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Repêchage 2019 : Saison chargée pour Valentin Nussbaumer

L'attaquant suisse des Cataractes de Shawinigan a investi beaucoup de temps pour connaître une belle progression

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

En faisant le saut de la Suisse à la LHJMQ, Valentin Nussbaumer savait très bien que son adaptation au style de jeu nord-américain ne se ferait pas du jour au lendemain.

Malgré un tour du chapeau à son tout premier match dans l'uniforme des Cataractes de Shawinigan - un coup du destin, comme il le dit - l'attaquant suisse a dû prendre les bouchées doubles pendant les premiers mois de la campagne pour comprendre ce qu'il devait faire pour connaître du succès.

C'est à coup de rencontres avec son entraîneur Daniel Renaud et de longues séances vidéo que le jeune homme de 18 ans a finalement pris ses aises.

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« Ç'a été long, a-t-il lui-même admis. C'étaient de longues journées avec beaucoup d'analyse vidéo, beaucoup de rencontres. On prenait le temps qu'il fallait. Je devais vraiment voir les détails de notre système pour m'adapter à cette dimension de glace. 

« En Europe, quand tu as la rondelle et que tu vois qu'il n'y a pas de jeu qui se présente devant toi, tu renvoies la rondelle à tes défenseurs pour entrer en zone adverse avec la possession. Dan ne voulait que je crée de revirement ou que je prenne des risques en zone défensive ou en zone neutre, mais il m'a libéré en zone offensive.

« Les nombreuses heures passées avec lui ont porté leurs fruits. »

Renaud n'a pas ménagé les efforts avec son poulain, qui est maintenant considéré comme le 60e meilleur espoir nord-américain par le Bureau central de dépistage de la LNH en vue de prochain repêchage de la LNH.

Les Cataractes voyaient bien le potentiel en celui qu'ils avaient sélectionné au quatrième échelon du repêchage européen de la Ligue canadienne de hockey. Il suffisait d'investir en lui pour qu'il devienne peu à peu le joueur talentueux qu'ils avaient vu en lui.

« Son cas n'est pas différent de tout ce que j'avais vécu personnellement avec d'autres joueurs européens, a indiqué le pilote des Cataractes. C'est normal, ils ont passé leur vie sur une glace qui est plus large de 15 pieds.

« Notre travail c'est de préparer l'équipe, mais aussi de préparer chacun des individus à passer à l'autre étape. Tout le mérite lui revient. Il a été très réceptif à tout ce qu'on lui a montré depuis le début et c'est pour ça qu'il connaît une bonne progression. »

Cette progression s'est surtout accentuée au tournant du mois de décembre, quelques semaines avant qu'il ne mette le cap vers l'Ouest canadien pour rejoindre ses compatriotes en vue du Championnat mondial junior. À Vancouver, Nussbaumer a récolté deux buts et une aide en sept rencontres pour aider les Suisses à atteindre le match de la médaille de bronze, où ils ont baissé pavillon face aux Russes. 

Depuis son retour, il a amassé 17 points (neuf buts, huit aides) en 21 matchs comparativement à 18 points (sept buts, 11 aides) en première moitié de saison.

« Je suis revenu dans un état d'esprit différent, a-t-il expliqué. J'étais rempli d'un autre air, mais en prenant du recul, le mois avec l'équipe suisse a fait du bien. Même si c'était fatigant, ç'a rechargé mes batteries mentales. Je suis arrivé à Shawi et je voulais seulement prouver une autre facette de moi. »

Dernière ligne droite

Il reste maintenant seulement huit matchs à Nussbaumer et aux Cataractes pour tenter de prolonger leur saison. Ils occupent présentement la dernière position donnant accès aux séries, trois petits points devant les Sea Dogs de Saint-Jean, qui ont un match en main.

Malgré l'importance du moment et de chaque point disponible, le Suisse continue à se pencher sur d'autres aspects de son jeu. Nussbaumer produit convenablement au sein de l'une des pires attaques de la LHJMQ, mais il ne le fait pas nécessairement avec constance.

« On travaille beaucoup sur la constance dans son urgence, a expliqué Renaud. Tu vois des beaux flashs à l'intérieur d'un match et après tu vois des séquences où tu sens moins l'urgence. C'est la première fois qu'il joue 68 matchs et c'est un gros changement dans la manière dont tu approches le hockey mentalement.

« Je ne pense pas qu'il faut lui imposer une pression additionnelle et il ne se l'impose pas non plus. L'important, c'est qu'il continue à bâtir sur les éléments que nous travaillons pour continuer à progresser. C'est là qu'il va se rendre utile à l'équipe et augmenter nos chances de nous qualifier pour les séries. »

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