Dubois Deschambault

NASHVILLE - Beaucoup de poids a été retiré des épaules de Pierre-Luc Dubois mardi, alors qu'il a finalement été échangé par les Jets de Winnipeg aux Kings de Los Angeles, avec en poche un nouveau contrat de huit ans d'une valeur de 68 millions $.

L'attaquant québécois de 25 ans, que les Kings ont obtenu en retour des attaquants Gabriel Vilardi, Alex Iafallo et Rasmus Kupari ainsi qu'un choix de deuxième ronde au repêchage de 2024, avait encore de la difficulté à croire ce qui lui arrivait quelques heures après la transaction.

« C'est comme un rêve devenu réalité, a affirmé Dubois au cours d'une visioconférence. Avoir la chance de jouer pour cette organisation, d'évoluer avec des joueurs que j'admirais quand j'étais plus jeune, je crois que ce sera une expérience très plaisante.

« Mon rêve est de remporter la Coupe Stanley, et quand je regarde la formation de cette équipe, je pense que je vais avoir la chance de le faire. C'est quelque chose qui m'a enthousiasmé dès le départ quand j'ai vu que les Kings pouvaient être une option. »

À Los Angeles, Dubois va compléter une impressionnante ligne de centres avec Anze Kopitar et Philippe Danault. Le Québécois a affirmé que Kopitar était l'un de ses joueurs préférés quand il était enfant, et il a expliqué avoir une excellente relation avec Danault, qu'il considère comme l'un des joueurs les plus sous-estimés de la LNH.

Dubois, qui va toucher en moyenne 8,5 millions $ par saison, est persuadé que la présence de ces deux vétérans va l'aider à faire passer son jeu au prochain niveau.

« J'évolue dans cette ligue depuis six ans, mais il me reste encore beaucoup, beaucoup de choses à apprendre, a-t-il admis. Il s'agit d'une chance incroyable pour moi d'apprendre de ces deux gars-là, sur la glace, que ce soit offensivement, défensivement ou sur les mises en jeu, ou hors de la glace, en m'entraînant avec eux et en regardant sur quels détails ils travaillent. »

Avec cette transaction, Dubois tourne la page sur son passage dans l'organisation des Jets, avec qui il a passé les trois dernières saisons. Il a amassé un sommet en carrière de 63 points (27 buts, 36 passes) en 73 matchs avec Winnipeg cette saison avant d'ajouter quatre points en cinq matchs des séries éliminatoires.

S'il affirme n'avoir rien de négatif à dire sur l'organisation des Jets, il était clair dans son esprit qu'il n'allait pas prolonger son séjour dans la capitale manitobaine au-delà de la saison 2023-24, alors qu'il aurait pu devenir joueur autonome sans compensation.

Dubois allait devenir joueur autonome avec compensation le 1er juillet.

« Je voulais être le plus transparent possible dès le départ avec les Jets et leur dire quelles étaient mes intentions, a-t-il expliqué. À partir de là, nous avons travaillé ensemble afin d'obtenir ce dénouement.

« Je me suis engagé pour huit ans, c'est très long, mais il n'y a absolument aucun doute dans mon esprit que j'ai pris la bonne décision. »

Un intérêt pour Montréal

Afin de faciliter la tâche aux Jets de l'échanger, Dubois leur a fourni une liste d'équipes avec lesquelles il était prêt à accepter une prolongation de contrat à long terme.

Il n'a pas caché que les Canadiens de Montréal figuraient sur la liste des équipes auxquelles il aurait été ouvert à se joindre.

« Les Canadiens, comme tout le monde le sait, c'était une équipe qui m'intéressait, a raconté le natif de Ste-Agathe des Monts. Nous avons un peu discuté, mais quand je me suis demandé de quelle manière j'allais prendre ma décision, je me suis dit que je voulais aller avec l'équipe qui me voulait le plus. C'est ce sentiment-là que j'ai eu avec les Kings dès que j'ai su leurs intentions à mon endroit et leur plan. »

Nombreux étaient les partisans du CH qui voyaient le Québécois revêtir l'uniforme bleu-blanc-rouge dans un avenir rapproché. Et les clichés de Dubois en compagnie de joueurs du Tricolore - avec Cole Caufield au Grand Prix de Formule 1 de Montréal et avec David Savard à un match du CF Montréal - qui ont été diffusés sur les réseaux sociaux au cours des dernières semaines n'ont rien fait pour refroidir leurs ardeurs.

Dubois se doutait bien que ces photographies allaient faire jaser, mais assure ne pas avoir voulu alimenter la controverse.

Il a expliqué que, malgré la situation, il ne s'empêchait pas de vivre sa vie et de participer à des événements sociaux.

« David [Savard] est comme un comme un frère pour moi, a-t-il mentionné. Je voulais offrir un cadeau à sa famille en les amenant au match, son fils est un gros fan de soccer. Je savais un peu ce que ça allait provoquer, mais il n'y a pas grand-chose que je pouvais faire.

« Les gens se sont fait des idées, et à ce moment-là, c'était toujours possible que j'aboutisse à Montréal. Je ne voulais cependant pas créer de controverse avec ça. »