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Une lame a failli tout faire dérailler

La malchance s'abat sur Tuukka Rask, qui a su se relever

par Nicolas Ducharme @nicolasducharme / Journaliste LNH.com

Après avoir connu une série de première ronde plutôt difficile face aux Maple Leafs de Toronto, Tuukka Rask n'avait certainement pas besoin que son équipement l'abandonne au beau milieu du premier match de la série de deuxième tour de l'Association Est face au Lightning de Tampa Bay. Malgré un bris de patin qui a coûté un but, le gardien finlandais a bien rebondi pour mener les Bruins de Boston à une victoire de 6-2.

La scène en a fait rigoler plusieurs, mais elle n'avait rien de drôle pour Rask. Avec moins de sept minutes à faire en deuxième période, le gardien a vu sa lame se détacher de son patin gauche. Presque incapable de se déplacer, Rask a interpellé les officiels à l'aide de cris et de larges signes pour les informer de la situation. Le coup de sifflet n'est jamais venu. Visiblement déconcentré, le gardien n'a pas été en mesure d'arrêter le tir frappé décoché de la ligne bleue par le défenseur Mikhail Sergachev, qui a ainsi réduit la marque à 3-2 en faveur des Bruins.

« Je l'ai su immédiatement que je n'avais plus de lame, a indiqué Rask. Dans ce cas, tes options sont soit de ne rien dire et essayer d'arrêter les rondelles, ou encore tenter de dire quelque chose tout en suivant la rondelle. J'ai choisi la deuxième option. »

Video: BOS@TBL, #1: Une malchance qui coûte cher à Rask

Après le but, Rask a récupéré sa lame pour la montrer aux officiels, avant de la lancer de toutes ses forces, en plus de piquer une sainte colère, comme il l'a fait à quelques occasions dans sa carrière avec les Bruins, mais aussi dans la Ligue américaine à Providence.

« Je ne l'ai pas lancée vers personne. Si je l'ai lancé vers quelqu'un, je m'excuse, mais je ne voulais pas. Tout ce que je voulais, c'est que tout le monde voit que ma lame était décrochée. »

Or, les officiels avaient raison de ne pas appeler un arrêt du jeu. Quelques minutes plus tard, la Ligue nationale de hockey a confirmé la décision, puisque selon le règlement 14,1, un arbitre peut siffler lorsque la sécurité du gardien est en jeu parce qu'il a perdu son masque. Les lames de patin, ou tout autre équipement, ne font toutefois pas partie de ce règlement.

« Les arbitres vont utiliser leur jugement, a indiqué le vice-président principal et directeur de la supervision des arbitres Stephen Walkom par courriel. Si Boston avait pris le contrôle de la rondelle, ils auraient arrêté le jeu, mais ils ne vont pas prendre une décision qui désavantage l'équipe adverse. »

Rask aurait pu retirer son masque, ou encore déloger le filet afin de provoquer un coup de sifflet, mais il aurait écopé d'une pénalité pour avoir retardé le jeu.

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Au banc des Bruins, l'entraîneur-chef Bruce Cassidy s'attendait lui aussi à ce que le jeu soit arrêté. En furie, Rask s'est présenté à son banc afin de discuter de la situation, avant de reprendre son calme.

« Il était correct. Comme tout le monde, il s'attendait à ce qu'il y ait un coup de sifflet. Il a été dans cette situation pendant 10 secondes, dont sept où il faisait des signes à l'arbitre. Nous étions perplexes. Mais la vie continue et nous en avons parlé durant l'intermission. Nous avions l'avance et il fallait jouer. »

Lors des sept matchs de première ronde face aux Maple Leafs de Toronto, Rask a affiché une moyenne de buts accordés de 2,94 et un pourcentage d'arrêts de ,899, ce qui le plaçait au dernier rang dans ces deux catégories parmi les gardiens toujours actifs ce printemps. Avec la pression de mieux faire, une telle malchance comme celle de perdre sa lame de patin au pire des moments aurait pu abattre le gardien de 31 ans.

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C'est tout le contraire qui s'est produit. Rask, n'a plus accordé un seul but, en plus d'effectuer un arrêt spectaculaire face à Ondrej Palat avec 54 secondes à faire en deuxième période. Lors du dernier vingt, il a effectué 11 arrêts, pour un total de 34, pendant que ses coéquipiers marquaient trois buts.

« Il a été très bon et il nous a beaucoup aidés au début du match quand on cherchait nos jambes. On n'exécutait pas très bien et le Lightning jouait mieux que nous.

« En séries, ton gardien doit être meilleur que l'autre et c'est ce qui s'est passé ce soir », a conclu Cassidy.

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