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Trop de relâchements pour le Lightning

Tampa Bay devra être beaucoup plus efficace en zone défensive, particulièrement contre le trio de Bergeron

par Dan Rosen @drosennhl / Journaliste principal NHL.com

TAMPA - Brad Marchand est allé au filet et s'est arrêté. L'attaquant du Lightning de Tampa Bay Tyler Johnson était directement à côté du vétéran des Bruins. Il n'a rien fait.

Avec une telle marge de manœuvre dans l'enclave, Marchand n'a eu qu'à placer son bâton sur la glace pour faire dévier le tir de Charlie McAvoy dans le filet et donner aux Bruins une avance de deux buts à 3:32 en troisième période samedi. Johnson semblait dégoûté alors qu'il retournait au banc.

C'était trop facile.

« C'est de ma faute, a dit Johnson à la suite de la défaite du Lightning 6-2 lors du match no 1 de la deuxième ronde de l'Association Est, qui avait lieu au Amalie Arena. J'ai fait un mauvais jeu. J'aurais dû être sur lui et je ne l'ai pas fait. C'est ma faute. »

Video: BOS@TBL, #1: Marchand redirige un tir dans le filet

Johnson a le courage de reconnaître sa faute, mais il s'agit là d'un seul des nombreux relâchements en zone défensive que le Lightning ne pouvait se permettre face au premier trio des Bruins, composé de Marchand, Patrice Bergeron et David Pastrnak, lors de ce match.

L'entraîneur-chef de Tampa Bay, Jon Cooper, a utilisé sa meilleure unité défensive - Johnson, Brayden Point au centre et Ondrej Palat à gauche - et aussi trois de ses meilleurs défenseurs en Anton Stralman, Ryan McDonagh et Victor Hedman, contre le premier trio des Bruins durant toute la partie. La tactique a échoué.

Ces six joueurs ont affiché un différentiel combiné de moins-20, dont moins-5 pour Point et moins-4 pour Stralman et Palat. Bergeron, Marchand et Pastrnak ont amassé 11 points, dont trois buts.

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Que le Lightning ait décoché 36 tirs contre 24, ou encore qu'il ait tenté 41 tirs de plus (78-37) que leurs adversaires, n'avait aucune importance. La plupart du temps, lorsque Boston a été en mesure d'entrer en zone offensive et d'obtenir une chance de marquer, la rondelle s'est retrouvée dans le filet, souvent à la suite d'un effondrement défensif de Tampa Bay.

« Ils ont marqué sur presque toutes les chances qu'ils ont obtenues, a soupiré Cooper. Et ce n'est pas la faute de notre gardien. »

Devant le filet du Lightning, Andrei Vasilevskiy a permis cinq buts sur 23 lancers, dont deux sur des tirs déviés, deux sur des tirs sur réception de Bergeron de l'enclave et un autre sur un tir de Rick Nash après qu'on lui ait donné trop d'espace pour travailler en zone offensive.

Jake DeBrusk a complété la marque dans un filet désert.

« On doit se battre beaucoup plus en zone défensive, a avoué Cooper. Pour tout l'effort que nous avons donné en zone offensive, si on peut faire de même en défensive, il y a certains de ces buts qui ne seraient pas rentrés. Je pense que c'était frustrant pour les gars, passer autant de temps en zone offensive sans être récompensé, alors que les Bruins ne faisaient que ça, être récompensé. Mais c'est la force de ce trio, ils réussissent leurs jeux. Quand tu crois que tu les as dans les câbles, ils peuvent te brûler. C'est ce qu'ils nous ont fait. »

Video: BOS@TBL, #1: Bergeron et Marchand s'unissent

Point, Palat, Johnson, Stralman, McDonagh et Hedman devraient avoir la chance de se reprendre face au trio de Bergeron lors du match no 2 de la série, lundi au Amalie Arena (19 h HE; NBCSN, CBC, TVAS). Cooper ne devrait pas envoyer d'autres éléments pour affronter le premier trio des Bruins, puisque les statistiques lui indiquent que ça ne vaudrait pas la peine.

« Je ne sais même pas s'ils ont obtenu 10 chances de marquer dans le match, a rappelé Cooper. Si on m'avait dit qu'on allait limiter les Bruins à si peu de tirs, et qu'on allait en obtenir autant, j'aurais dit que j'aime nos chances.

« Tout le monde peut avoir un relâchement dans certaines situations. Parfois, tu frappes un poteau, tu manques le filet, tu vois une de tes chances de marquer être bloquée en défensive ou encore, le gardien va faire un arrêt spectaculaire. Mais ce n'est jamais arrivé aux Bruins dans ce match, seulement à nous. C'est la vie. »

McDonagh, lui, avait un autre terme pour définir la situation.

« C'est un wakeup call », a-t-il dit.

Cette analyse, il la réservait particulièrement pour le trio de Bergeron.

« C'est du Hockey 101. Au final, il faut compétitionner et il faut que ce soit difficile de jouer contre nous. On devra tous démontrer plus de ténacité, et ce, peu importe qui se retrouve devant nous. »

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