coupe. »

« C’est ce dont tu rêves quand tu es jeune, a ajouté Martinook. Avoir la chance de gagner la Coupe Stanley est, je pense, ce que chaque gars dans ce vestiaire a rêvé en étant jeune. Quand je jouais dehors, plus jeune, je me disais que je gagnais la Coupe Stanley. Maintenant, j’ai une réelle chance de le faire. »

Brind’Amour a joué en finale de la Coupe Stanley à trois reprises en tant que joueur. Il s’est retrouvé dans le camp des perdants avec les Flyers de Philadelphie en 1997 et avec les Hurricanes en 2002, avant de finalement soulever le trophée en 2006. Il apprécie maintenant tout le chemin parcouru pour enfin vivre ce moment avec Staal, Aho, Martinook, Svechnikov et Slavin.

« Comme entraîneur, je regarde ces gars aller chaque jour. Et personne n’est plus chanceux que moi de pouvoir compter sur eux, sur leur façon d’aborder les choses sur une base quotidienne depuis huit ans », a dit Brind’Amour, qui est devenu le premier à atteindre la finale de la Coupe Stanley à titre de capitaine et d’entraîneur d’une même équipe dans l’ère d’expansion (après 1968). 

« Et c’est encore plus long que ça, parce que j’ai aussi été entraîneur adjoint pendant longtemps avec ces gars-là. Je les ai vus évoluer et devenir d’excellents joueurs et des personnes incroyables. Alors je suis vraiment content pour eux. »

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