EAST MEADOW, État de New York – Brayden Schenn a besoin de sommeil.
« Je n’ai pas beaucoup dormi ces derniers jours », a avoué le nouveau venu des Islanders de New York jeudi.
Schenn, 34 ans, était encore le capitaine des Blues de St. Louis lorsqu’il s’est levé vendredi matin à San Jose. Il ignorait que quelques heures plus tard, dans la foulée de la date limite des transactions, il serait échangé à l’équipe qui séjournait dans le même hôtel que les Blues.
« On dispute 41 matchs à l’étranger par année et on ne croise que très, très, très rarement d’autres équipes dans un tel contexte. Et voilà qu’à la date limite des transactions, je change d’équipe, mais pas d’hôtel! »
Samedi, Schenn a disputé un premier match avec les Islanders, qui l’ont emporté 2-1 en prolongation contre les Sharks.
Trois jours plus tard, il était de retour à sa demeure de St. Louis avec sa femme et ses trois jeunes enfants alors que les Islanders affrontaient les Blues au Enterprise Center. Schenn et ses nouveaux coéquipiers sont venus de l’arrière pour l’emporter 4-3 en prolongation.
Schenn s’est envolé pour New York mercredi soir, mais son vol a été retardé. Il est arrivé à son hôtel à 1 h 15 du matin et s’est endormi à 2 h.
Moins de neuf heures plus tard, il était sur la patinoire du complexe d’entraînement des Islanders, au centre d’un trio avec Ondrej Palat et Mathew Barzal.
« Tout se passe si vite », a-t-il résumé avec justesse.
« Ce n’est pas facile », a renchéri son coéquipier Bo Horvat, lui-même échangé aux Islanders le 30 janvier 2023 après neuf saisons avec les Canucks de Vancouver. « On a eu une conversation sur la difficulté d’arriver dans une nouvelle équipe avec de nouveaux systèmes de jeu lorsque tu es loin de ta famille en plus. C’est encore plus difficile lorsque tu as de jeunes enfants. Il y a plusieurs facteurs personnels qui entrent en ligne de compte. Comme organisation et comme coéquipiers, nous essayons de le mettre à l’aise, le faire sentir bienvenu et s’assurer que la transition soit douce pour lui. »
Schenn habite dans une autre ville que St. Louis pour la première fois depuis 2017. Il est seul pour l’instant, mais sa femme et ses trois enfants devraient le rejoindre après le périple de trois matchs des Islanders dans l’Est canadien la semaine prochaine.
Sous contrat pour deux autres saisons, l’attaquant devrait s’acheter une propriété à Long Island. Mais c’est un dossier qu’il réglera cet été, lorsque la poussière sera retombée sur la saison 2025-26. En entendant, il sera locataire ailleurs dans la région.
« J’essaie d’organiser les choses pour que ma famille se joigne à moi le plus rapidement possible, a indiqué Schenn. Comme je disais, tout se passe vite, mais l’organisation des Islanders m’aide beaucoup. »
Toute la logistique relative à un changement d’adresse ne compte plus lorsque Schenn est dans le vestiaire des Islanders, le seul endroit où tout semble normal pour lui, et ce, même s’il a de nouveaux coéquipiers et qu’il est vêtu de nouvelles couleurs.
Son rôle dans sa nouvelle équipe sera essentiellement le même qu’à St. Louis, à l’exception qu’il n’aura pas de lettre sur son chandail pour l’instant.
« J’aime son efficacité aux cercles de mises en jeu », a souligné l’entraîneur-chef Patrick Roy. « J’aime son efficacité en infériorité numérique, et je crois qu’il est capable de bonnes choses en avantage numérique également. J’aime son leadership. Il a déjà pris (notre recrue Calum) Ritchie sous son aile. Il est bon sur 200 pieds. En plus, il a déjà remporté la Coupe Stanley. Ça peut nous aider dans l’éventualité où nous participons aux séries. »
Schenn a fait bonne impression à ses débuts avec les Islanders à San Jose. Alors que plusieurs joueurs des Sharks ciblaient le défenseur de 18 ans Matthew Schaefer depuis quelques minutes, le vétéran s’est rendu au banc adverse pendant un arrêt de jeu pour réclamer un arrêt des hostilités.
En entrevue jeudi, Schenn a minimisé l’envergure du moment, mais ses coéquipiers ont reconnu la valeur d’un tel geste.
« Brayden Schenn est l’une des meilleures personnes dans cette ligue, a soutenu Barzal. Dès le jour où il est arrivé, il s’est mis à faire des choses qui nous ont rapidement fait comprendre pourquoi il était capitaine. Des choses qui ne s’enseignent pas, mais qui sont innées en lui.
« Récemment, voyant le potentiel de notre avantage numérique, il nous a donné des conseils remontant à ses années à Philly, où le déploiement du jeu de puissance était similaire au nôtre. Et mardi, à St. Louis, nous avons tous vu à quel point il était respecté dans ce vestiaire et dans cette ville. Il est un humain de qualité. »
Imaginez donc l’impact qu’il exercera sur les Islanders lorsqu’il aura enfin eu une bonne nuit de sommeil. Un dossier à suivre dès vendredi, lorsqu’il disputera son premier match à domicile avec sa nouvelle équipe contre les Kings de Los Angeles (19 h HE; FDSNW, MSGSN, TVAS).
« Je l’ai dit lorsque j’ai été échangé : c’est toujours difficile d’être l’équipe visiteuse à Long Island, a conclu Schenn. Les Islanders jouent toujours de la bonne manière, les partisans sont toujours derrière l’équipe, la foule est bruyante… J’ai hâte de jouer au UBS Arena pour l’équipe locale et je suis heureux d’être à Long Island. »


















