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Eric Staal était à trois petites victoires de mettre un point final sur sa brillante carrière en remportant la Coupe Stanley avec les Canadiens de Montréal.

Cette chance bousillée par le Lightning de Tampa Bay, en juillet, voilà que le vétéran attaquant a l'occasion de remporter une deuxième médaille d'or olympique dans l'uniforme du Canada. Douze ans après sa première et seule participation, il arborera cette fois la lettre « C » sur son chandail.
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Hockey Canada a annoncé mardi que l'Ontarien de 37 ans agira à titre de capitaine et qu'il sera épaulé par deux adjoints québécois, l'attaquant David Desharnais et le défenseur Maxim Noreau, lorsque le tournoi se mettra en branle à Pékin, le 10 février.
« Ç'a été spécial de jouer pour les Canadiens et d'atteindre la finale, a indiqué Staal. J'aurais souhaité un résultat différent, mais nous n'avons pas pu finir le travail. Les derniers mois ont été différents. J'ai maintenant cette opportunité devant moi et je vais tout faire pour être à mon mieux pour cette équipe. »
La tâche qu'on lui confie ne risque pas de l'effrayer outre mesure. Il a été le capitaine des Hurricanes de la Caroline pendant sept saisons et a occupé ce même rôle avec l'équipe canadienne au Championnat du monde, en 2013.
Du point de vue de l'expérience, le membre du club de la triple couronne devrait bien s'en tirer. Avec ses 1293 matchs dans la LNH, sa participation olympique et ses trois présences au Championnat du monde derrière la cravate, Staal sait comment rallier les troupes dans des circonstances similaires.
« C'était assez évident qu'il serait nommé capitaine, a fait valoir Desharnais. Sa carrière, son pedigree, tout ce qui le concerne. Il sait ce que sont les Jeux olympiques, il a gagné la Coupe Stanley. C'est un bon gars et un bon leader. Nous savions tous que ce serait lui, et nous allons le suivre. »
Staal a déjà amorcé son travail auprès du groupe, qui poursuit sa préparation à Davos, en Suisse, depuis la semaine dernière. Même si l'équipe compte sur de nombreux joueurs ayant plusieurs années d'expérience dans le hockey professionnel, le rôle du capitaine sera important auprès des jeunes pousses.
L'état-major canadien a invité trois joueurs de 20 ans ou moins à joindre ses rangs - l'attaquant Mason McTavish (19 ans), le défenseur Owen Power (19) et le gardien québécois Devon Levi (20) - et ils ont tous le potentiel d'occuper des rôles importants dans les prochaines semaines.
« Dans l'équipe, Eric Staal et Jason Demers ont été très bons avec moi, et aussi avec les autres jeunes joueurs, a raconté Power. Ils se sont assurés qu'on se sente bien à l'aise au sein du groupe. »
« Je ne suis pas seul, c'est tout le groupe de leadership qui montre la voie à suivre, et ces gars n'ont pas tous une lettre sur leur chandail, a conclu Staal. Pour moi, ça ne change pas grand-chose. Je dois m'assurer que la chimie opère pour qu'on puisse être à notre mieux et rentrer à la maison avec l'or. »
Surprise
Si Noreau était en droit de s'attendre à une nomination au sein du groupe de leadership étant donné qu'il portait également un « A » lors des derniers Jeux olympiques, en 2018, Desharnais a avoué avoir été pris de court par cette annonce.
« C'est une énorme surprise pour moi, a admis l'ancien des Canadiens. Je suis vraiment content. Je mène par l'exemple, par ma façon de travailler, de m'entraîner et de me comporter tous les jours. Je ne parle pas beaucoup dans le vestiaire, mais sur la glace, je travaille fort et je me présente. »
« Je n'aimais pas jouer contre David quand il jouait à Montréal, a reconnu Staal. Il a toujours été difficile à affronter. Il a une bonne intelligence, son jeu est solide et il est à l'aise dans toutes les situations. »
Quant à Noreau, qui connaît une belle carrière en Suisse depuis 2011, il voudra s'assurer que cette édition de l'équipe canadienne fasse encore mieux que celle qui avait gagné le bronze aux derniers Jeux.
« Il faut gérer cette pression-là et se dire qu'on n'est pas seuls là-dedans, a-t-il expliqué. Nous sommes 25 joueurs et des extras. Ce n'est pas un gars qui va mener toute l'équipe. C'est quelque chose que j'ai compris après quelques matchs. Tu n'es pas obligé de prendre toute cette pression sur tes épaules. »