MILAN – Une crosse en France, un bâton au Canada. Deux mots pour définir un même objet. Mais peu importe la terminaison choisie, une belle histoire des Jeux olympiques de Milano Cortina 2026 impliquait justement un bâton de hockey du capitaine de l’équipe canadienne, Sidney Crosby.
Pendant la poignée de main après le revers de 10-2 de la France contre le Canada dimanche sur la patinoire du Santagiulia Arena, Julian Junca a pris son courage à deux mains poser une question à Crosby.
« Je lui ai demandé si je pouvais avoir son bâton. Au début, je me sentais mal à l’aise parce que je venais de l’affronter. Mais je me suis permis de lui demander. Il n’a pas eu de problème du tout de son côté.
« Et c’est lui qui l’a apporté jusque dans notre vestiaire. C’était encore plus loin! C’était franchement une belle expérience. Ça démontre toute sa classe.»
Crosby a donc apposé sa signature sur l’un de ses bâtons pour l’offrir en cadeau à Junca.
Pour ajouter un peu de romantisme à ce récit, Junca célébrait ses 28 ans le 15 février, jour du match entre les « Bleus » et les représentants de l’unifolié. Sur la glace, ce n’était toutefois pas jour de fête pour le gardien français. Il a rangé son masque après 40 minutes contre le Canada, donnant six buts sur 33 tirs.
Ironiquement, Crosby est celui qui a marqué le sixième et dernier but contre lui en fin de deuxième période.
Mais quand Junca parlera de ce match le Canada, il ne pensera pas aux six buts accordés et au but de Crosby contre lui. Il pensera plus à ce geste du numéro 87.
« Crosby représente le hockey en général, a mentionné Junca. Il a fait preuve de résilience pour tout ce qu’il a traversé au fil des ans. Même à son âge (38 ans), il veut encore être le meilleur sur la glace. En ce moment, il montre le chemin à suivre pour les jeunes, il fait rêver les gens et fait connaître le hockey. En France, quand on parle de Crosby, personne ne sait… Les gens qui suivent le hockey le connaissent et pour nous, il représente beaucoup. »
Un vidéo qui fait boule de neige
Au départ, le gardien français ne voulait pas raconter cette histoire au grand public. C’est ce qu’il a confirmé après l’élimination des siens en ronde de qualification. Dans la zone mixte immédiatement après le revers de 5-1 contre l’Allemagne, le numéro 33 a fait cette confidence.
« On m’a forcé à le dire, a-t-il répliqué en souriant. J’espère maintenant que la crosse arrivera à la maison et que je ne vais pas me la faire voler! Je ne voulais pas que ça se cache. »
Sur les réseaux sociaux, l’équipe de communication de la France a diffusé une vidéo où on voit Junca expliquer sa petite histoire au lendemain du match contre le Canada.


















